05/12/18

16:38 De la difficulté de choisir un jeu...
Figurez-vous, chers lecteurs, que j'ai gagné à un concours. Et pas n'importe quoi : un bon d'achat de 30€ sur une boutique en ligne possédant une quantité phénoménale de références.

Du coup, hop hop hop, je me suis mis au travail afin de savoir quel jeu choisir. J'ai envie d'un jeu auquel je puisse jouer régulièrement (donc pas forcément très long, si possible avec un mode solo et/ou un thème qui plaise à Madame) pour compléter une petite ludothèque pas bien grosse mais plutôt très efficace.

Allais-je privilégier des "vieux" jeu que je ne connais pas mais qui ont cartonné en leur temps ?
Dans cette catégorie, Terraforming Mars (Gagnant de l'As d'or Expert 2018, Gagnant du Deutscher SpielePreis 2017, Gagnant du Diana Jones Award for Excellence 2017, Gagnant du Cardboard Republic Architect Laurel 2016), Scythe (Gagnant de l'As d'or Expert 2017, Gagnant du Scelto dai Goblin 2017, Gagnant du Swiss Gamers Award 2016, Gagnant des Golden Geek Board Game of the Year / Golden Geek Best Thematic Board Game / Golden Geek Best Strategy Board Game / Golden Geek Best Solo Board Game / Golden Geek Best Board Game Artwork & Presentation 2016), Clans of Caledonia (une partie solo adorée sur Tabletopia) sont mes premiers choix.

Allais-je partir sur une mécanique de jeu qui est absente des jeux que je possède ?
Dans cette catégorie se dégagent deux sous-catégories : les jeux de collections avec Ex Libris et les jeux de deck-building avec Clank!, The big book of Madness, Hero Realms. Bien sûr il existe d'autres jeux avec ces mécaniques mais éliminés sur d'autres critères (graphisme, univers…).

Allais-je enfin craquer sur une des nouveautés de cet Essen 2018 ?
Dans cette catégorie, me font de l'œil Orbis, Reykholt, Architectes des royaumes de l'ouest, Solenia et Détective.

Afin de pouvoir mieux choisir, je commence par aller avec des amis dans un bar à jeux. Nous y jouons à Orbis : bon jeu, très agréable mais un thème un peu trop plaqué qui me fait penser qu'il ne sortira pas souvent à la maison… et comme en plus il ne se joue pas en solo, ça permet d'être presque sûr qu'il aura une courte durée de vie dans ma (petite) ludothèque.
Ensuite, j'invite un autre ami à aller à un Festival du jeu à côté de chez nous. Peu de tables dispos, du coup on commence par une partie d'…Orbis (l'avantage c'est qu'il s'explique assez vite et bien). Puis nous patientons et obtenons une table pour tester Clank! Dans l'espace!, version plus gamer que Clank!, dans un univers SF au lieu de médiéval-fantastique. Je trouve la partie un peu longue mais ultra plaisante. Vraiment. Renseignements pris, les cartes de factions n'existent pas dans la version initiale (c'est mal) et des petits trucs ont été ajoutés pour rendre le jeu moins court (c'est mal aussi). Le thème SF me parle beaucoup moins (voler un méchant dans un vaisseau spatial c'est moins parlant que de voler un dragon, non ?).

C'est donc avec ces éléments que je commence à impliquer Madame dans le choix, grâce aux Ludochrono. Ca va assez vite, les jeux avec des ressources sont vite éliminés

même s'ils ont l'air jolis, biens et que ça correspond bien à ce que tu aimes comme jeu

exit donc Architectes des royaumes de l'ouest, Solenia, Scythe (qui en plus est très cher), Terraforming Mars (qui je pense sera remplacé dans mes souhaits par Everdell s'il arrive un jour en français : son thème, ses illustrations me plaisent plus pour une même mécanique de construction de tableau). Seul Clans of Caledonia s'en sort grâce aux fromages et aux whiskys. Comme quoi la thématique d'un jeu peut faire la différence. La thématique, c'est également ce qui élimine Clank! à mon très grand regret, The big book of Madness et Hero Realms (mais aussi parce que ce qui m'intéresse beaucoup dans ce dernier ce sont les extensions pour y jouer seul ou en coop et pas juste en affrontement… extensions à ce jour non disponibles en français). Reykholt est finalement éliminé parce qu'il ressemble quand même pas mal à l'excellentissime Caverna (normal, c'est le même auteur). Détective quant à lui est éliminé car le fait que les scénarios de 2-3h soient liés et nécessitent plein de sessions rapprochées pour profiter pleinement de l'expérience ne cadre pas trop avec nos possibilités et emplois du temps…

Du coup, puisque vous êtes des lecteurs attentifs, vous savez que le jeu finalement acheté est…

Pour l'anecdote, j'ai fait une partie solo hier soir et je suis bien satisfait de mon choix, les 510 titres de livres traduits sont bons voire très bons, le jeu est agréable et juste casse-tête ce qu'il faut, c'est un petit bonheur.
Reste maintenant à choisir les jeux à mettre sur la liste au Père Noël.


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27/11/18

11:05 Vive les pacsés
: ) 

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18/10/18

19:36 My after work routine
Vous l'avez sûrement vu, les fameuses morning routine polluent internet. Mais si, comme ici ou . Bon, disons-le tout de go, je ne suis pas du matin. Alors tenter de me persuader qu'il faut que je me lève à 5h pour faire du yoga plutôt que de rester tranquillement à dormir dans une couette chaude et moelleuse, comment dire...

