20:10Ces trucs cons qu'on entend quand on est célibataire
Avec un moral boosté par un boulot on ne peut plus intéressant (cf. Twitter), voici en vrac les choses trop entendues liées à mon statut qui me filent de l'urticaire.
Parce que, oui, comme l'explique mieux que moi Maïa Mazaurette, le célibat, c'est la maladie honteuse du 21ème siècle.
Tu es trop exigeant.
C'est fort possible. En même temps déjà quand j'achète une machine à laver je suis exigeant. Et comme là je suis supposé trouver la femme qui me survivra et pas un truc qui tombera en panne dans 5 ans, autant l'être non ? D'ailleurs, toi qui me dit ça, de combien as-tu baissé ton niveau d'exigence pour ne plus être célibataire ?
Tu devrais t'inscrire sur des sites de rencontres, l'oncle de la femme de ma concierge l'a fait et ça a bien marché pour lui.
J'en suis ravi pour lui. Mais manifestement, quand il y a 20 prédateurs affamés sur le même morceau de viande qui s'inscrit, je ne sais pas tirer mon épingle du jeu. Tant pis hein. Surtout quand le dit morceau est divorcée, a 38 ans et 3 gamins...
Tu as déjà pensé aux agences matrimoniales russes ?
Non. Déjà l'agence matrimoniale je trouve ça assez pitoyable dans le concept. Alors si en plus c'est plus ou moins lié à la mafia... Et puis, tant qu'à faire, avant d'avoir une langue introduite dans ma bouche, j'aimerai autant qu'elle parle la même que moi.
Pourquoi tu t'inscris pas à des cours de Salsa ?
Parce que j'aime pas danser. Si c'est pour me trouver une partenaire dont le potentiel point commun n'en est pas un, à quoi ça rime ? Et ne me parle pas de cours de poterie ou tricot, d'avance merci...
Et via les amis d'amis ?
Hey, garçon, t'es mon ami jusqu'à preuve du contraire. Tu m'as présenté qui jusqu'à présent ?
Faut pas chercher, ça vient tout seul.
Non. J'ai pas cherché pendant plusieurs mois, j'ai jamais rien vu venir. Excepté le facteur et ses factures.
Tu devrais niquer, ça te ferait du bien.
Sûrement. Mais s'il s'agit d'avoir juste du sexe avec un plaisir garanti, je vois pas l'intérêt d'impliquer une autre personne. J'y arrive très bien tout seul.
En fait t'as du bol d'être tout seul.
C'est pas ce que j'ai choisi donc non. Mais je m'adapte. Et si c'est si bien que ça, bah soit célibataire aussi. C'est vachement plus facile de le devenir que d'être en couple.
EDIT suite à comment :
Et sinon tu as pensé à chercher un mec à la place ?
Oh ben je vais plutôt commencer par les transsexuels, si ça te dérange pas...
00:03So... ?
Oh ben dites donc, tempus fugit et alea jacta est (voilà, un petit fluctuat nec mergitur et mes connaissances latines auront été toutes placées) !
Oui, ça fait longtemps que j'ai pas écris une petite bafouille, pour pas qu'vous vous fassiez d'mourrons. Mais que voulez-vous, entre les visites familiales et les glandages, difficile de s'en sortir. Juste pour l'ambiance, trois instantanées de trois soirées (consécutives) :
Un mercredi soir (genre le 4 août), une soirée apéro chez une inconnue, entouré d'inconnus et de trois amis. Une mayonnaise qui prend vite et bien, des gens qui dansent, heureux et éméchés. Une voisine qui se plaint du bruit, migration obligatoire vers les quais. Arrivée au lieu festif en même temps que la pluie, finir trempé en dansant, bourré mais content.
Un jeudi soir, dans un camping, un coucher de soleil sur la Dune du Pyla, des poulets découpés du mieux possible, le bruit de fond de la guitare d'un inconnu (il y a toujours un guitariste qui traine près d'un coucher de soleil sur du sable), la pente raide, trop raide de la Dune à redescendre et cette animation de camping, totalement ridicule et donc terriblement drôle et amusante.
Un vendredi soir, un restaurant de fruits de mer bondé, une attente devant de plusieurs heures, des vins parfaits et une marche direction opposée à mon appartement rythmée par des discussions agréables.
Parce que mes étés, c'est aussi ça, voir des gens et se sentir bien.
17:33Monsieur le ministre, vous avez perdu votre agenda...
Il y a des semaines comme ça où ça monte crescendo pour s'achever en apothéose. Des semaines dont on sait qu'elles ne seront pas rangées avec les innombrables banales et quotidiennes qui encombrent nos souvenirs. Mais examinons ceci chronologiquement, avec la précision suivante : seules les soirées et week-ends sont beaux. Surtout qu'en ce moment, que je vienne ou pas travailler, personne ne le remarque...
Attention, le texte est long.
Edit : j'étais tellement crevé que j'avais oublié de parler du week-end précédent...
Samedi 10, retrouvailles entre anciens de DESS, dont Momo (trop rare pour ne pas être souligné mis en gras). Ca a commencé par Museo Games, suivi d'un excellent restaurant japonais (Kito Kito) où l'on a pu voir Siro et enfin bières près de la tour Eiffel.
Dimanche 11, on continue avec les anciens camarades avec marche ouvrant l'appétit et (accrochez-vous) moules au roquefort en compagnie de Popisdead, son frère et sa fille. Puis retour au bercail.
