04/04/18

21:04 Bizarrerie anatomique
Les pleurs de ton bébé te vrillent d'abord le cœur. Les tympans viennent après.

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15/03/18

20:42 Angoulême 2018
Tradition de fin janvier début février premier tiers de l'année oblige, voici le post spécial post-Angoulême. Cette année, j'ai décidé de passer le samedi avec Fusionnette. Donc je ne me suis rendu que le vendredi et le dimanche à Angoulême. J'ai eu l'impression qu'il y avait moins de monde qu'à l'accoutumée, mais ce n'est qu'une impression. Comme l'année dernière, je vais mettre un peu plus en avant le livre dédicacé et la rencontre via une petite anecdote.


Vendredi, journée remplie avec beaucoup d'attente dans les files et peu d'à côté. En même temps, en étant présent que deux jours, mon plan de bataille était le suivant : dédicaces le vendredi, expos le dimanche.


Et on commence avec... une erreur dans mon planning. J'avais noté une dédicace l'après-midi (15h-17h) alors que c'était le matin. Personne dans la file d'attente, mon exemplaire à dédicacer est dans mon coffre de voiture mais pas grave : je vais faire dédicacer le tome 4 (qui est le premier tome d'une trilogie, tout comme le tome 1 et le sera le tome 7).
Le livre : Naguère, les étoiles est comme son nom l'indique une parodie de La guerre des étoiles. L'action est transposée au moyen-âge. Le scénariste et le dessinateur s'en donnent à coeur joie pour nommer leurs personnages, c'est un moment de lecture très drôle et plaisant.
L'anecdote : bien que résolus à faire autant de tomes que de films Star Wars dans la lignée principale, les scénaristes et auteurs ont décidé de ne pas se lancer dans les spin-off. Parce que les spin-off, c'est bien mais le jour où sortira un film sur l'adolescence des Ewoks, on sera peut-être arrivé au bout du bout... Sinon, en bas à gauche de la dédicace se trouve un petit Jean-Michel Jarjar, petit cadeau bonus lorsque j'ai indiqué mon prénom.


Naguère les étoiles tome 4 - Rudy Spiessert et Hervé Bourhis Dédicace de Rudy Spiessert



On continue avec un de mes auteurs de BD préféré. Curieusement, il n'y avait pas de file d'attente pour lui et lorsque j'ai commencé à en créer une, on m'a dit de ne pas le faire. Apparemment il y avait des consignes pour éviter les pré-files d'attente. J'ai donc été très attentif aux formations de files et bien m'en a pris : on m'avait promis "presque personne", une douzaine de gens attendaient lorsque je suis parti avec ma dédicace...
Le livre : La balade nationale est le premier tome d'une série racontant l'histoire de France en bande dessinée. Comme c'est une co-édition signée La revue dessinée, j'ai toute confiance dans le résultat. Ce premier tome est l'occasion de sillonner la France en compagnie de personnages de l'histoire de France (Jeanne d'Arc, Marie Curie, Molière, Alexandre Dumas (père), Pétain...) et de faire voler quelques idées reçues en éclat. C'est drôle, c'est instructif, c'est une réussite.
L'anecdote : Etienne Davodeau ne signe que le premier album de cette série. Il travaille actuellement avec Joub et un autre ami sur un album traitant des cinquantenaires qui devrait paraitre chez Futuropolis.


La balade nationale tome 1 - Etienne Davodeau Dédicace d'Etienne Davodeau



Ayant bien avancé sur mon planning du matin, je me retrouve face au problème suivant : toutes les autres séances de dédicaces ont une file d'attente imposante et plus aucune dédicace n'est prévue dans l'heure et demie qui vient. C'est donc le moment idéal pour visiter l'exposition consacrée à Naoki Urasawa. Ensuite, direction un polar SF scénarisé par Cyril Pedrosa (bien connu pour ses récits autobiographiques tel Portugal).
Le livre : Sérum raconte l'histoire d'un homme à qui on a inoculé un sérum de vérité. Incapable de mentir, il va devoir survivre dans un pays (la France) où petit à petit on découvre qu'un régime totalitaire et flippant s'est instauré.
L'anecdote : Cyril Pedrosa recherchait un dessinateur avec un trait plus sombre pour dessiner cette histoire. Nicolas Gaignard travaille désormais sur un nouvel album qui n'aura "rien à voir" avec celui-ci.


Sérum - Nicolas Gaignard et Cyril Pedrosa Dédicace de Nicolas Gaignard



Changement de sujet avec un livre avec lequel on ne va pas beaucoup rigoler, mais qui fait partie des indispensables de cette année.
Le livre : Petite maman nous raconte l'histoire d'une petite fille dont la maman âgée de 15 ans lors de sa naissance a du mal à faire face. Et comme le malheur attire le malheur, la mère s'éprend d'un homme maltraitant. Non, on est pas là pour rigoler.
L'anecdote : Halim souffrait du dos lors de cette dédicace. J'espère que ça va mieux. Halim s'est inspiré de l'histoire de Marina Sabatier pour écrire cette BD.


Petite maman - Halim Dédicace de Halim



Un peu plus de légèreté maintenant avec un passage sur le stand des éditeurs indépendants pour une série de 3 dédicaces. Un peu seulement, parce que la première oeuvre dédicacée est assez triste.
Le livre : La tristesse de l'éléphant est comme son nom l'indique, une histoire triste maintes fois primée à raison. Triste mais magnifique, tant pour le dessin tout en crayons de couleur que pour le récit. Ce dernier parle d'un petit orphelin qui trouve refuge au cirque, le temps que ce dernier reste dans sa ville. Tous les ans, le cirque passe et le garçon s'évade... jusqu'au moment où il rencontre une des artistes. Je n'en dis pas plus, allez le lire !
L'anecdote : Nina Jacqmin et Nicolas Antona ont prévu de retravailler ensemble, mais pas tout de suite, et pour un album qui sera très différent. C'est aussi pour que les attentes ne soient pas trop orientées sur un récit semblable qu'ils reportent leur future collaboration. En attendant, Nina Jacqmin travaille actuellement sur l'adaptation d'un livre.