Par contre, j'ai une after work routine.
Chaque soir, lors de la débauche, j'utilise le temps de trajet pour téléphoner à mes parents. Alors évidemment, tous les jours, il n'y a pas forcément matière à discuter pendant des heures. Mais ce n'est pas le but. Le but, c'est d'avoir un petit moment privilégié à nous, pour prendre des nouvelles et simplement être ensemble, même à distance.
Ensuite, à peine rentré, c'est Fusionnette qui m'attend contre la barrière de sécurité en haut des escaliers, la secouant dès qu'elle me voit. Elle a un grand sourire, je la prends dans mes bras, elle me raconte un truc dans son propre langage indéchiffrable (je n'ai pas la Pierre de Rose-ette) et je lui fais un énorme câlin.

Ca dure une heure maximum. C'est un ensemble de tout petits riens. Mais ces petits riens ne dureront pas et je sais par avance que je les regretterai fortement lorsqu'ils disparaîtront. Alors j'en profite au maximum.
Parce que le bonheur, ce n'est que trois fois rien, après tout.

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23/09/18

20:45 Week-end gastronomique
Le week-end dernier (celui du 15-16), on s'est fait plaisir.
Samedi, Brunch comtois avec un gâteau de frayure réalisé par votre serviteur (avec en invités AnnEtRaf). Dimanche midi, assiettes du marché des Capu de Chez Jean-Mi & C.
Et une petite preuve en images.
  

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01/09/18

22:03 Un mois d'août doux et Doubs
Le mois d'août, c'est un peu le rendez-vous des amis sur Bordeaux. Et c'est aussi le mois de nos vacances.

Cette année, c'est Duncan qui a ouvert le bal dès le vendredi 3. Accompagné par ses deux enfants, c'est environ 24h que nous avons passé ensemble avant qu'ils ne repartent vers Soulac, ce qui nous a entre autres permis une petite visite au Lego Store pour le plus grand plaisir des petits.
Ensuite, ce sont les cyclistes Prof2Fizik et popisdead qui lundi 6 bouclaient leur randonnée vélo (assez costaude la rando, surtout avec la canicule) sur Bordeaux. Après un pique-nique sur les quais rive droite (là où on voit le mieux la rive gauche), petit passage au miroir d'eau et glaces. Une soirée bien trop courte.
Le lendemain, repas avec Michel23 et sa famille étendue. Arrivés la veille pour célébrer une naissance, un gros barbecue pour une soirée réussie.
Léger répit puis on remet ça le 11 et le 12 avec les mêmes mais dans un autre lieu, chez AnnéRaf.

Enfin viennent nos vacances et c'est le 21 que nous nous lançons dans notre première grande aventure avec Fusionnette : la traversée de la France d'Ouest en Est. On avait prévu de couper le trajet, donc première étape jusque Roanne (et une pensée pour Junko qui n'habite pas si loin) avec une pause à Guéret sur une base de loisirs nautique pour un pique nique et une pause fraîcheur bienvenue. Le lendemain, arrivée au gite (super gite, malgré pas mal de piqûres) après un repas de midi chez Michel23.
Le 23 et le 24, c'est Titna et sa famille qui nous ont rejoint : pataugeoires pour les petites, partie de Dixit, piano, guitare (le gite était bien équipé)... et marché comtois à Belvoir.
Le 25, grosse fête de famille qui était le prétexte premier à notre venue (pensez donc : 60 ans plus 40 ans de mariage plus départ en retraite !).
Le 26, c'est Michel23 que l'on reçoit, après avoir visité le Site des nains (je vous laisse chercher plus d'informations sur ce lieu, ça vaut le coup).
Le 27, cette fois on se déplace (et pas pour rien) : repas chez l'un, visite chez l'autre et c'est chargés de jambon cru, pêches de vigne et autres pommes que l'on rentre.
Le 28, journée tranquille, préparation des valises, visite aux absents éternels et achats locaux (Comté, morbier, cancoillotte (ail et savagnin), tomme à l'ail des ours, vin d'Arbois, Mortuacienne, chocolat suisse, saucisse sèche...).
Le 29, retour. Egalement coupé en deux : nuit passée au fin fond de l’Auvergne, dans un gite très étrange et un peu glauque : comme si son propriétaire était décédé il y a peu et que c'était loué en l'état depuis. On ajoute plein d’arômes artificiels type vanille pour masquer les odeurs de WCs, des fenêtres que d'un côté du bâtiment pour une ambiance sombre et on a un endroit qui donne vite envie de partir le lendemain matin.
Enfin, le 30, arrivée à Bordeaux après un passage familial sur Périgueux.
Ouf.

Maintenant, place à la rentrée, surtout celle que j'attends le plus : la littéraire en BDs.

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09/08/18

12:12 Ce top 3 des piscines de Bordeaux Métropole va vous surprendre...
...puisque l'auteur n'en a visité que 3. Bon, après, ça n'empêche pas de faire un classement.

  1. Piscine du Grand Parc
  2. : la pataugeoire pour les bébés de 10cm à 40cm, le bassin ludique avec courant et la propreté.
    : pas de sauna, spa...


  3. Stade Nautique de Pessac
  4. : l'espace extérieur avec toboggans et bassin à vague, l'espace intérieur avec sauna, hammam et jacuzzi.
    : tarif élevé.


  5. Piscine Judaïque
  6. : la piscine est semi-couverte.
    : vétuste.



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22/07/18

23:59 Lettre à Elise Fusionnette
Ce post est antidaté parce que c'est compliqué de bloguer pile au moment où on aimerait le faire.


Mon amour d'amour,


Je t'écris cette lettre parce que de cette journée d'anniversaire, tu n'auras que des photos pour t'en souvenir. Et qu'un peu de contexte c'est bien aussi. Et puis, je trouve un peu dommage que tu ne puisses pas te souvenir des étoiles que tu as eu dans les yeux ce jour-là.