Lundi 12, ça rime avec lose. Et effectivement, ça partait bien mal. Tout d'abord, le cinéma programmé qui est annulé à cause de billets périmés. Ensuite, les 3 tentatives de restaurants, à chaque fois fermés. Mais pour sauver la soirée, il y a eu... Oji, formidable restaurant de nouilles (et riz) asiatique sur Bordeaux découvert il y a quelques années par ce qui sera la grande absente de ce week-end (ouh le teasing de folie) et redécouvert pour l'occasion. C'est assez bon marché, très bon et convivial... et fermé le 23 juillet. En effet, le prochain lieu à retenir c'est au 11 rue des piliers de Tutelle, en octobre, avec un nouveau nom : le Wa (si ma mémoire est bonne).
Mardi 13, le retour de la revanche du ciné : Shrek 4 VO et 3D. Les amateurs ne seront pas déçus, les autres reprocheront une exploitation du filon. Ceci dit, pour ma part, j'ai trouvé que c'était un très bon divertissement. Et la subtilité scénaristique permettant de revivre un Shrek 1 alternatif est une trouvaille bien exploitée. Comme il est à l'affiche, je n'en dirai pas plus.
Mercredi 14, plutôt que d'aller assister à des feux d'artifices, allons fêter dignement l'anniversaire d'une Morue. Cette soirée fut une révélation : il existe plus geek que moi. A tel point qu'il m'était devenu difficile de communiquer avec. Incroyable. Sinon, de l'alcool de la nourriture et des palabres plus tard, le moment de regarder sa montre son téléphone portable et il est déjà passé l'heure décente du retour chez soi. Fichtre, que le temps peut passer vite.
Jeudi 15, passage éclair sur Bordeaux de l'une des trois raisons de ma venue ici. Oui, oui, Flaky a quitté le temps de (trop) courtes vacances sa californie d'adoption (temporaire) pour retrouver ses racines. Ce qui tombe bien, puisque mon week-end fut placé sous le signe du roots (roh ce teasing permanent). Pour ne pas perdre les (bonnes ?) habitudes, c'est dans un bar qu'on s'est retrouvé, bien entourés. Ces moments sont trop rares pour ne pas être appréciés à leur juste valeur. Ce fut donc le cas.
Vendredi 16, il faut que je vous avoue un truc. J'ai non pas fait un, mais deux DESS. Alors certes, je n'ai aucun diplôme attestant de ma réussite au second, mais j'ai le groupe d'amis qui va bien. Et ça vaut tous les diplômes. Et tout ceci a été rendu possible grâce à Leily qui malheureusement fut retenue ailleurs par d'autres obligations. Heureusement que la technologie permet de partager les moments importants.
Car ce week-end était prévu le mariage roots d'AnnEtRaf.
Donc vendredi, en compagnie de Nico et Victo direction la Bretagne sud, plus précisément Vannes où nous attendait le B&B (qui n'est pas un Bed & Breakfast, c'est trompeur). Comme l'arrivée ne fut pas trop tardive, passage par Arzon (et son port célèbre des amateurs de céréales : le port Crouesty), petite promenade en bord d'océan. Océan qui est venu à moi un peu trop précipitamment pour mon timing vestimentaire, mais bon, les chaussures mouillées, c'est marrant en été. Passage ensuite à la gastronomie locale : galette à l'andouille de Guéméné puis au caramel beurre salé. Enfin, repos mérité.
Samedi 17, c'est assez frais que nous avons commencé la journée. Petit pèlerinage du lieu où l'histoire d'AnnEtRaf a commencé : le Décathlon (oui, oublier une serviette quand on est pas loin de l'océan, c'est très con...). Petit tour au McDo et arrivée sur le parking dédié aux invités (un champ). Le lieu parfait pour se changer et enfiler le costume acheté spécialement à Gilroy. Oui, quand on nous dit "ça sera un peu roots", on va jusqu'au bout dans l'idée. On est comme ça.
Arrivés à la mairie, en attendant les futurs mariés, retrouvailles en famille avec Michel23. S'en suit mairie, retour à la ferme (lieu des festivités), arrivée des mariés en calèche tirée par un poney, pose de tentes, discours et animations des témoins, photos, apéro (très bon), connaissances des autres invités... et coup de soleil sur le nez.
Puis le repas (excellent), diverses animations très réussies (mention spéciale au diaporama photo pour une fois pas trop long, au devenu célèbre Père Abraham, au tiercé "et c'est reparti", au supporter inconditionnel de Mendon chantant Le troubadour...), la première danse effectuée par les mariés hommage à la Cité de la peur, le groupe breton mais pas que et quelques danses plus tard, 5h du matin sonne, ainsi que la fin de la journée (même si un coq au loin clamait le contraire).
Dimanche 18, y a comme un hic. L'emplacement de tente si soigneusement étudié pour être exposé plein ouest est en fait plein est. Ma faute, j'aurai dû me fier à la mousse des arbres plutôt qu'à la technologie. Bilan, réveil à 8h30, chaleur insoutenable sous la tente et comatage jusqu'à 10h30 où la soif est trop présente. Petit déjeuner avec un pot de Speculoos à tartiner alimentant les nombreuses blagues fusant dans les esprits plus ou moins éveillés des convives. Puis repas.
Ensuite début du traditionnel lendemain de mariage, avec sa cohorte de départs étalés dans le temps, en rapport avec l'éloignement géographique. Du coup, afin de plonger ailleurs que dans la morosité ambiante, départ pour les plages de Saint Philibert, autre lieu de pèlerinage (cette fois-ci familial). L'océan n'est pas aussi froid que ce que l'on pouvait craindre et c'est un plaisir que d'y rester, surtout sous le soleil encore ardent.