La tristesse de l'éléphant -  Nina Jacqmin et Nicolas Antona Dédicace de Nina Jacqmin



On continue avec un auteur découvert (et apprécié) l'an passé : Michele Zerocalcare.
Le livre : Oublie mon nom raconte le décès de la grand-mère de l'auteur et comment faire face. Ca reste du Zerocalcare, avec énormément de références pop culture. Cet auteur est un peu le Boulet italien, pour vous donner une idée.
L'anecdote : Oublie mon nom fait suite en France à Kobane calling. Or chronologiquement, c'est l'ordre inverse. Le futur livre de Zerocalcare sera publié en même temps en France et en Italie, ce qui devrait rassurer les lecteurs (non, l'auteur ne dessine pas plus mal avec le temps, c'est l'inverse).


Oublie mon nom - Michele Zerocalcare Dédicace de Michele Zerocalcare



On termine sur le stand des éditeurs indépendants avec un livre emprunté à la bibliothèque, beaucoup aimé et qui figurait dans ma liste "à acheter un jour". Il faut dire que je suis avec beaucoup d'attention la production de sa dessinatrice depuis L'apocalypse selon Magda.
Le livre : c'est une histoire vraie, son histoire, qu'Ingrid Chabbert a confié à Carole Maurel. Celle d'une femme qui attend avec sa compagne un enfant... qui ne viendra pas. Un sujet délicat traité avec beaucoup de justesse et de tendresse. Magnifique.
L'anecdote : les deux auteures ont travaillé ensmble ensuite pour adapter En attendant Bojangles. Actuellement Carole Maurel travaille sur un diptique dans un univers post apocalyptique (tel que celui de Divergente par exemple). Hâte ! C'était la première dédicace de Carole Maurel en 2018 et... était signée "2017".


Ecumes - Carole Maurel et Ingrid Chabbert Dédicace de Carole Maurel



Retour au stand des gros éditeurs pour terminer la journée en beauté.
Le livre : Docteur Radar raconte l'histoire d'un méchant, un vrai super vilain qui fait froid dans le dos. Dans ce tome, sa maitresse s'évade de prison. Encore un coup de Dr Radar ? Sans trop vouloir spoiler, la réponse semble évidente...
L'anecdote : Dr Radar est tiré d'un feuilleton radiophonique, l'auteur a donc encore de la matière pour 6 à 8 albums. Mais entre chaque tome, il se consacre à un autre projet.


Dr Radar, tome 2 - Frédéric Bézian Dédicace de Frédéric Bézian



Enfin, rencontre avec une auteure que j'apprécie depuis de longues années et dont la façon de dessiner les cheveux m'a longtemps évoqué Franquin (c'est moins vrai maintenant) : Anne-Lise Nalin.
Le livre : Journal d'un enfant de lune traite d'une maladie héréditaire génétique rare, celle des "enfants de la lune" (Xeroderma pigmentosum). En effet, ces derniers ne supportent pas les rayons ultra violets du soleil et doivent plutôt vivre la nuit. Cet album est réalisé en partenariat avec une association. Le scénariste n'est autre que Joris Chamblain, déjà à l'oeuvre sur Les carnets de Cerise.
L'anecdote : j'espère qu'Anne-Lise aura récupéré les clés de son appartement sans encombre... Sinon une suite est prévue, mais difficile à écrire (le contenu prévisionnel n'étant pas joyeux, la forte demande de la part des enfants de l'association est difficile à gérer). Un tome trois se déroulant en partie en Tunisie, pays très touché par cette maladie est également à l'étude. Ce tome s'annonce très ambitieux avec un contenu très dense. Là encore, hâte de pouvoir un jour le lire !


Journal d'un enfant de lune - Anne-Lise Nalin et Joris Chamblain Dédicace d'Anne-Lise Nalin et Joris Chamblain



Après une journée passée avec Fusionnette, il est temps de reprendre la route d'Angoulême, cette fois avec l'ami Abrutim. Pour rappel, le dimanche, c'est le jour où il faut bien se résoudre à ne pas acheter tout ce qu'on voudrait même si les dédicaces sont possibles et à aller voir les différentes expositions.


Première dédicace avec un livre qui aurait pu repartir avec le fauve du meilleur album : Ces jours qui disparaissent.
Le livre : Lubin est artiste de cirque. Suite à une chute lors d'une répétition d'un numéro, il se cocgne la tête. Rien de grave. Sauf que le lendemain, il découvre qu'un jour complet s'est écoulé, journée dont il n'a aucun souvenir. Et le surlendemain, pareil. Lubin ne vit plus qu'un jour sur deux. Qui vit avec lui l'autre partie du temps ? Le sujet aurait pu être casse-gueule, se conclure par "tout ceci n'était qu'un rêve" mais en fait, non, tout est logique et bien construit. Pas étonnant donc que cette bande dessinnée ait déjà remporté de nombreux prix.
L'anecdote : Timothé était ravi de l'accueil fait à son livre, d'autant plus qu'il venait de signer les droits pour une parution à l'étranger. Bravo, c'est amplement mérité !


Ces jours qui disparaissent - Timothé Le Boucher Dédicace de Timothé Le Boucher



Direction enuite l'un de mes coups de coeur absolu de l'année, pour un livre jeunesse qui vous ramène des années en arrière, doté d'une héroïne au caractère bien trempé et extrêmement touchante.
Le livre : Momo est une petite fille de 5 ans qui n'aime pas voir son papa partir au large pour aller travailler. Alors elle reste avec sa grand-mère, sans oublier de lui faire les 400 coups. Et puis il y a la bande des garçons un peu bêtes. Et puis il y a Françoise, cette grande qui n'a pas peur des garçons. Et puis...
L'anecdote : l'histoire se déroule en Normandie. Mais en Normandie ou aux Antilles, finalement, les enfants font un peu toujours les mêmes bêtises. Jonathan Garnier, par ailleurs à l'oeuvre sur Bergères guerrières admet avoir été un peu fort sur le cliffhanger de la fin du tome 1. Il n'est pas impossible que Momo ne perdure pas encore un peu, les auteurs semblent assez sollicités en ce sens et ça ne serait pas pour me déplaire, bien au contraire !