Pour ton anniversaire, avec ta maman nous voulions faire quelque chose de spécial, parce que tu es quelqu'un de très spécial à nos yeux. Alors nous avons loué un gite à Castelmoron d'Albret, qui était à l'époque la plus petite commune de France. C'était à une heure de route de la maison, tu as dormi une grande partie du trajet, tu es tellement mignonne quand tu dors... mais je m'égare (un peu comme pour notre trajet retour qui aura duré 4h). Donc dans ce charmant village médiéval rempli de fleurs (ta mamie a adoré), un couple de potiers avaient le gite que nous avons loué quelques jours, le temps d'explorer un peu les environs, faire quelques balades dans le porte-bébé dans la nature...


Le jour J qui tombait un dimanche cette année-là, ton papa a été chercher Papy et Mamie à la gare, tandis que Manou et Pali arrivaient en voiture avec ta cousine au prénom un peu improbable et ton arrière grand-mère. Laquelle t'a chanté des chansons sous tes applaudissements ravis, c'était vraiment chouette. Nous avons mangé un pique-nique d'anniversaire et tu as eu droit à un fraisier spécial de ta maman tandis que nous mangions un fraisier de pâtissier. Lorsqu'on a approché la bougie de toi pour que tu la souffles, tu voulais attraper la flamme avec tes petites mains... Ta cousine t'a aidé à souffler la bougie puis à déballer tes nombreux cadeaux.


Après le repas, nous sommes allés au salon de thé où tu as commencé à piquer du nez. Après ta sieste, nous avons fait un goûter dans un petit square où ta cousine a trouvé une cache de géocaching. Elle était toute fière d'avoir trouvé un trésor ! Puis tout le monde est rentré chez lui, heureux.


C'était vraiment une super journée. J'espère que tes futurs anniversaires seront aussi bien et que tu en auras de merveilleux souvenirs, tout comme moi j'en ai des miens. Je t'embrasse très fort mon petit cœur.


Ton papa qui t'aime



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20/06/18

21:16 La Rochelle
Ça fait un bon moment que je dois vous parler de notre voyage à La Rochelle effectué mi-mai, grosse découverte pour moi (et pour Fusionnette). Au menu, premier voyage en bateau, premier manège, découverte des Minimes, de la plage, de l’île de Ré... Mais comme ça remonte à plus d'un mois, que je n'ai pas trop le temps ni le déroulé exact encore en tête, je vous laisse avec une photo.

La Rochelle, mai 2018

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07/06/18

08:17 Pierre blanche
Fusionnette a dormi sans interruption de 21h à 7h20.

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22/04/18

22:42 La crinière du lion vous a donné le coeur...
Vendredi, 19h. Ca fait maintenant deux jours que ma petite puce a de la fièvre. Elle n'a pas vomi de la journée, ce qui change de la précédente. Le week-end s'annonce compliqué.
Tandis que je lui administre du pivalone, j'entends soudain les Pacemakers. Surprenant en plein centre de Bordeaux. De diou. Mais c'est pas de dehors que ça vient. C'est de chez moi !
Quels sont les personnes assez timbrées pour venir chanter Allez Sochaux sous mon nez avec ma petite Fusionnette malade dans les bras ? Ben les amis pardi !
Ca faisait des lustres que j'espérais un anniversaire surprise. J'avoue, là, pour le coup, la surprise fut totale. Un anniversaire avec un bout de chou à 39°, fallait oser. En plus, outre le vin, le chant, les bières et la bonne humeur, j'ai reçu Paper Tales (coucou Izo).
Bref, une excellente soirée.
Et le cadeau final fut la guérison de Fusionnette le lendemain.
J'adore les surprises. Surtout les bonnes comme ça.

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04/04/18

21:04 Bizarrerie anatomique
Les pleurs de ton bébé te vrillent d'abord le cœur. Les tympans viennent après.

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15/03/18

20:42 Angoulême 2018
Tradition de fin janvier début février premier tiers de l'année oblige, voici le post spécial post-Angoulême. Cette année, j'ai décidé de passer le samedi avec Fusionnette. Donc je ne me suis rendu que le vendredi et le dimanche à Angoulême. J'ai eu l'impression qu'il y avait moins de monde qu'à l'accoutumée, mais ce n'est qu'une impression. Comme l'année dernière, je vais mettre un peu plus en avant le livre dédicacé et la rencontre via une petite anecdote.


Vendredi, journée remplie avec beaucoup d'attente dans les files et peu d'à côté. En même temps, en étant présent que deux jours, mon plan de bataille était le suivant : dédicaces le vendredi, expos le dimanche.


Et on commence avec... une erreur dans mon planning. J'avais noté une dédicace l'après-midi (15h-17h) alors que c'était le matin. Personne dans la file d'attente, mon exemplaire à dédicacer est dans mon coffre de voiture mais pas grave : je vais faire dédicacer le tome 4 (qui est le premier tome d'une trilogie, tout comme le tome 1 et le sera le tome 7).
Le livre : Naguère, les étoiles est comme son nom l'indique une parodie de La guerre des étoiles. L'action est transposée au moyen-âge. Le scénariste et le dessinateur s'en donnent à coeur joie pour nommer leurs personnages, c'est un moment de lecture très drôle et plaisant.
L'anecdote : bien que résolus à faire autant de tomes que de films Star Wars dans la lignée principale, les scénaristes et auteurs ont décidé de ne pas se lancer dans les spin-off. Parce que les spin-off, c'est bien mais le jour où sortira un film sur l'adolescence des Ewoks, on sera peut-être arrivé au bout du bout... Sinon, en bas à gauche de la dédicace se trouve un petit Jean-Michel Jarjar, petit cadeau bonus lorsque j'ai indiqué mon prénom.