Mais on ne coupe pas aux "au revoir" comme ça et cette fois, c'est Michel23 qui nous abandonne. Retour à la ferme, repas, vision du best-of filmé de la veille et discussions sont les faits marquant de cette fin de journée. Avec évidemment la non utilisation de la tente (pourtant changée stratégiquement de place).
Lundi 19, l'heure du retour a sonné. Réveil bien trop tôt (3ème jour de suite plus tôt que mes jours de "travail"), petit déjeuner avec la famille de la mariée, remerciements et direction Bordeaux, avec un petit pincement au coeur.
Est-ce que la fugacité rend les bons moments meilleurs ?
Difficile à dire, mais les prochaines semaines devront être sacrément bien remplies pour arriver à la cheville de celle-ci.
12:06Souviens-toi de juin dernier
Depuis le début de la Coupe du Monde de football, j'ai l'impression d'être entré dans un tunnel accélérateur du temps. Nous voici en juillet et le mois de juin est passé à une vitesse fulgurante.
Ne pensez pas, chers lecteurs, que mon activité n'a consisté qu'à regarder des matches de foot. Oulà non.
Il y a d'abord eu une visite de 3 jours à Lyon. Ah, Lyon, ville différente de mes fantasmes adolescents au pollen allergisant... Parce que, oui, ma vision lyonnaise s'arrêtait aux 6 compagnons, tirés de la bibliothèque verte, grands moments de lectures pré-adolescentes. Je m'attendais donc à une ville entièrement construite sur des collines, pavée et aux vieux bâtiments dans tous les sens... En gros, une sorte de Croix-Rousse dans le Vieux Lyon. Alors, forcément, j'ai été un peu surpris de découvrir des zones sans dénivelé. Il faut être honnête, la première vision de Lyon m'a fait dire "bof", entre les platanes allergisant, les éléphants sans défenses tristes à mourir, le canard bourré, le quartier finalement quelconque, c'était pas trop ça. Et puis il y eu Junko, Fourvière, la Croix-Rousse, le Vieux Lyon et finalement, cette ville aux multiples visages n'est pas si "bof" que ça.
Donc je reviendrai à Lyon. En avion, car c'est bien plus pratique depuis Bordeaux. En espérant par contre ne pas avoir de nouvelle grève surprise des contrôleurs aériens, parce que l'attente de 2h dans l'avion, c'est pas glop...
Ensuite, Coupe du Monde et boulot pourri oblige, il y a eu la vision d'un match sur mon téléphone portable. Le lendemain, le SMS de la peur "Dépassement plafond hors forfait contactez service client". Ah. Petit tour rapide sur internet : plus de 500€ d'hors forfait. Appel du service client noyé (par les intempéries), téléphone utilisable à nouveau mais pas d'explications sur le problème. Le lendemain, appel à nouveau au service client pour comprendre : sans option TV, la TV est facturée 0.5€/20min, sauf si c'est un vieux forfait auquel cas la consommation est facturée à l'octet, sachant que certaines chaines émettent en HD et pas d'autres... Bref, avec mon Ola étudiant, j'étais en plein dans la dernière case. Donc passage par le service réclamation, devant me rappeler le lendemain.
Le lendemain, 3 messages sur répondeurs "nous avons tenté de vous joindre" sans sonnerie préalable plus tard, nouvel appel au service client pour obtenir le service réclamation, afin d'arranger les choses. Ce qui fut fait, la réception d'un SMS me le confirmant. Sauf que... 4 jour plus tard, un vendredi, nouvel SMS de la peur. Appel au service client (faire le 3 puis le 9), demande d'explications et... "nous ne pourrons pas réactiver votre téléphone tant que vous n'aurez pas eu une personne du service réclamation pour clarifier la situation, ils ne répondent pas, je vous ai pris un rendez-vous pour lundi matin, mais vous pouvez tenter de rappeler". Ne souhaitant pas passer le week-end sans téléphone, je rappelle et corrige enfin la situation.
Fort heureusement, parce que ce week-end en question, c'était le week-end de la fête du vin à Bordeaux. Alors, comme d'habitude, les vins proposés sont loin de ce qu'on peut boire chez Max Bordeaux mais l'esprit c'est plutôt de boire entre amis. A titre personnel, j'ai converti ça en "regarder un match de foot, chercher quelqu'un dans la foule et admirer les feux d'artifices". Et c'était chouette.
Ah, et sinon, pour clore ce long post, sachez que je suis prolongé sur mon boulot pourri. Youpi.
20:16Bientôt, ici, un post. Ou pas.
Etant un peu accaparé de mon plein gré par la Coupe du Monde, je vous narrerai mon week-end lyonnais ainsi que mes histoires Orange ultérieurement.
Prenez soin de vous en attendant.
00:13Summer Wars
Les réalisateurs de film d'animation nippons connus dans notre pays sont assez rares. Autant Miyazaki est dorénavant connu du grand public, son compère Takahata est déjà moins célèbre et un auteur comme Satoshi Kon n'est notoire que chez les érudits.
Et quand on découvre l'oeuvre de Mamoru Hosoda, on se dit que c'est bien dommage.
Après presque 20 ans de carrière, Mamoru Hosoda a à son actif beaucoup de séries TV et quelques longs métrages adaptés de ces séries (Galaxy express 999, Digimon, One Piece...), ainsi que 2 longs métrages novateurs, ses deux derniers.