Momo - Rony Hotin et Jonathan Garnier Dédicace de Rony Hotin Dédicace de Jonathan Garnier



Vendredi, la file d'attente ne désemplissait pas pour ce livre auréolé du prix Fnac. Dimanche, personne ! Vite, sautons sur l'occasion !
Le livre : Betty Boob est une histoire pratiquement muette. Muette mais fort colorée, abordant l'après cancer du sein avec une approche burlesque et poignante. Loin des clichés et de la tristesse qui semble inhérante au thème abordé, nous sommes ici touchés en pleine poitrine par cette fable survitaminée. A lire !
L'anecdote : Julie Rocheleau habite Montréal. Et apparemment, il vaut mieux vivre à Québec qu'à Montréal pour faire de la bande dessinée.


Betty Boob - Julie Rocheleau et Véronique Cazot Dédicace de Julie Rocheleau



Enfin, comme tous les ans, une dédicace de Boulet. Hé bien non. Cette année, au lieu de cette dédicace, repas avec Abrutim au Chat noir où nous avons (peut-être) croisé Naoki Urasawa. Ou pas. Puis visite des expositions consacrées à Osamu Tezuka et Marion Montaigne. Mais d'abord, retour sur l'exposition Naoki Urasawa vue vendredi.


J'adore Naoki Urasawa. Je l'ai découvert avec Monster. J'ai depuis acheté toutes ses créations parues (20th century boys, Billy Bat bien sûr, mais également Pluto, Happy!, Master Keaton... et même Pineapple Army, déniché à Strasbourg). L'exposition mettait en avant les planches originales des premiers chapitres de chacune de ses oeuvres, y compris la future Mujirushi, le signe des rêves (en collaboration avec Futuropolis et Le Louvre, sortie prévue en 2018 ) et Yawara! que je ne connaissais pas. En plus y figurait une vidéo de l'auteur en plein travail et expliquant les choix effectués pour la réalisation de l'exposition. En tant que fan, j'ai été comblé ! (Nettement moins quand j'ai réalisé dimanche après-midi qu'il dédicaçait également, mais vu le timing alloué et la file d'attente légitime, je n'ai pas de regrets).


Exposition Urasawa Exposition Urasawa Exposition Urasawa Exposition Urasawa Exposition Urasawa Exposition Urasawa Exposition Urasawa Exposition Urasawa Exposition Urasawa Exposition Urasawa Exposition Urasawa Exposition Urasawa Exposition Urasawa



La seconde exposition vue était la première du dimanche. Et ce fut une grosse claque. Osamu Tezuka est surnommé le Dieu du manga au Japon, on comprend mieux pourquoi en visitant l'exposition lui étant consacrée. De lui, outre Astro Boy, je connaissais L'histoire des 3 Adolf et Le roi Léo car ce dernier a inspiré le film Le roi Lion de Disney. Lors de l'exposition, j'ai donc découvert un auteur qui n'a cessé de se réinventer, de produire des oeuvres allant d'un peu naïves au début de sa carrière à très sombres par la suite, ayant une maitrise incroyable du découpage et effectuant des plans et des cassages de grille formidables. J'ai depuis commencé à emprunter certaines de ses oeuvres à la bibliothèque, tellement cette exposition m'a donné envie d'en découvrir davantage.


Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka Exposition Tezuka



La dernière exposition vue était consacrée à Marion Montaigne. Là encore, auteure que j'adore. Je l'ai découverte avec son blog. Et puis il y a eu les dédicaces (2010, 2012, 2014 et 2015 (et une non bloguée en 2017)). Autant dire que j'étais au taquet avant l'exposition. Mais passer après celle de Tezuka est difficile. Alors il y avait bien des extraits de la série vidéo Tu mourras moins bête, une vidéo expliquant le processus créatif pour le blog, des originaux du blog, des originaux de Dans la combi de Thomas Pesquet, des objets liés à cette dernière parution, des livres conseillés par Marion... L'expo n'en restait pas moins très (trop) courte, trop vite vue. Dommage.


Exposition Montaigne Exposition Montaigne Exposition Montaigne Exposition Montaigne Exposition Montaigne Exposition Montaigne Exposition Montaigne Exposition Montaigne



Pour vous donner une idée de ce qu'a vécu l'ami Abrutim, il suffit de regarder la vidéo ci-dessous :





Evidemment, tous les livres mentionnés ici sont de chaudes recommandations de lecture (même ceux que je n'ai pas encore lu ont été primé ou ont reçu suffisamment de critiques positives pour être considérés comme des valeurs sûres). Je ne patiente pas quelques heures juste pour le plaisir, mais parce que ces livres m'ont plu assez pour souhaiter échanger (voire ré-échanger) avec l'auteur.


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05/11/17

22:30 Voici le faire-part auquel vous avez échappé...
N'oubliez pas de tourner les pages...


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29/10/17

22:34 I know it's only rock'n'roll but I like Keith
Retour chronologique sur 2 jours marquants de cette semaine. Les plus avertis auront deviné rien qu'au titre de quoi ça va parler.

Mercredi 25/10 :
12h17 : passage du bus que je devais prendre juste devant mes yeux.
12h19 : appel à un collègue pour qu'il me prenne un sandwich pour le train.
12h27 : départ dans le bus.
12h38 : arrivée à la gare.
12h45 : arrivée au point de ralliement.
12h57 : montée dans le train.
13h12 : heure de départ théorique du train. Il ne bouge pas.
13h37 : départ du train.
16h20 : arrivée du train avec 29 minutes de retard. C'est pas à partir de 30 minutes de retard qu'il y a compensation ?
16h25 : recherche d'Alexandru, le chauffeur du bus.
16h45 : montée dans le bus d'Alexandru.
17h15 : deuxième tour de bus devant les Invalides, des policiers réglant la circulation en dépit des indications du GPS.
18h20 : arrivée à l’hôtel et découverte de mes compagnons de chambrée : le collègue joueur, le vieux collègue et le petit collègue jeune sympathique.
18h30 : départ pour la U Arena.
19h05 : arrivée dans les loges. La boisson est déjà à discrétion. Le buffet est plutôt famélique.
19h15 : speech du big boss.
19h20 : fin du speech.
21h06 : début du concert des Rolling Stones.
21h07 : Sympathy for the devil.
21h12 : It's only Rock'n'Roll (But I like it).
21h46 : You can't always get what you want.
21h54 : Paint it Black.
22h18 : Miss you.
22h53 : Jumpin' Jack Flash.
23h08 : (I Can't Get No) Satisfaction.
23h15 : fin du concert. Pas de Angie.
23h20 : mise en place du DJ pour nous ambiancer (sic).