Naguère les étoiles tome 4 - Rudy Spiessert et Hervé Bourhis Dédicace de Rudy Spiessert



On continue avec un de mes auteurs de BD préféré. Curieusement, il n'y avait pas de file d'attente pour lui et lorsque j'ai commencé à en créer une, on m'a dit de ne pas le faire. Apparemment il y avait des consignes pour éviter les pré-files d'attente. J'ai donc été très attentif aux formations de files et bien m'en a pris : on m'avait promis "presque personne", une douzaine de gens attendaient lorsque je suis parti avec ma dédicace...
Le livre : La balade nationale est le premier tome d'une série racontant l'histoire de France en bande dessinée. Comme c'est une co-édition signée La revue dessinée, j'ai toute confiance dans le résultat. Ce premier tome est l'occasion de sillonner la France en compagnie de personnages de l'histoire de France (Jeanne d'Arc, Marie Curie, Molière, Alexandre Dumas (père), Pétain...) et de faire voler quelques idées reçues en éclat. C'est drôle, c'est instructif, c'est une réussite.
L'anecdote : Etienne Davodeau ne signe que le premier album de cette série. Il travaille actuellement avec Joub et un autre ami sur un album traitant des cinquantenaires qui devrait paraitre chez Futuropolis.


La balade nationale tome 1 - Etienne Davodeau Dédicace d'Etienne Davodeau



Ayant bien avancé sur mon planning du matin, je me retrouve face au problème suivant : toutes les autres séances de dédicaces ont une file d'attente imposante et plus aucune dédicace n'est prévue dans l'heure et demie qui vient. C'est donc le moment idéal pour visiter l'exposition consacrée à Naoki Urasawa. Ensuite, direction un polar SF scénarisé par Cyril Pedrosa (bien connu pour ses récits autobiographiques tel Portugal).
Le livre : Sérum raconte l'histoire d'un homme à qui on a inoculé un sérum de vérité. Incapable de mentir, il va devoir survivre dans un pays (la France) où petit à petit on découvre qu'un régime totalitaire et flippant s'est instauré.
L'anecdote : Cyril Pedrosa recherchait un dessinateur avec un trait plus sombre pour dessiner cette histoire. Nicolas Gaignard travaille désormais sur un nouvel album qui n'aura "rien à voir" avec celui-ci.


Sérum - Nicolas Gaignard et Cyril Pedrosa Dédicace de Nicolas Gaignard



Changement de sujet avec un livre avec lequel on ne va pas beaucoup rigoler, mais qui fait partie des indispensables de cette année.
Le livre : Petite maman nous raconte l'histoire d'une petite fille dont la maman âgée de 15 ans lors de sa naissance a du mal à faire face. Et comme le malheur attire le malheur, la mère s'éprend d'un homme maltraitant. Non, on est pas là pour rigoler.
L'anecdote : Halim souffrait du dos lors de cette dédicace. J'espère que ça va mieux. Halim s'est inspiré de l'histoire de Marina Sabatier pour écrire cette BD.


Petite maman - Halim Dédicace de Halim



Un peu plus de légèreté maintenant avec un passage sur le stand des éditeurs indépendants pour une série de 3 dédicaces. Un peu seulement, parce que la première oeuvre dédicacée est assez triste.
Le livre : La tristesse de l'éléphant est comme son nom l'indique, une histoire triste maintes fois primée à raison. Triste mais magnifique, tant pour le dessin tout en crayons de couleur que pour le récit. Ce dernier parle d'un petit orphelin qui trouve refuge au cirque, le temps que ce dernier reste dans sa ville. Tous les ans, le cirque passe et le garçon s'évade... jusqu'au moment où il rencontre une des artistes. Je n'en dis pas plus, allez le lire !
L'anecdote : Nina Jacqmin et Nicolas Antona ont prévu de retravailler ensemble, mais pas tout de suite, et pour un album qui sera très différent. C'est aussi pour que les attentes ne soient pas trop orientées sur un récit semblable qu'ils reportent leur future collaboration. En attendant, Nina Jacqmin travaille actuellement sur l'adaptation d'un livre.


La tristesse de l'éléphant -  Nina Jacqmin et Nicolas Antona Dédicace de Nina Jacqmin



On continue avec un auteur découvert (et apprécié) l'an passé : Michele Zerocalcare.
Le livre : Oublie mon nom raconte le décès de la grand-mère de l'auteur et comment faire face. Ca reste du Zerocalcare, avec énormément de références pop culture. Cet auteur est un peu le Boulet italien, pour vous donner une idée.
L'anecdote : Oublie mon nom fait suite en France à Kobane calling. Or chronologiquement, c'est l'ordre inverse. Le futur livre de Zerocalcare sera publié en même temps en France et en Italie, ce qui devrait rassurer les lecteurs (non, l'auteur ne dessine pas plus mal avec le temps, c'est l'inverse).


Oublie mon nom - Michele Zerocalcare Dédicace de Michele Zerocalcare



On termine sur le stand des éditeurs indépendants avec un livre emprunté à la bibliothèque, beaucoup aimé et qui figurait dans ma liste "à acheter un jour". Il faut dire que je suis avec beaucoup d'attention la production de sa dessinatrice depuis L'apocalypse selon Magda.
Le livre : c'est une histoire vraie, son histoire, qu'Ingrid Chabbert a confié à Carole Maurel. Celle d'une femme qui attend avec sa compagne un enfant... qui ne viendra pas. Un sujet délicat traité avec beaucoup de justesse et de tendresse. Magnifique.
L'anecdote : les deux auteures ont travaillé ensmble ensuite pour adapter En attendant Bojangles. Actuellement Carole Maurel travaille sur un diptique dans un univers post apocalyptique (tel que celui de Divergente par exemple). Hâte ! C'était la première dédicace de Carole Maurel en 2018 et... était signée "2017".