Le premier, La traversée du temps est un splendide film où le quotidien d'une lycéenne est bouleversé par le surnaturel (et la possibilité de... voyager dans le temps). Les butterfly's effect sont habilement gérés et c'est un très bon film (que je vous encourage à visionner en DVD).
Histoire de voir donner envie, le trailer :
Le second film, à l'affiche depuis aujourd'hui dans toutes les bonnes salles, se nomme Summer Wars (site officiel).
L'histoire garde le mélange entre réel et virtuel mais cette fois le côté extra-ordinaire est lié au monde d'Oz, sorte de grand internet 4.0. Comme son prédécesseur, la réalisation est extrêmement soignée, nous faisant passer du rire à la boule dans la gorge (l'expression "du rire aux larmes" est bien trop convenue et fort mal à propos), l'histoire captivante. Bien sûr, le traitement d'un univers virtuel a déjà été traité dans des films d'animation nippons, que ça soit dans Ghost in the Shell ou en série TV avec Lain. Mais la force de Summer Wars est d'ancrer le quotidien tangible en trame principale, de ne pas mettre trop en avant-plan l'univers factice d'Oz. Inutile de vous dire que j'ai adoré ce film.
Pour vous mettre l'eau à la bouche, le trailer :
03:38"Et on ira pas plus loin..."
San José éliminé hier par Chicago (4-0 au final dans la série, surprenant) et à l'instant Montréal s'incline 4-1 contre Philadelphie.
La finale de la coupe Stanley sera donc Chicago contre Philadelphie. Notre petit français jouant pour Chicago, allez les Blackhawks !
03:59Go habs go
Suite à mes voyages, je suis avec attention 2 équipes de la NHL : Montréal à l'est et San José à l'ouest.
San José a fini premier de la saison régulière et s'est qualifié sans problèmes pour la finale de conférence ouest.
Ils assurent et assument leur statut de favoris.
Montréal a fini 8ème de la saison régulière et s'est qualifié de justesse pour les play off. Ils ont dû y affronter Washington, meilleure équipe de la saison régulière possédant un des meilleurs joueurs du monde : Ovechkin. Perdant 3-1 dans la série (le premier à 4 victoires remporte la série), les Canadiens ont réussi à gagner 4-3 (dernier match à Washington).
Ensuite, c'est le tenant de la Coupe Stanley (vainqueur entre la conférence ouest et est) qui se dressait sur le chemin de Montréal : Pittsburgh, avec dans ses rangs l'autre meilleur joueur du monde : Crosby. Et une nouvelle fois, c'est un énorme exploit qui a été réalisé, avec une victoire 4-3 (dernier match à Pittsburgh). Ce soir, ça va être la folie à Montréal.
Montréal, une équipe de Coupe, capable de tous les exploits.
18:48Photos !
Voici, finalement une galerie de photos est disponible. Elle est accessible en permanence dans la partie droite en cliquant sur l'image "What's up dog !" (ça ne s'invente pas) située sous la rubrique "North American shot".
Dans cette même rubrique se trouve le lien vers mon North American Diary, où chaque post ayant des images se rapportant au texte est édité pour indiquer quelles photos sont en relation avec le post.
Pour ceux qui ne veulent pas relire mes péripéties, la galerie dispose d'image indiquant la ville où les photos suivantes ont été prises.
Voilà qui clôt définitivement ce voyage. Vivement le prochain.
19:50Bilan
Parce que oui, il n'est jamais trop tard pour faire un bilan. Tout d'abord, quelques chiffres (et nombres) :
0 arrestation par la police
1 match de Hockey live
2 matches de Hockey dans des bars
3 concerts
7 vols en avion différents
10 matelas différents où j'ai dormi
31 jours hors de France
847.42 euros de vols en avion
1300 miles parcourus en conduisant aux Etats-Unis (plus de)
1900 kilomètres parcourus en conduisant au Canada (plus de)
1995.64 euros dépensés pendant le séjour
Maintenant, passons aux remerciements. Parce que oui, si ce voyage a pu être possible, c'est grâce à pas mal de monde. Tout d'abord, merci à Littlesa d'avoir accepté de me suivre dans ce périple qui n'était pas très bien organisé. Ensuite, un énorme merci à toutes les personnes que j'ai vu telles Mog's family, clairefromparis et Momo et surtout à celles ayant acceptées de me loger : claiwette, Flaquemuf et Banancosmic. Sans vous, pas de voyage. Encore merci.
Après quelques jours en France, que reste-t-il ? Des noms de villes lancés un peu au hasard en France sont devenues réalités puis souvenirs. Chaque lieu n'est plus une suite de lettres mais d'anecdotes, de sensations. Les rues des plans de San Francisco ou de Montréal ont désormais une signification, une histoire.
Et plus que tout, l'envie de repartir, d'y retourner. C'est sûrement à ça qu'on reconnait un voyage réussi.
14:01La précédente locataire est restée toute sa vie ici, je vous ne le souhaite pas !
Un titre de post totalement décalé qui correspond bien à ma journée décalée d'hier. Un voisin bruyant l'a rendue encore plus longue que ce que le jetlag supposait. Mais grâce à une activité continue j'ai pu tenir jusqu'à 22h, horaire de mon effondrement.
Entre temps, menuisier à 8h, dépôt de la voiture au garage à 9h, dentiste à 14h30, récupération de la voiture à 17h, courses à 18h. En y ajoutant le temps d'aller chercher les BDs commandées et l'achat d'un HTC Desire.