Jeudi 26/10 :
00h03 : note pour moi-même : ne plus aller dans les toilettes hommes des loges.
02h00 : départ pour la navette de l’hôtel.
02h10 : passage de la navette sous notre nez.
02h15 : arrivée du petit collègue jeune sympathique passablement bourré et ingérable.
02h20 : le trajet du bus C est donc assuré par un bus désigné par la lettre A. Logique. Et pratique pour des gens bourrés.
02h30 : enfin la bonne navette A pour nous faire faire le trajet C. Il était temps, un peu plus et on faisait le trajet à pied (37 minutes selon le GPS).
03h00 : après 3 tours de la Défense, la navette nous dépose à notre hôtel. 30 minutes donc.
03h05 : le vieux collègue gerbe dans la salle de bain. Puis nettoie avec des serviettes.
03h15 : le petit collègue jeune sympathique passablement bourré et ingérable a besoin de débriefer sur sa soirée.
03h35 : le collègue joueur ronfle.
05h30 : le réveil du collègue joueur sonne.
06h00 : mon réveil sonne. Réveil du collègue joueur.
06h02 : réveil du vieux collègue en frappant des fourchettes l'une sur l'autre.
06h03 : secouage du petit collègue jeune sympathique. Sans succès.
06h04 : arrosage de la tête du petit collègue jeune sympathique. Semi succès.
06h05 : re secouage du petit collègue jeune sympathique. Sans succès.
06h06 : re arrosage de la tête du petit collègue jeune sympathique. Enfin avec succès.
06h15 : départ du bus pour la gare.
07h07 : arrivée à la gare.
07h19 : tentative pour échanger un billet non échangeable. Sans succès.
08h27 : départ du train.
08h28 : tout le monde dort.
11h37 : arrivée à Bordeaux.


Voilà le type de journées qui n'arrivent que tout les 20 ans !


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22/09/17

23:31 Le lion est mort ce soir

J'ai 10 ans. J'ai beau en avoir plus de 25 de plus, dans un coin de ma tête, j'aurai toujours 10 ans.


J'ai 10 ans et c'est les grandes vacances. Je suis tout excité parce qu'on part en vacances dans le Doubs voir la famille et surtout mon cousin. Je suis surtout tout excité parce que mon tonton parrain m'emmènera cette fois-là au stade, voir mon premier match de foot. Sochaux reçoit Auxerre. Je ne vois pas très bien le match parce que les places sont debout, que les gens sont grands autour et que la foule me fait un peu peur. Alors je reste près de mon tonton parrain. Un score de 0-0 au final et des étoiles plein les yeux.
J'ai 10 ans et mon tonton parrain m'apprend tant bien que mal à pêcher. Peine perdue, je ne suis pas mordu. Mais j'écoute mon tonton parrain qui me dit "écoute voir" comme à chaque fois qu'il va me raconter une anecdote. Mon tonton parrain, il a une moustache, comme les lions. Il est protecteur et un peu le chef de la famille, comme les lions.


Mon tonton parrain m'a offert mon premier maillot de Sochaux, que je garde précieusement. Sochaux, c'est l'équipe qui a sur le logo un lion, comme mon tonton parrain. Mon tonton parrain, à force de me dire "écoute voir", il a contribué à me faire devenir ce que je suis. Et puis mon tonton parrain, c'est le papa de mon cousin qui est un peu comme mon frère, alors du coup c'est vraiment un tonton parrain.


Comme ça fait bien plus de 15 ans que j'ai 10 ans, je regarde le match de Sochaux à la télé. Et je fulmine. L'arbitre a donné un carton rouge pour une faute imaginaire après 7 minutes de jeu, puis un second assorti d'un pénalty à la 22ème. Résultat, 5-1 pour les visiteurs à la mi-temps. Je fulmine et je suis triste au fond, parce que je sais que Sochaux en ce moment ça sent le roussi, il y aura 18 joueurs qui partiront l'été prochain, le club n'a plus d'argent et bientôt donc plus de joueurs. Ce sont un peu les derniers instants de Sochaux et j'aimerai un peu les savourer plutôt que de voir des parodies de foot comme ça.


Et puis je reçois un SMS. Sochaux perd et je perds celui qui entre autres m'a fait aimer Sochaux.


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10/09/17

13:51 Un samedi à son Climax de son occupation

J'ai hésité sur le titre. Occupation me semblait plus en adéquation que productivité qui a une connotation professionnelle-de-l-entreprise-des-winners (à l'heure de la start-up nation, je m'adapte) et pas vraiment en accord avec le temps libre. Bref. Voici dans le détail mon samedi.