Ecumes - Carole Maurel et Ingrid Chabbert Dédicace de Carole Maurel



Retour au stand des gros éditeurs pour terminer la journée en beauté.
Le livre : Docteur Radar raconte l'histoire d'un méchant, un vrai super vilain qui fait froid dans le dos. Dans ce tome, sa maitresse s'évade de prison. Encore un coup de Dr Radar ? Sans trop vouloir spoiler, la réponse semble évidente...
L'anecdote : Dr Radar est tiré d'un feuilleton radiophonique, l'auteur a donc encore de la matière pour 6 à 8 albums. Mais entre chaque tome, il se consacre à un autre projet.


Dr Radar, tome 2 - Frédéric Bézian Dédicace de Frédéric Bézian



Enfin, rencontre avec une auteure que j'apprécie depuis de longues années et dont la façon de dessiner les cheveux m'a longtemps évoqué Franquin (c'est moins vrai maintenant) : Anne-Lise Nalin.
Le livre : Journal d'un enfant de lune traite d'une maladie héréditaire génétique rare, celle des "enfants de la lune" (Xeroderma pigmentosum). En effet, ces derniers ne supportent pas les rayons ultra violets du soleil et doivent plutôt vivre la nuit. Cet album est réalisé en partenariat avec une association. Le scénariste n'est autre que Joris Chamblain, déjà à l'oeuvre sur Les carnets de Cerise.
L'anecdote : j'espère qu'Anne-Lise aura récupéré les clés de son appartement sans encombre... Sinon une suite est prévue, mais difficile à écrire (le contenu prévisionnel n'étant pas joyeux, la forte demande de la part des enfants de l'association est difficile à gérer). Un tome trois se déroulant en partie en Tunisie, pays très touché par cette maladie est également à l'étude. Ce tome s'annonce très ambitieux avec un contenu très dense. Là encore, hâte de pouvoir un jour le lire !


Journal d'un enfant de lune - Anne-Lise Nalin et Joris Chamblain Dédicace d'Anne-Lise Nalin et Joris Chamblain



Après une journée passée avec Fusionnette, il est temps de reprendre la route d'Angoulême, cette fois avec l'ami Abrutim. Pour rappel, le dimanche, c'est le jour où il faut bien se résoudre à ne pas acheter tout ce qu'on voudrait même si les dédicaces sont possibles et à aller voir les différentes expositions.


Première dédicace avec un livre qui aurait pu repartir avec le fauve du meilleur album : Ces jours qui disparaissent.
Le livre : Lubin est artiste de cirque. Suite à une chute lors d'une répétition d'un numéro, il se cocgne la tête. Rien de grave. Sauf que le lendemain, il découvre qu'un jour complet s'est écoulé, journée dont il n'a aucun souvenir. Et le surlendemain, pareil. Lubin ne vit plus qu'un jour sur deux. Qui vit avec lui l'autre partie du temps ? Le sujet aurait pu être casse-gueule, se conclure par "tout ceci n'était qu'un rêve" mais en fait, non, tout est logique et bien construit. Pas étonnant donc que cette bande dessinnée ait déjà remporté de nombreux prix.
L'anecdote : Timothé était ravi de l'accueil fait à son livre, d'autant plus qu'il venait de signer les droits pour une parution à l'étranger. Bravo, c'est amplement mérité !


Ces jours qui disparaissent - Timothé Le Boucher Dédicace de Timothé Le Boucher



Direction enuite l'un de mes coups de coeur absolu de l'année, pour un livre jeunesse qui vous ramène des années en arrière, doté d'une héroïne au caractère bien trempé et extrêmement touchante.
Le livre : Momo est une petite fille de 5 ans qui n'aime pas voir son papa partir au large pour aller travailler. Alors elle reste avec sa grand-mère, sans oublier de lui faire les 400 coups. Et puis il y a la bande des garçons un peu bêtes. Et puis il y a Françoise, cette grande qui n'a pas peur des garçons. Et puis...
L'anecdote : l'histoire se déroule en Normandie. Mais en Normandie ou aux Antilles, finalement, les enfants font un peu toujours les mêmes bêtises. Jonathan Garnier, par ailleurs à l'oeuvre sur Bergères guerrières admet avoir été un peu fort sur le cliffhanger de la fin du tome 1. Il n'est pas impossible que Momo ne perdure pas encore un peu, les auteurs semblent assez sollicités en ce sens et ça ne serait pas pour me déplaire, bien au contraire !


Momo - Rony Hotin et Jonathan Garnier Dédicace de Rony Hotin Dédicace de Jonathan Garnier



Vendredi, la file d'attente ne désemplissait pas pour ce livre auréolé du prix Fnac. Dimanche, personne ! Vite, sautons sur l'occasion !
Le livre : Betty Boob est une histoire pratiquement muette. Muette mais fort colorée, abordant l'après cancer du sein avec une approche burlesque et poignante. Loin des clichés et de la tristesse qui semble inhérante au thème abordé, nous sommes ici touchés en pleine poitrine par cette fable survitaminée. A lire !
L'anecdote : Julie Rocheleau habite Montréal. Et apparemment, il vaut mieux vivre à Québec qu'à Montréal pour faire de la bande dessinée.


Betty Boob - Julie Rocheleau et Véronique Cazot Dédicace de Julie Rocheleau



Enfin, comme tous les ans, une dédicace de Boulet. Hé bien non. Cette année, au lieu de cette dédicace, repas avec Abrutim au Chat noir où nous avons (peut-être) croisé Naoki Urasawa. Ou pas. Puis visite des expositions consacrées à Osamu Tezuka et Marion Montaigne. Mais d'abord, retour sur l'exposition Naoki Urasawa vue vendredi.