Mon bon vieux 6680 ayant dépassé les 5 ans et étant devenu totalement involable, il était temps de refaire un saut technologique. Pas de test chez moi, vous en trouverez un ici (par exemple).
22:07Ceci est une annonce un peu spéciale aux passagers pour les informer que Montréal a battu Washington 2 à 1
L'avantage de voyager avec Air Canada, c'est qu'ils sont au plus près des préoccupations des canadiens (d'où les annonces). Avec en plus un très bon catalogue de films (j'ai vu The blind side, film qui a oscarisé Sandra Bullock), c'est une de mes compagnies aériennes préférées (en même temps, pour ce que je prends l'avion...).
Que dire du dernier jour à Montréal ? Qu'il fut court et fort ensoleillé. Oui, à Montréal, tu peux passer de 19° à 1° à 19° sur 3 jours. Les montagnes russes du thermomètre. Cette ville est malade. Et elle a dû l'être encore plus quand les Canadiens ont gagné. Dommage que je n'aie pu assister à ça.
Le reste du voyage n'est finalement qu'une lutte contre le sommeil. J'en suis à 4h étalées sur 35h. Les joies des transports nocturnes. A noter l'inorganisation de l'aéroport, affichant une heure d'attente avant de pouvoir montrer son passeport. Après un tel voyage, on dit "vive la France" avec beaucoup d'ironie dans ce cas-là.
D'ici quelques jours, un bilan de ce périple et la mise en ligne des photos après tri et redimensionnement (parce que là, il y en a plus de 2000...). Et en attendant, bonne nuit à vous.
19:18Les seules émeutes à Montréal, c'est pas contre le gouvernement ou autre, c'est juste quand le Canadien perd ou gagne...
Lundi a fortement ressemblé à vendredi. Même température semi-estivale (19° à 18h30), pratiquement le même programme...
Parce que oui, je suis retourné à l'Oratoire St Joseph. Je voulais voir la Basilique, la salle des pas perdus, le coeur de Frère André, la chapelle avec ses centaines de béquilles de miraculés... Je voulais voir ce que j'avais raté. Et je n'ai pas été déçu. La basilique est bien plus impressionnante que la crypte (qui l'est déjà), un étage est dédié à la vie de Frère André ce qui permet de mieux comprendre le pourquoi de l'Oratoire et en passant par un petit passage menant à un ascenseur (c'est fou, cet oratoire est remplie d'escalators et d'ascenseurs), on tombe sur de la roche. Cette immense bâtisse est creusée dans la roche. C'est totalement malade, comme on dit ici(tte).
Ensuite, direction Julep. Parce qu'on m'avait dit qu'ils faisaient un jus d'orange assez improbable. Effectivement, c'est étrange. Le jus d'orange Julep est à l'orange ce que les Bams sont à la banane. Il y a aussi un côté milkshake. C'est étonnant.
Enfin, direction un pub pour voir un nouveau match du Canadien. Et encore une fois, l'improbable, le magnifique, l'inattendu s'est produit. Victoire 4-1 (dernier but alors que Washington avait sorti son gardien). Grosse ambiance donc dans la ville et le pub. Dommage que je parte mercredi, date du match décisif...
Mardi, par contre, le temps était moins clément : 1° et neige toute la journée. Une sorte d'hiver des indiens (l'été des indiens en inversé, quoi). Même à Ottawa, il neigeait. Oui, parce que pour mon dernier jour complet, je me suis dit qu'il était temps d'aller voir le Musée canadien des Civilisations. Je m'attendais à un banal musée. Quelle erreur !
Le musée est très interactif et change de ce qu'on a l'habitude de voir. Tout d'abord, il est possible de toucher de nombreux objets ou choses. Ensuite, des questions avec réponses cachées permettent de s'amuser tout en restant éveillé à l'apprentissage. Enfin, au détour d'une pièce, il n'est pas rare de se retrouver avec une personne en chair et en os expliquant, par exemple, la fabrication de canoës. Evidemment, on peut lui poser toutes sortes de questions, jusqu'à étancher sa soif de connaissance. Mais ce n'est pas tout : ce musée, et particulièrement le 3ème étage retraçant l'histoire du Canada de 1000 après Jésus Christ à nos jours, est constitué de salles reproduisant des bâtiments grandeur nature. On passe donc ainsi qu'une fabrique de bateaux à un puit de pétrole, on passe sous un porche fortifié avant de se retrouver dans une cabane en bois au fin fond du grand nord... Difficile après ça de retourner dans un banal musée. En plus de son interactivité, le musée est très complet : le premier étage (comprendre rez-de-chaussée en France) correspond à l'histoire des natifs (indiens) de 15000 avant JC à nos jours, le second étage au commerce des fourrures qui fut à l'origine de la colonisation de l'ouest canadien, le troisième est décrit ci-dessus et le quatrième étage présente des personnalités importantes du Canada. N'y figure pas René Lévesque mais un autre fort partisant du RIN et donc du Québec libre. Seul regret, la phase d'unification du Canada était en travaux.
Je me suis après rendu au Parlement. Contrairement à ma dernière tentative, l'accès aux visites était ouvert. Hélas, le temps me manquant, je n'ai pas du dépasser le hall. Peut-être une prochaine fois.
A peine rentré à Montréal, direction une station de métro, lieu de rendez-vous avec mon bon vieux Momo. Ah, qu'il est plaisant de revoir un ami épanoui, sûr de lui, atteignant enfin son rêve. Car, comme la plupart des gens rencontrés ici, il dégage l'assurance et le bonheur de la personne accédant enfin à son étoile. Telle était sa quête. 5 longues années s'étaient écoulées, on avait donc pas mal de choses à se dire et j'espère fort qu'il ne faudra pas 5 années de plus avant qu'on ne se revoit !