09h20 : réveil. Changement de couches, café, habillage (si, si, ça existe). Alors oui, le lever fut très tardif. Mais c'est un peu normal, hier soir j'étais au Climax festival pour y voir Franz Ferdinand. La dernière fois, c'était en 2009... ça m'avait manqué !
Climax festival

Franz Ferdinand
09h40 : départ.
10h10 : arrivée au cours de massage de bébés. Ben oui, y a pas que les adultes qui ont le droit d'en profiter !
11h10 : retour à la maison.
11h15 : départ chez le boucher.
11h40 : passage de La Poste d'après l'avis. Mais on était toujours chez le boucher.
12h05 : départ pour le marché des Capu.
13h10 : retour à la maison.
13h30 : préparation du repas.
14h25 : fin du repas (une salade landaise à notre façon).
14h40 : bain pour Fusionnette.
15h25 : fin du bain.
15h30 : départ pour la bibliothèque municipale avec retours de livres et emprunts de nouveaux.
16h05 : retour à la maison.
16h15 : visionnage du match de foot d'hier soir Gazélec Ajaccio - FC Sochaux. Ben oui, le problème quand on sort le vendredi soir, c'est qu'on rate le match de son équipe favorite. Heureusement, en Ligue 2, il y a peu de spoils sur les résultats via les notifications de téléphone ou autres sources d'informations.
18h45 : départ pour le Climax festival.
19h15 : rencontre totalement fortuite avec l'un des cousins de ma compagne.
19h30 : Le dimanche à Bamako, c'est le jour des mariages... (fin du concert d'Amadou & Mariam).
20h05 : début du concert de Morcheeba. Ca faisait depuis 2013 que je voulais les revoir. Ma découverte du live acoustic à La Boule Noire enregistré en 1998 et diffusé sur Ouï FM fut un coup de coeur musical très fort. Malgré la pluie, je ne suis pas déçu de ce concert ! La bonne humeur de la chanteuse était très communicative et la setlist faisant la part belle aux vieux morceaux m'a comblé.
Morcheeba
21h10 : rentrée en tram.
21h20 : rentrée à pied sous la pluie à la maison.
22h05 : arrivée trempé à la maison.
22h25 : repas (bavette et ratatouille).
23h05 : bain pour ne pas tomber malade avec en lecture L'année du dragon de Vanyda et François Duprat (hâte de pouvoir lire L'année de la chèvre du coup) et Idéal standard d'Aude Picault. Lectures que je vous recommande, du coup, paf.
00h40 : câlin/dodo avec Fusionnette.


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16/08/17

23:18 La mémoire dans les poches

La mémoire dans les poches

11 ans. Il aura fallu attendre 11 longues années après le premier tome pour que le troisième tome (qui clôture cette série) sorte enfin. Et 8 ans après le second tome. Une attente longue et expliquée par le scénariste en préambule du dernier tome : Ce livre a failli avoir ma peau. Lorsque je l'avais rencontré lors d'un festival sur Bordeaux en 2013, il m'avait annoncé que le livre était toujours en gestation et qu'il l'avait plongé dans une profonde détresse, au point d'avoir failli arrêter entièrement la bande dessinée. Ce qui, au vu de la qualité de ses scénarios (Le pouvoir des innocents, Le sourire du clown, Urban...) aurait été franchement dommage.


Pourquoi ce livre a-t-il eu un impact aussi fort ? Déjà parce bien que non autobiographique, le scénariste nous informe :

Je suis parti de choses qui m’étaient proches, de personnes connues, d’événements auxquels j’ai moi-même été confrontés.


Ensuite, le thème global du livre, la famille et sa dislocation. Pourtant figure (idéale) du quartier défavorisé où ils vivent, cette famille en apparence unie et soudée est composée de trois personnes (le père, la mère, le fils) dont les liens respectifs vont tous se distendre :

La Mémoire dans les poches raconte la destruction d’une famille dont les liens se sont construits sur le mensonge, les omissions et un rapport idéalisé entre trois êtres qui croient parfaitement se connaître, mais qui, en fait, ignorent tout les uns des autres.


Au scénario fort s'ajoute un dessin sensible et aux couleurs calmes et douces (dans des teintes foncées) qui régalent les yeux. C'est donc une réussite totale pour cette série en trois tomes, très poignante. Je vous encourage vivement à la lire.


Un petit aperçu du scénario pour vous donner envie : mais pourquoi donc cet homme âgé se promène-t-il avec un nouveau-né dans les bras ? Qu'est-il pour lui ? Pourquoi fuit-il dès qu'on lui demande quels sont leurs liens ? Comment en sont-ils arrivés à cette situation sordide où il demande à une femme venant d'allaiter si elle ne peut pas le faire également pour le bébé qui l'accompagne ?


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08/08/17

03:30 S'il y a bien un truc auquel je ne m'attendais pas en ayant un enfant
C'est de devoir faire des tours de poussette dans Bordeaux à ces heures incongrues.

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22/07/17

06:25 La vie en Rose
Ce post est antidaté pour des raisons évidentes.

J'ai toujours aimé les jeux vidéos. Bien plus que cette alchimie complexe entre son, graphisme, game design et histoire (j'en oublie, vous compléterez), je crois que le premier truc qui m'a plu, c'est la possibilité de sauvegarder. D'aller découvrir, se planter éventuellement et reprendre comme si de rien n'était. L'exploration au moindre risque.
Dans ma vie, j'ai régulièrement procédé de même. Il me faut avouer qu'à 38 ans, je n'ai jamais pris de crédit. Pas par peur de l'engagement, mais plutôt par peur de me tromper et de me mettre dans une situation plus qu'inconfortable. Parce que mon leitmotiv est simple : choisis comme tu veux mais assume ton choix, quel qu'il soit. Par exemple : assume de partir vivre à Bordeaux loin de ta famille et du coup de ne pas avoir beaucoup de soutien en cas d'opération liée à un calcul rénal.

Du coup, c'était avec beaucoup d'appréhension qu'il a fallu que j'assume la vie en couple sous le même toit : mes choix n'impliquent plus uniquement ma personne. Cependant, nos choix sont des choix adultes, mûrs et réfléchis.

Et puis ce 22 juillet, à 6h25, après une nuit harassante et une journée d'attente longue comme une veille de Noël qui durerait plus d'une semaine, tout a volé en éclat. Dans un petit cri. Deux heures plus tard, je la tenais dans mes bras et je commençais à vraiment réaliser à quel point ma vie venait de basculer.
Je m'étais préparé longtemps à la responsabilité qui devenait la mienne (enfin, la notre). Cette petite chose était venue au monde par notre désir, elle n'avait rien demandé à personne et nous avons donc un devoir moral fort sur son épanouissement et son bonheur.
Mais je ne m'étais pas préparé à la vague d'amour pur qui m'a envahi. Certes, j'avais eu quelques bouffées pendant les échographies. Mais je ne soupçonnais pas à quel point une petite chose grosse comme un sac de patates de Noirmoutier pouvait transfigurer. Je comprends mieux les primipares/multipares qui souhaitent que les nullipares aient des enfants. Toutefois, je ne les cautionne pas (hé oui, chacun ses choix, tant qu'ils sont assumés...).
Pour vous donner une idée de la bulle dans laquelle je suis depuis, je sais que ce monde est tout pourri et que ça empire mais j'ai foi en l'humanité. Les messages reçus et la pureté de ce petit être m'ont boosté d'une façon inimaginable.
Et ça, je le souhaite à tous (surtout à mes lecteurs, mais hormis ma maman ça ne fait pas grand monde), peu importe le biais.