J'adore Naoki Urasawa. Je l'ai découvert avec Monster. J'ai depuis acheté toutes ses créations parues (20th century boys, Billy Bat bien sûr, mais également Pluto, Happy!, Master Keaton... et même Pineapple Army, déniché à Strasbourg). L'exposition mettait en avant les planches originales des premiers chapitres de chacune de ses oeuvres, y compris la future Mujirushi, le signe des rêves (en collaboration avec Futuropolis et Le Louvre, sortie prévue en 2018 ) et Yawara! que je ne connaissais pas. En plus y figurait une vidéo de l'auteur en plein travail et expliquant les choix effectués pour la réalisation de l'exposition. En tant que fan, j'ai été comblé ! (Nettement moins quand j'ai réalisé dimanche après-midi qu'il dédicaçait également, mais vu le timing alloué et la file d'attente légitime, je n'ai pas de regrets).


Exposition Urasawa Exposition Urasawa Exposition Urasawa Exposition Urasawa Exposition Urasawa Exposition Urasawa Exposition Urasawa Exposition Urasawa Exposition Urasawa Exposition Urasawa Exposition Urasawa Exposition Urasawa Exposition Urasawa



La seconde exposition vue était la première du dimanche. Et ce fut une grosse claque. Osamu Tezuka est surnommé le Dieu du manga au Japon, on comprend mieux pourquoi en visitant l'exposition lui étant consacrée. De lui, outre Astro Boy, je connaissais L'histoire des 3 Adolf et Le roi Léo car ce dernier a inspiré le film Le roi Lion de Disney. Lors de l'exposition, j'ai donc découvert un auteur qui n'a cessé de se réinventer, de produire des oeuvres allant d'un peu naïves au début de sa carrière à très sombres par la suite, ayant une maitrise incroyable du découpage et effectuant des plans et des cassages de grille formidables. J'ai depuis commencé à emprunter certaines de ses oeuvres à la bibliothèque, tellement cette exposition m'a donné envie d'en découvrir davantage.


Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka



La dernière exposition vue était consacrée à Marion Montaigne. Là encore, auteure que j'adore. Je l'ai découverte avec son blog. Et puis il y a eu les dédicaces (2010, 2012, 2014 et 2015 (et une non bloguée en 2017)). Autant dire que j'étais au taquet avant l'exposition. Mais passer après celle de Tezuka est difficile. Alors il y avait bien des extraits de la série vidéo Tu mourras moins bête, une vidéo expliquant le processus créatif pour le blog, des originaux du blog, des originaux de Dans la combi de Thomas Pesquet, des objets liés à cette dernière parution, des livres conseillés par Marion... L'expo n'en restait pas moins très (trop) courte, trop vite vue. Dommage.


Exposition Montaigne Exposition Montaigne Exposition Montaigne Exposition Montaigne Exposition Montaigne Exposition Montaigne Exposition Montaigne Exposition Montaigne



Pour vous donner une idée de ce qu'a vécu l'ami Abrutim, il suffit de regarder la vidéo ci-dessous :





Evidemment, tous les livres mentionnés ici sont de chaudes recommandations de lecture (même ceux que je n'ai pas encore lu ont été primé ou ont reçu suffisamment de critiques positives pour être considérés comme des valeurs sûres). Je ne patiente pas quelques heures juste pour le plaisir, mais parce que ces livres m'ont plu assez pour souhaiter échanger (voire ré-échanger) avec l'auteur.


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05/11/17

22:30 Voici le faire-part auquel vous avez échappé...
N'oubliez pas de tourner les pages...


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29/10/17

22:34 I know it's only rock'n'roll but I like Keith
Retour chronologique sur 2 jours marquants de cette semaine. Les plus avertis auront deviné rien qu'au titre de quoi ça va parler.

Mercredi 25/10 :
12h17 : passage du bus que je devais prendre juste devant mes yeux.
12h19 : appel à un collègue pour qu'il me prenne un sandwich pour le train.
12h27 : départ dans le bus.
12h38 : arrivée à la gare.
12h45 : arrivée au point de ralliement.
12h57 : montée dans le train.
13h12 : heure de départ théorique du train. Il ne bouge pas.
13h37 : départ du train.
16h20 : arrivée du train avec 29 minutes de retard. C'est pas à partir de 30 minutes de retard qu'il y a compensation ?
16h25 : recherche d'Alexandru, le chauffeur du bus.
16h45 : montée dans le bus d'Alexandru.
17h15 : deuxième tour de bus devant les Invalides, des policiers réglant la circulation en dépit des indications du GPS.
18h20 : arrivée à l’hôtel et découverte de mes compagnons de chambrée : le collègue joueur, le vieux collègue et le petit collègue jeune sympathique.
18h30 : départ pour la U Arena.
19h05 : arrivée dans les loges. La boisson est déjà à discrétion. Le buffet est plutôt famélique.
19h15 : speech du big boss.
19h20 : fin du speech.
21h06 : début du concert des Rolling Stones.
21h07 : Sympathy for the devil.
21h12 : It's only Rock'n'Roll (But I like it).
21h46 : You can't always get what you want.
21h54 : Paint it Black.
22h18 : Miss you.
22h53 : Jumpin' Jack Flash.
23h08 : (I Can't Get No) Satisfaction.
23h15 : fin du concert. Pas de Angie.
23h20 : mise en place du DJ pour nous ambiancer (sic).