19:07C'est pas qu'on vous aime pas les français, c'est juste qu'il y en a quelques uns qui sont tellement niaiseux là...
C'est fou comme lorsque la fin des vacances arrive, les jours défilent plus vite. La dernière partie sur Montréal ne fait pas exception à la règle. Mais reprenons le cours chronologique des choses.
Jeudi 22, nouvelle sortie culturelle avec ce coup-ci le concert de Chinatown. Un très bon concert avec un magicien en première partie, ce qui est fort original. Une très bonne ambiance, des bonnes chansons, il faudra les surveiller quand ils repasseront en France.
Vendredi, découverte de l'Oratoire St Joseph. Au pied du Mont Royal, il se dresse, imposant. L'accès se fait par des escaliers à cause du dénivelé (Mont Royal oblige), avec un escalier en bois dédié aux pèlerins souhaitant le gravir à genoux. La crypte est très impressionnante, car profonde mais peu haute. Enfin, un petit chemin de croix très bien fait jouxte la crypte. Je dis "enfin" car hélas, je suis arrivé un peu tard pour profiter de l'intégralité de l'Oratoire. C'est n'est que partie remise.
Ensuite, direction un bar sportif (le MVP) pour voir le match de hockey Montréal - Washington. Une défaite éliminait Montréal qui était face à la meilleure équipe de la côte Est, chez elle. Et miracle, Montréal a gagné 2-1. Donc lundi soir, on remet ça, à Montréal, avec le même enjeu : victoire ou élimination (la série de matches en est à 3-2 maintenant).
Samedi, nouvelle découverte d'un endroit où je n'ai jamais mis les pieds. En France ou à l'étranger, d'ailleurs : le planétarium. Plongé la tête dans les astres pendant plus d'une heure, on nous réapprend la vie astronomique et c'est les yeux remplis d'étoiles brillantes qu'on en ressort. Et en sachant parfaitement comment trouver l'étoile polaire, ce qui peut toujours être pratique.
La soirée s'effectuera chez un expatrié, où la bonne ambiance et les discussions nous mèneront jusque 3h du matin.
Dimanche, le réveil est un peu douloureux, mais le brunch (breakfast + lunch = brunch) de l'Evidence redonne du punch. Quoique... la phase de digestion au Parc Lafontaine fut la bienvenue. Une petite marche plus tard, nouvel excellent repas, cette fois en compagnie de claiwette, suivi de séances photos. Est-il vraiment besoin de préciser que ce fut un très très bon moment ?
01:17So, did you enjoy San Francisco ?
Difficile de dire non. En fait, cette quinzaine de jours me laisse deux regrets majeurs. Premièrement, de ne pas avoir pu trouver la guitare Rock Band 2 pour Wii. Deuxièmement, de ne pas être resté plus longtemps.
Bien que j'ai couvert à pied une partie non négligeable de la ville, j'aurai aimé pouvoir profiter de la zone de verdure autour du Golden Gate, ainsi que du Golden Gate Park (qui n'est pas du tout à côté du pont, les farceurs). De même, bien que le voyage fut riches en kilomètres, quelques parcs nationaux comme le Grand Canyon, la Death Valley aurait pu s'ajouter aux émerveillements vécus sans problèmes. Toujours dans les regrets, je n'ai pas eu l'occasion de boire du vin californien, ni d'aller dans la Napa Valley ou, comble du geek, dans la Silicon Valley.
Par contre, ces quinze jours furent riches en enseignements divers. Tout d'abord, l'américain moyen que j'ai croisé n'était pas obèse, avec une arme à feu et arrogant. Au contraire. Les gens ici étaient extrêmement gentils, parlant en français s'il le pouvaient. Hormis le court passage à Los Angeles, je ne me suis jamais senti dans un pays où pratiquement n'importe qui peut avoir une arme à feu et donc en danger. San Francisco est un exemple de melting-pot réussi et le ressentir est réjouissant.
Niveau bouffe, j'ai eu une excellente surprise avec le Bubba Shrimp. Et les divers essais de fast food ont été concluant. Avec une légère préférence pour le Carl's Jr, dont le hamburger dégouline un peu de sauces (et de gras, mais pas trop) et dont les frites sont excellentes. Même le Beef Jerky (morceaux de filet de boeuf séché sauce teriyaki) passe plutôt bien.
Enfin, et j'espère que les posts précédents en attestent, je m'en suis pris plein les yeux. Quand ça soit la beauté de la baie de San Francisco, de Big Sur, du Yosemite, les paysages sont splendides.
Finalement, c'est un peu la mort dans l'âme que j'ai refait ma valise, pour deux raisons. D'un part parce que je n'avais pas envie de partir. Et d'autre part car ce premier départ est symbolique de la fin de ces vacances. Et pourtant, j'aime Montréal, j'adore Bordeaux et je vais les retrouver l'une après l'autre. Mais San Francisco, comme Tokyo, reste à part. J'espère y retourner un jour.
00:56Mais vous êtes déjà venu plusieurs fois au Canada ?!
Pour mon dernier jour à San Francisco, je voulais faire ce que je n'avais pas eu le temps de voir jusqu'à présent. Retour donc à Mission afin de voir les fresques murales. Il ne s'agit pas ici simplement de graffitis ou de tags sauvages, chacune ayant, dans un esprit artistique différent, un message à faire passer. Et pour ne rien gâcher, elles vont du joli au sublime.