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16/07/17

16:40 Etat d'esprit...

Soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?

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25/06/17

17:40 Ce qui nous lie

Ce qui nous lie
J'ai toujours apprécié les films de Cédric Klapisch (y compris Peut-être), depuis Le péril jeune vu et revu une quantité de fois assez incalculable. Probablement le film le plus vu pendant mon adolescence, et de loin.
J'avoue que la suite de L'auberge espagnole m'avait un peu laissé sur ma faim, surtout Casse-tête chinois : de bons films, agréables, mais qui manquaient un peu de corps.

Son dernier film, Ce qui nous lie, ne manque pas de corps. Ni de tanins, puisqu'il a pour lieu une exploitation viticole bourguignonne. Ayant grandi dans la Marne et vivant depuis plus d'une décade à Bordeaux, le sujet me plaisait assez. L'histoire est résumée en quelques lignes : un fils revient après 10 ans d'exil dans la demeure familiale retrouver son frère, sa sœur et son père mourant. Ce dernier ne survit guère longtemps au retour du fils et se pose la question de l'héritage pour les trois enfants.


La force du film tient à l'évolution des personnages incarnées par un trio d'acteurs excellents : Pio Marmai, (la toujours sublime) Ana Girardot et François Civil, ainsi qu'aux thèmes abordés. L'héritage, oui, bien sûr, mais aussi la filiation, la transmission, le partage, les sacrifices. Après de nombreux films du dimanche simplement frais et divertissants (tels des rosés), c'est quand même agréable de voir un excellent film, profond et savoureux.


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21/06/17

19:42 Voilà l'été !
Contrairement à ce que chantaient Les négresses vertes, on ne peut pas vraiment dire "enfin l'été". La faute à une canicule depuis une dizaine de jour, avec une température en journée supérieure à 35° (et ressentie à presque 40) et des nuits dont la relative fraîcheur à 21° n'intervient qu'à 7h. Ce qui implique des nuits plutôt courtes.

Face à ces chaleurs difficilement soutenables, j'ai opté pour les grands moyens et l'acquisition d'un purificateur d'air ventilateur/chauffage d'appoint de compétition. Est-ce vraiment utile ? Est-ce que les fonctionnalités de l'appareil justifient le prix démesuré ? Réponse plus tard.

En attendant, un petit peu de fraîcheur musicale (ou pas).


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29/04/17

21:44 38 ans, c'est pas si pire
Pour fêter dignement mon anniversaire, rendez-vous avec mon cercle d'amis très rapproché à l'escape game du Casse-tête bordelais afin de survivre à La petite chambre. Sortis au bout de 45 minutes, on a réussi haut la main (pas nécessairement grâce à moi d'ailleurs, mais bon). C'était amusant de constater que cette ambiance un peu tendue à base de têtes de poupées et 2-3 événements un peu frissonnants pouvaient angoisser le plus grand du groupe. L'année dernière, au même endroit, nous étions venus à bout de In vino veritas qui n'existe plus. C'est amusant de voir comment les mêmes lieux ont été réagencés, le travail fourni pour aboutir à quelque chose de complètement différent. Sachez que si vous fouillez un peu sur le Facebook du lieu, vous devriez nous trouver en photo.
Ensuite, repas tous ensemble à La petite savoie où les préférences furent très genrées : fondue pour mesdames, raclette pour messieurs. Après une grolle et un peu verre de génépi de bon aloi, direction le Café brun où la musique est bonne (bonne, bonne) et l'alcool coule à flot, au moins jusqu'à la fermeture. L'occasion pour le sosie non officiel bordelais de Cyril Hanouna de faire sensation.
Et c'est ainsi qu'heureux, avec un petit sac contenant divers articles pour le bain, s'acheva mon 38ème anniversaire avec les copains à une date qui n'est pas celle de ma naissance.

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28/03/17

20:38 Flaky's wedding (and namedropping)

Mariage de Flaky

Certains jours ressemblent, lorsque l'on se les remémore, à un rêve. Parce qu'ils sont empreints de simplicité, de bonheur et sont liés à une fatigue soutenue qui font se dire après coup "mais comment j'ai pu faire tout ça".

Le week-end qui vient de s'écouler entre bien dans cette catégorie. C'était le mariage de Flaky, qui après m'avoir fait découvrir Bordeaux puis San Francisco me demandait d'être son témoin dans un village près de Mercurey (département 71, Saône-et-Loire). Du coup, 600kms à faire le vendredi pour rejoindre mon hôtel du vendredi soir.

Samedi matin, retrouvailles avec le futur marié puis direction la mairie après changement vestimentaire. Le point le plus problématique résidait dans le fait de devoir prononcer un discours. Je m'en suis très moyennement sorti : la tâche était ardue car la distance couplée à nos vies respectives ne nous laissent plus beaucoup de temps pour se voir. Toutefois mon discours permettait de mettre les autres qui suivirent en valeur et c'est déjà ça. Le vin d'honneur (du Mercurey) était ensuite bu dans une cave nommée A ma cave. Il était délicieux, je suis reparti d'ailleurs avec une bouteille plus tard. Le vin d'honneur m'a valu quelques questions sur le marié ainsi que sur ce fameux forum de culture bretonne que je mentionnais dans mon discours. L'occasion de penser à Izo.
Ensuite, rendez-vous était donné à 18h près de Mâcon, au Château de Besseuil. Les chambres étaient très confortables, la literie une pure merveille... dont je n'ai pas pu assez profiter à mon goût : entre le repas, la soirée jusque 3h et le changement d'heure, la nuit fut courte. D'ailleurs, un des convives disait à juste titre lors du brunch à 11h que l'assemblée ressemblait à un encéphalogramme plat.
Mais il était déjà 14h et l'heure de rentrer à Bordeaux, 615kms, en passant près de St-Etienne (50 minutes pour être précis) et en ayant une pensée pour Junko. Il me faut être honnête, ce retour était aussi nostalgique de l'époque où voir Flaky était plus simple, où AKA était là, où Michel23 habitait à 120 mètres, où Jungle-Ju n'était pas partie... Fort heureusement, le souvenir téléphonique de vendredi soir de mes amis toujours sur place (AnnEtRaf, Nico) était présent et me permettait de garder à l'esprit qu'il ne fallait pas regarder en arrière mais vers l'avant, où ma compagne m'attendait.