Jeudi 26/10 :
00h03 : note pour moi-même : ne plus aller dans les toilettes hommes des loges.
02h00 : départ pour la navette de l’hôtel.
02h10 : passage de la navette sous notre nez.
02h15 : arrivée du petit collègue jeune sympathique passablement bourré et ingérable.
02h20 : le trajet du bus C est donc assuré par un bus désigné par la lettre A. Logique. Et pratique pour des gens bourrés.
02h30 : enfin la bonne navette A pour nous faire faire le trajet C. Il était temps, un peu plus et on faisait le trajet à pied (37 minutes selon le GPS).
03h00 : après 3 tours de la Défense, la navette nous dépose à notre hôtel. 30 minutes donc.
03h05 : le vieux collègue gerbe dans la salle de bain. Puis nettoie avec des serviettes.
03h15 : le petit collègue jeune sympathique passablement bourré et ingérable a besoin de débriefer sur sa soirée.
03h35 : le collègue joueur ronfle.
05h30 : le réveil du collègue joueur sonne.
06h00 : mon réveil sonne. Réveil du collègue joueur.
06h02 : réveil du vieux collègue en frappant des fourchettes l'une sur l'autre.
06h03 : secouage du petit collègue jeune sympathique. Sans succès.
06h04 : arrosage de la tête du petit collègue jeune sympathique. Semi succès.
06h05 : re secouage du petit collègue jeune sympathique. Sans succès.
06h06 : re arrosage de la tête du petit collègue jeune sympathique. Enfin avec succès.
06h15 : départ du bus pour la gare.
07h07 : arrivée à la gare.
07h19 : tentative pour échanger un billet non échangeable. Sans succès.
08h27 : départ du train.
08h28 : tout le monde dort.
11h37 : arrivée à Bordeaux.


Voilà le type de journées qui n'arrivent que tout les 20 ans !


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22/09/17

23:31 Le lion est mort ce soir

J'ai 10 ans. J'ai beau en avoir plus de 25 de plus, dans un coin de ma tête, j'aurai toujours 10 ans.


J'ai 10 ans et c'est les grandes vacances. Je suis tout excité parce qu'on part en vacances dans le Doubs voir la famille et surtout mon cousin. Je suis surtout tout excité parce que mon tonton parrain m'emmènera cette fois-là au stade, voir mon premier match de foot. Sochaux reçoit Auxerre. Je ne vois pas très bien le match parce que les places sont debout, que les gens sont grands autour et que la foule me fait un peu peur. Alors je reste près de mon tonton parrain. Un score de 0-0 au final et des étoiles plein les yeux.
J'ai 10 ans et mon tonton parrain m'apprend tant bien que mal à pêcher. Peine perdue, je ne suis pas mordu. Mais j'écoute mon tonton parrain qui me dit "écoute voir" comme à chaque fois qu'il va me raconter une anecdote. Mon tonton parrain, il a une moustache, comme les lions. Il est protecteur et un peu le chef de la famille, comme les lions.


Mon tonton parrain m'a offert mon premier maillot de Sochaux, que je garde précieusement. Sochaux, c'est l'équipe qui a sur le logo un lion, comme mon tonton parrain. Mon tonton parrain, à force de me dire "écoute voir", il a contribué à me faire devenir ce que je suis. Et puis mon tonton parrain, c'est le papa de mon cousin qui est un peu comme mon frère, alors du coup c'est vraiment un tonton parrain.


Comme ça fait bien plus de 15 ans que j'ai 10 ans, je regarde le match de Sochaux à la télé. Et je fulmine. L'arbitre a donné un carton rouge pour une faute imaginaire après 7 minutes de jeu, puis un second assorti d'un pénalty à la 22ème. Résultat, 5-1 pour les visiteurs à la mi-temps. Je fulmine et je suis triste au fond, parce que je sais que Sochaux en ce moment ça sent le roussi, il y aura 18 joueurs qui partiront l'été prochain, le club n'a plus d'argent et bientôt donc plus de joueurs. Ce sont un peu les derniers instants de Sochaux et j'aimerai un peu les savourer plutôt que de voir des parodies de foot comme ça.


Et puis je reçois un SMS. Sochaux perd et je perds celui qui entre autres m'a fait aimer Sochaux.


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10/09/17

13:51 Un samedi à son Climax de son occupation

J'ai hésité sur le titre. Occupation me semblait plus en adéquation que productivité qui a une connotation professionnelle-de-l-entreprise-des-winners (à l'heure de la start-up nation, je m'adapte) et pas vraiment en accord avec le temps libre. Bref. Voici dans le détail mon samedi.


09h20 : réveil. Changement de couches, café, habillage (si, si, ça existe). Alors oui, le lever fut très tardif. Mais c'est un peu normal, hier soir j'étais au Climax festival pour y voir Franz Ferdinand. La dernière fois, c'était en 2009... ça m'avait manqué !
Climax festival

Franz Ferdinand
09h40 : départ.
10h10 : arrivée au cours de massage de bébés. Ben oui, y a pas que les adultes qui ont le droit d'en profiter !
11h10 : retour à la maison.
11h15 : départ chez le boucher.
11h40 : passage de La Poste d'après l'avis. Mais on était toujours chez le boucher.
12h05 : départ pour le marché des Capu.
13h10 : retour à la maison.
13h30 : préparation du repas.
14h25 : fin du repas (une salade landaise à notre façon).
14h40 : bain pour Fusionnette.
15h25 : fin du bain.
15h30 : départ pour la bibliothèque municipale avec retours de livres et emprunts de nouveaux.
16h05 : retour à la maison.
16h15 : visionnage du match de foot d'hier soir Gazélec Ajaccio - FC Sochaux. Ben oui, le problème quand on sort le vendredi soir, c'est qu'on rate le match de son équipe favorite. Heureusement, en Ligue 2, il y a peu de spoils sur les résultats via les notifications de téléphone ou autres sources d'informations.
18h45 : départ pour le Climax festival.
19h15 : rencontre totalement fortuite avec l'un des cousins de ma compagne.
19h30 : Le dimanche à Bamako, c'est le jour des mariages... (fin du concert d'Amadou & Mariam).
20h05 : début du concert de Morcheeba. Ca faisait depuis 2013 que je voulais les revoir. Ma découverte du live acoustic à La Boule Noire enregistré en 1998 et diffusé sur Ouï FM fut un coup de coeur musical très fort. Malgré la pluie, je ne suis pas déçu de ce concert ! La bonne humeur de la chanteuse était très communicative et la setlist faisant la part belle aux vieux morceaux m'a comblé.
Morcheeba
21h10 : rentrée en tram.
21h20 : rentrée à pied sous la pluie à la maison.
22h05 : arrivée trempé à la maison.
22h25 : repas (bavette et ratatouille).
23h05 : bain pour ne pas tomber malade avec en lecture L'année du dragon de Vanyda et François Duprat (hâte de pouvoir lire L'année de la chèvre du coup) et Idéal standard d'Aude Picault. Lectures que je vous recommande, du coup, paf.
00h40 : câlin/dodo avec Fusionnette.