Ensuite, repas de midi avec clairefromparis avec un petit du chinois fastfoodisé. Vraiment sympa.
Enfin, passage dans Japantown. Lors de mon retour dimanche du Golden Gate, à travers les vitres du bus 38, j'avais pu apercevoir le Cherry Blossom Festival de loin. Hélas pour moi, aucune manifestation particulière le mardi. Toutefois, j'ai retrouvé des sensations oubliées depuis Tokyo dans ce (petit) quartier, ce qui est gage de réussite au niveau de l'ambiance. Par contre, les goodies sont toujours affreusement chers (15$ le petit porte-clé Chocobo en peluche...).
Retour chez Flaquemuf pour jouer à une variante de Tetris : la valise-Tetris. S'en suit le départ en Bart et le premier vol en avion, de 5h20, assis à côté d'une américaine fort sympathique. Ce vol est traitre car il décolle à 21h45 et atterri à Philadelphie à 6h05. Le second vol vers Montréal est plus court (1h30) mais pas plus reposant. Du coup, c'est à pratiquement à 11h et totalement crevé que je suis arrivé chez Banancosmic.
Après une sieste de 3h, brève visite chez une française repartant sur Paris. Etrange sensation puisque malgré ma semaine canadienne restante, je sens la fin du voyage arriver également. Ces préparatifs de retour faisaient donc échos non seulement à ma valise-Tetris mais aussi à ceux à venir dans très peu de temps.
Mais le temps n'était pas à la déprime et après avoir enfin vu une station de Bixi (c'est saisonnier et j'étais hors saison les fois précédentes), direction le lancement du nouvel album du Husky, groupe québécois fort agréable aux oreilles. J'ai vraiment bien accroché au titre La maison hantée (écoutable ici), un peu moins au reste qui est quand même de très bonne facture.
Et pour conclure ce retour réussi culturellement parlant, une pièce de théâtre : Félicité. Drôle, décalée, inventive et partiellement incompréhensible, ce fut un bon moment. La faim aidant, passage à Ichi Sushi, très bon restaurant japonais. Enfin, séries TV et nuit de sommeil bien méritée. Méritée et longue, puisqu'elle aura durée 14h : je me suis réveillé à 15h30 (endormi à 1h30). Oui, les vacances, ça crève.
19:22J'aime beaucoup ton t-shirt !
La journée du samedi (17 avril, donc) fut assez calme. Elle correspondait au retour de Littlesa (dont les photos sont ici) sur Montréal, ce qui obligeait à un programme peu dense. Donc ce fut visite de l'Asian Art Museum. Ce musée est vaste et couvre l'Asie de l'Inde au Japon, en passant des millénaires pré Jésus Christ aux années 2000. Beaucoup de choses à voir, donc, même si la collection ahurissante de Buddha finit par lasser. La calligraphie m'a plus particulièrement marquée, tout comme le travail minutieux et précis sur le jade ou l'ivoire. Après, petit tour dans les comics book store où l'on m'a fait la remarque en titre. Le soir, j'ai évité une sortie en boite entre couples pour tenter de récupérer un peu.
Dimanche, un soleil écrasant (encore plus que les jours précédents) incite à profiter de la vue. Et quel est le symbole de San Francisco mythique où on a une vue imprenable sur toute la baie ? Le Golden Gate bien sûr ! (Bon, effectivement, il y a d'autres symboles correspondant, mais on y reviendra à la journée de lundi). Alors, cher ami touriste naïf qui veut aller au Golden Gate via le centre-ville, sache que non, il n'y a pas de bus direct. Pour y accéder, il te faudra effectuer au moins un changement. Et comme les lignes de bus ne sont pas très claires, voilà mon périple : 19 - 30 - 28 à l'aller, 28 - 38 au retour. De rien.
Revenons à notre pont, majestueux, splendide, enjambant le pacifique afin de relier Marin County avec San Francisco. Son immensité, sa démesure (bien que ça ne soit pas le pont le plus long de la baie) attire nombre de touristes... et de dépressifs suicidaires. De ce fait, il y a un téléphone d'urgence SOS Amitié pratiquement au milieu du pont, afin de tenter de limiter les plongeons mortels. La nature humaine est parfois étonnante. Mais tout ceci n'empêche pas de profiter du vent et de la vue. Comme des photos parleront mieux que moi, je préfère me taire en attendant une éventuelle mise en ligne de ces dernières.
Ensuite, retour sur Berkeley afin d'assister à un mini match de soccer mixte. Assez étonnant et amusant. Mais le mieux restera quand même le Old Blue Burger et la bière qui suivirent. Quoique le jacuzzi encore après était sacrément chouette aussi.
Lundi, le temps est nuageux. Mais comme de la pluie est prévue pour mardi, ça incite à profiter de la vue. Et quel est le symbole de San Francisco mythique où on a une vue imprenable sur toute la baie ? Alcatraz bien sûr ! (Je vous l'avais bien dit). Pour aller à Alcatraz, c'est beaucoup plus simple : un petit coup de tramway (F-Line) depuis le centre-ville jusqu'au Pier 33, puis départ en bateau. Le tramway est amusant car chaque véhicule a une histoire : ils ont servis dans d'autres villes avant d'être rachetés par la compagnie gérant San Francisco. Du coup, il n'est pas rare de circuler dans SF avec un tram ayant Philadelphie d'inscrit dessus... D'ailleurs, pour clore cette longue parenthèse sur les transports, j'ai pris sur SF : le cable car, le bus, le tramway, le bateau et le Bart. Ne me manque que le métro.