Je vous laisse avec une photo des mariés préservant leur anonymat.


Mariage de Flaky

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07/03/17

20:53 I had a dream
Cette nuit, dans mon sommeil, j'étais à l'usine. Au vu des fringues de mes comparses, nous étions en plein 19ème siècle. J'avais moi aussi un béret, un foulard autour du cou et une salopette ample avec un haut blanc. Et je suais. Beaucoup. A cause de la chaleur, mais aussi de la concentration requise pour faire ces fichus clous.
Attention, ce n'était pas n'importe quels clous. Je me souviens bien avoir remarqué lors d'un spectacle donné par un cirque que nos clous avaient servis à faire leurs gradins. Des clous de qualité. Des clous qu'il faut bien usiner. Des clous qui empoisonnent mes heures, jusqu'à la sonnerie.
Las, tanné et fourbu, nous quittons l'usine avec mes camarades. En ayant franchi le seuil, je jette un regard par dessus mon épaule à cet endroit où je viens de trimer une journée de plus. Et je lis sur la pancarte annonçant le nom de l'usine : Le clou du spectacle.
Là, je me suis réveillé, maudissant mon inconscient.

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05/03/17

13:12 Angoulême 2017
Tradition de fin janvier début février premier tiers de l'année oblige, voici le post spécial post-Angoulême. Encore beaucoup de monde cette année, surtout le samedi dans les stands éditeurs. Beaucoup moins le dimanche, y compris aux expositions : c'est normal, c'est la tradition. Angoulême reste quand même une énorme librairie avec des tonnes d'auteurs en dédicaces, c'est donc le moment de faire un bilan. Bilan sur lequel je vais tenter d'innover en mettant un peu plus en avant le livre et la rencontre via une petite anecdote.

Vendredi, journée remplie avec beaucoup d'attente dans les files et peu d'à côté. C'est à peine si j'ai pu aller aux stands des éditeurs "indépendants" (en tout cas moins gros que le stand principal). C'était un choix : Angoulême c'est tous les jours une bataille, mais pour gagner la guerre, il faut voir loin et donc sur 3 jours...


Et on commence avec une série dont j'avais pu avoir le scénariste en 2013. Pour le dessinateur, c'est chose faite. Ou presque...
Le livre : Aspic, détectives de l'étrange est une série de dyptiques. Le tome 5 étant sorti, nous avons donc 2 histoires complètes en deux tomes et une histoire qui s'achèvera avec la parution du tome 6. Cette série mêle un duo composé d'une jeune et jolie bourgeoise et un petit et astucieux gamin des rues confrontés à des énigmes paranormales (mais c'est expliqué dans le titre après tout). Après les médiums et les vampires, nous voici face à un fantôme de l'opéra...
L'anecdote : le dessinateur a changé pour ce 5ème tome, c'est Emmanuel Despujols qui succède à Jacques Lamontagne. Le scénariste reste Thierry Gloris et un petit clin d'oeil à ce changement est glissé dans l'album. Le trait n'est pas radicalement différent bien que distinct. C'est apparemment le scénariste qui aurait proposé au dessinateur actuel de travailler avec lui.


Aspic, détectives de l'étrange tome 5 - Emmanuel Despujols et Thierry Gloris Dédicace d'Emmanuel Despujols


On continue avec une série que j'apprécie depuis pas mal d'années. C'est la première fois que j'avais l'occasion de voir le dessinateur, je ne m'en suis pas privé !
Le livre : Pico Bogue est un petit garçon maniant avec délectation les mots. Il a une petite soeur nommée Ana-ana tout aussi taquine que lui, ce qui laisse plus ou moins désemparés leurs deux parents. Cette série est composée de gags sur une page avec un nombre de cases variables. Le dessin est au crayon de couleur et je l'aime beaucoup.
L'anecdote : bien que les noms du dessinateur et de la scénariste soient différents, il s'agit en fait d'une entreprise familiale : la scénariste est la mère du dessinateur. Et le reste de la famille relit et valide chaque gag avant publication. C'est la scénariste qui est à l'origine de la série, apparemment elle souhaitait que son fils commence à travailler...


Pico Bogue, tome 1 - Alexis Dormal et Dominique Roques Dédicace d'Alexis Dormal


Vient ensuite un (couple de) dessinateur(s) pour une réédition/suite d'album. Cette phrase étant peu claire, je m'explique : Kerascoët est un couple mais seul l'un des deux était présent cette année à Angoulême. Je l'ai donc fait dédicacer sur un livre nommé Voyage en Satanie (scénarisé par Vehlmann) qui était initialement un dyptique chez Dargaud, sauf que... le second tome n'est jamais paru. Les éditions Soleil ont donc repris le titre et ont publié le dyptique en entier. J'ai connu Kerascoët via Jolies ténèbres publié chez Dupuis.
Le livre : Voyage en Satanie présente une expédition vers le centre de la terre afin de retrouver un homme parti à la rencontre des Sataniens, peuple supposé vivant sous la terre. Dans la version Soleil, les pages sont sur fonds noir ce qui ajoute au côté oppressant de l'album.
L'anecdote : si un seul des deux dessinateurs était présent à Angoulême cette année, c'est parce que l'autre devait s'occuper de leur(s) enfant(s)... et si la dédicace ressemble à un Rat-garou tout droit sorti de Bone, c'est un pur hasard, ils ne l'ont pas lu !