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16/08/17

23:18 La mémoire dans les poches

La mémoire dans les poches

11 ans. Il aura fallu attendre 11 longues années après le premier tome pour que le troisième tome (qui clôture cette série) sorte enfin. Et 8 ans après le second tome. Une attente longue et expliquée par le scénariste en préambule du dernier tome : Ce livre a failli avoir ma peau. Lorsque je l'avais rencontré lors d'un festival sur Bordeaux en 2013, il m'avait annoncé que le livre était toujours en gestation et qu'il l'avait plongé dans une profonde détresse, au point d'avoir failli arrêter entièrement la bande dessinée. Ce qui, au vu de la qualité de ses scénarios (Le pouvoir des innocents, Le sourire du clown, Urban...) aurait été franchement dommage.


Pourquoi ce livre a-t-il eu un impact aussi fort ? Déjà parce bien que non autobiographique, le scénariste nous informe :

Je suis parti de choses qui m’étaient proches, de personnes connues, d’événements auxquels j’ai moi-même été confrontés.


Ensuite, le thème global du livre, la famille et sa dislocation. Pourtant figure (idéale) du quartier défavorisé où ils vivent, cette famille en apparence unie et soudée est composée de trois personnes (le père, la mère, le fils) dont les liens respectifs vont tous se distendre :

La Mémoire dans les poches raconte la destruction d’une famille dont les liens se sont construits sur le mensonge, les omissions et un rapport idéalisé entre trois êtres qui croient parfaitement se connaître, mais qui, en fait, ignorent tout les uns des autres.


Au scénario fort s'ajoute un dessin sensible et aux couleurs calmes et douces (dans des teintes foncées) qui régalent les yeux. C'est donc une réussite totale pour cette série en trois tomes, très poignante. Je vous encourage vivement à la lire.


Un petit aperçu du scénario pour vous donner envie : mais pourquoi donc cet homme âgé se promène-t-il avec un nouveau-né dans les bras ? Qu'est-il pour lui ? Pourquoi fuit-il dès qu'on lui demande quels sont leurs liens ? Comment en sont-ils arrivés à cette situation sordide où il demande à une femme venant d'allaiter si elle ne peut pas le faire également pour le bébé qui l'accompagne ?


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08/08/17

03:30 S'il y a bien un truc auquel je ne m'attendais pas en ayant un enfant
C'est de devoir faire des tours de poussette dans Bordeaux à ces heures incongrues.

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22/07/17

06:25 La vie en Rose
Ce post est antidaté pour des raisons évidentes.

J'ai toujours aimé les jeux vidéos. Bien plus que cette alchimie complexe entre son, graphisme, game design et histoire (j'en oublie, vous compléterez), je crois que le premier truc qui m'a plu, c'est la possibilité de sauvegarder. D'aller découvrir, se planter éventuellement et reprendre comme si de rien n'était. L'exploration au moindre risque.
Dans ma vie, j'ai régulièrement procédé de même. Il me faut avouer qu'à 38 ans, je n'ai jamais pris de crédit. Pas par peur de l'engagement, mais plutôt par peur de me tromper et de me mettre dans une situation plus qu'inconfortable. Parce que mon leitmotiv est simple : choisis comme tu veux mais assume ton choix, quel qu'il soit. Par exemple : assume de partir vivre à Bordeaux loin de ta famille et du coup de ne pas avoir beaucoup de soutien en cas d'opération liée à un calcul rénal.

Du coup, c'était avec beaucoup d'appréhension qu'il a fallu que j'assume la vie en couple sous le même toit : mes choix n'impliquent plus uniquement ma personne. Cependant, nos choix sont des choix adultes, mûrs et réfléchis.

Et puis ce 22 juillet, à 6h25, après une nuit harassante et une journée d'attente longue comme une veille de Noël qui durerait plus d'une semaine, tout a volé en éclat. Dans un petit cri. Deux heures plus tard, je la tenais dans mes bras et je commençais à vraiment réaliser à quel point ma vie venait de basculer.
Je m'étais préparé longtemps à la responsabilité qui devenait la mienne (enfin, la notre). Cette petite chose était venue au monde par notre désir, elle n'avait rien demandé à personne et nous avons donc un devoir moral fort sur son épanouissement et son bonheur.
Mais je ne m'étais pas préparé à la vague d'amour pur qui m'a envahi. Certes, j'avais eu quelques bouffées pendant les échographies. Mais je ne soupçonnais pas à quel point une petite chose grosse comme un sac de patates de Noirmoutier pouvait transfigurer. Je comprends mieux les primipares/multipares qui souhaitent que les nullipares aient des enfants. Toutefois, je ne les cautionne pas (hé oui, chacun ses choix, tant qu'ils sont assumés...).
Pour vous donner une idée de la bulle dans laquelle je suis depuis, je sais que ce monde est tout pourri et que ça empire mais j'ai foi en l'humanité. Les messages reçus et la pureté de ce petit être m'ont boosté d'une façon inimaginable.
Et ça, je le souhaite à tous (surtout à mes lecteurs, mais hormis ma maman ça ne fait pas grand monde), peu importe le biais.


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16/07/17

16:40 Etat d'esprit...

Soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?

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