Je l'avoue : Alcatraz, pour moi, c'est la prison des grands criminels. Alors quand a commencé la visite et que je me suis rendu compte que "oui, mais pas que", ça m'a fait une drôle de sensation. Soyons clairs : la visite est essentiellement centrée sur la prison, les tentatives d'évasions, la vie quotidienne des prisonniers et des gardiens. Mais on y aborde aussi la vie des familles des gardiens qui vivaient là, la vie d'Alcatraz avant qu'elle ne soit centre pénitentiaire (c'était un fort protégeant la baie lors de la guerre civile), la naissance du mouvement des Indiens qui, en prenant Alcatraz pendant plusieurs mois a fait comprendre à l'opinion publique puis au gouvernement américain qu'il fallait traiter les Indiens autrement et enfin le formidable écosystème de l'ile (de nombreuses plantes et oiseaux y vivent). Bref, cette ile est assez fascinante. Et la vision qu'elle offre de San Francisco ne fait que rajouter à la fascination. Là encore, des photos, peut-être...
Mais la journée ne s'est pas arrêtée là ! Un peu déçu de mes achats comics, j'ai arpenté Castro (quartier gay) et Mission (quartier devant son nom à la Mission Dolores, autre mission du même type que Carmel) afin de trouver mon graal dans les boutiques. Et il l'a été. Concernant Castro, peu de choses à dire : seuls les drapeaux arc-en-ciel à tous les coins de rue et la Harvey Milk Plaza m'ont indiqué où j'étais. Mission quand à lui est un quartier plus mexicain, ce qui se retrouve tant dans les bâtiments que les odeurs et la langue parlée autour de moi.
Le soir, quelques matches de PES et nuit de sommeil avant une journée de mardi longue comme deux jours...
20:55Ah, tiens, j'ai du mal à marcher...
Le problème avec les plans de San Francisco, c'est que le dénivelé n'y apparait pas. Or, dans cette ville (presque) plus que tout autre, le dénivelé est très important. Ce qui pourrait passer pour une marche de 15 minutes peut vite passer au double à cause de ces satanées collines.
Mais reprenons le cours du récit. Le lendemain de Gilroy (et de l'apéro jacuzzi), direction le City Hall (la mairie), puis Alamo Square où des maisons victoriennes de 1895 parfaitement restaurées sont au premier plan d'une vue où les gratte-ciels de Financial District se perdent au loin. Effet saisissant et carte-postalesque. Ensuite, Buena Vista Park, d'où effectivement, la vue est belle. Mais elle se mérite, les mollets souffrent pas mal lors de son ascension. Enfin, Haight Ashbury, quartier hippie avec ses magasins à pipes diverses et surtout Amoeba, gigantesque magasin de disques. S'en suit le MOMA, Museum Of Modern Art. Bien que je sois plutôt réfractaire à l'art moderne, la rétrospective sur les 75 ans du MOMA ainsi que certaines toiles de Luc Tuymans ou de Magritte (bien plus que Matisse) ne m'ont pas laissé indifférent. Il est temps de rentrer pour se faire un petit restaurant suivi d'une découverte rapide du campus de Berkeley et du point de vue nocturne sur les collines.
Le jour d'après, quelques taches ménagères inévitables (une lessive donc) et départ pour la journée de fou. Ca commence par le cable car. Comment aller à San Francisco sans prendre un cable car ? Cette sensation de vent dans les cheveux, de liberté alors qu'on monte et dévale les pentes... a un prix certain. Mais vu le trajet, c'est toujours ça d'économisé pour les pieds. Au bout du cable car se trouve Fisherman's Wharf, le port. Mais attention, ici, c'est un port à touristes, très Disneyland. Excepté une montagne d'otaries sur 4 pontons et un Bubba Gump Shrimp Company dans lequel j'ai mangé, peu de choses à dire. Direction le bout du port avec le San Francisco Maritime National Park, contenant quelques vieux bateaux. Je passerai sur le sous-marin ayant opéré en territoire nippon ou sur le bateau ayant participé au débarquement. Au bout du port se trouve une petite plage. Ensuite, montée vers Russian Hill afin d'admirer Crookedest Street, sur Lombard Street. Il s'agit d'une rue à 27% qui pour être circulable a été mise en 8 épingles à cheveux de 16%. Elle sert de décors au film Bullit (avec Steve Mc Quinn). Après, direction Cow Hollow avec Octogon House (une des 8 survivantes des tremblements de terre) et un passage rapide dans les Union Square Shops. Une descente-montée d'Octavia Street plus tard, Lafayette Park (situé dans Pacific Heights) offre une vue sur un magnifique manoir (occupé actuellement par Danielle Steel) et une superbe maison victorienne, Haas-Lilienthal House. Retour vers le centre ville et Nob Hill afin de voir Grace Cathedrale. Petite marche vers le nord dans le but de descendre les escaliers de Vallejo Street, très fleuris et arborés. Enfin, retour vers le bart pour assister à un match de football soccer. Défaite au final, résultat du Rock Band 2 et des clips pourris jusque pas d'heure histoire de faire passer la pilule.
Doc.Fusion a dit à propos de Ces trucs cons qu'on entend quand on est célibataire :
Tchupy> merci pour la phrase, je l'ajoute
Et totalement d'accord avec l'analogie du taf. Si ce n'est que c'est plus simple pour le taf
Flaquemuf> tu connais mon amour immodéré pour la danse...
05/09/2010 @ 11:26