Voyage en Satanie - Kerascoët et Fabien Vehlmann Dédicace de Kerascoët


Il y a quelques années, j'ai reçu en cadeau l'intégrale de Quai d'Orsay. Et pour une fois, son auteur était à Angoulême en dédicace...
Le livre : Quai d'Orsay montre par diverses chroniques l'envers du décor du Ministère des affaires étrangères, période Dominique de Villepin. Il a été adapté au cinéma.
L'anecdote : Christophe Blain travaille actuellement sur un nouveau tome de la série Isaac le pirate, que je ne connais pas, à la stupéfaction de l'auteur en dédicace à côté.


Quai d'Orsay - Christophe Blain et Abel Lanzac Dédicace de Christophe Blain


Pour finir la journée, un autre cadeau dédicacé : Herakles.
Le livre : Herakles, si ce nom ne vous dit rien, pensez à sa version romaine : Hercule. Et là, tout s'éclaire. Le livre colle donc au plus près de la légende d'origine. L'une de ses grandes forces est de ne jamais noyer le lecteur sous les tonnes de rencontres d'Herakles (notamment les Argonautes) tout en les restituant. De plus le trait est inspiré des poteries grecques.
L'anecdote : Edouard Cour aurait pu devenir LE dessinateur de l'antiquité. Mais ça ne l'enchantait pas vraiment. Du coup, il est parti dans une biographie du fondateur de l’Aïkido (au Japon). Et son prochain album ne sera ni au Japon, ni en Grèce...


Herakles - Edouard Cour Dédicace d'Edouard Cour


Samedi, journée commencée au stand des éditeurs "indépendants" pour fuir le monde. J'y suis d'ailleurs retourné plus tard dans la journée. Et journée placée sous les Hmongs.


Pour changer un peu et bien commencer la journée, c'est un cadeau que j'ai fait que je dédicace : Coquelicots d'Irak.
Le livre : Coquelicots d'Irak raconte sous forme de petites saynètes la vie de l'auteure en Irak, de son enfance à sa vie en France. Etant née à Mossoul, c'est l'actualité et la (dure) compréhension qu'elle ne pourra plus y retourner qui est à l'origine de cet album. Il y a un peu d'Arabe du futur dans cet album : si vous avez aimé l'un, vous devriez aimer l'autre.
L'anecdote : Brigitte Findakly est la coloriste attitrée de Lewis Trondheim... et sa femme. Bien qu'un second album ne soit pas prévu, il se peut que quelques souvenirs de famille racontés par d'autres membres amènent à une réflexion sur une éventuelle suite. Ou pas, évidemment.


Coquelicots d'Irak - Lewis Trondheim et Brigitte Findakly Dédicace de Lewis Trondheim et Brigitte Findakly


De retour au stand des "gros" éditeurs, je patiente pour une dédicace de Lolita Séchan. Des bruits courent comme quoi hier il était difficile de la voir. Aucun souci pour ma part ce jour-là et c'était fort plaisant.
Le livre : n'y allons pas par quatre chemins, Les brumes de Sapa est un de mes gros coups de cœur de cette année. L'histoire retrace la relation entre l'auteure et une jeune Hmong rencontrée lors de son premier voyage au Vietman. De l'évolution de cette relation l'on perçoit également l'évolution du Vietnam ainsi que celle de chacune des protagonistes. Avec cet album, Lolita s'est fait un prénom.
L'anecdote : il s'agissait du premier Angoulême pour l'auteure du côté des dessinateurs et elle était plutôt anxieuse. Cependant, tout s'est déroulé à merveille : même la petite tache d'encre de la plume a fui mon exemplaire pour finir sur la table de dédicace. La rédaction de l'album ayant duré pas moins de 5 ans, le trait a changé entre le début et la fin : l'auteure aurait souhaité pouvoir tout redessiner mais je trouve que ça amène une idée de progression dans le parcours qui fait coller la forme au fond.


Les brumes de Sapa - Lolita Séchan Dédicace de Lolita Séchan


Encore une dédicace sur un livre offert. Et encore un livre que j'ai offert !
Le livre : La légèreté retrace l'errance de Catherine Meurisse après l'attentat de Charlie Hebdo, où elle travaillait. Je l'avais déjà vue à l'Escale du livre pour Moderne Olympia, livre que j'avais également offert. La légèreté questionne le rapport au beau, à l'art et à la barbarie avec humour, un excellent livre.
L'anecdote : aussi incroyable que ça puisse paraitre tant la forme et le fond semblent liés sur cet album, à sa parution, Catherine Meurisse a reçu plusieurs propositions d'adaptation cinématographique. Et l'une d'elle a eu sa préférence. Elle co-scénarise actuellement "ce qui sera peut-être son premier nanar" avec la réalisatrice, Julie Lopes Curval.


La légèreté - Catherine Meurisse Dédicace de Catherine Meurisse


Suite à l'affluence dans le stand des "gros" éditeurs, retour sur le stand des éditeurs "indépendants" pour une dédicace de Kobane Calling.
Le livre : Kobane Calling, c'est l'histoire d'un italien qui va découvrir la lutte du peuple kurde contre Daech. Ca peut sembler chiant de prime abord, mais l'humour omni-présent et la sincérité du livre lui confère vite un statut d'incontournable. Il était d'ailleurs nominé dans la sélection officielle d'Angoulême de cette année.
L'anecdote : j'avoue, après quelques pages du livre, je m'attendais à découvrir un auteur anar-punk. Perdu. C'est un auteur déjà parfaitement bilingue et extrêmement agréable avec son public que j'ai découvert. J'étais déjà conquis par le livre, je le suis également par son auteur.


Kobane Calling - Zerocalcare Dédicace de Zerocalcare


Retour au stand des "gros" éditeurs pour retrouver Vanyda, déjà vue en 2014 (et ratée de peu en 2012).
Le livre : Un million d'éléphants retrace dans un récit choral les évolutions du Laos. On suit ainsi plusieurs personnages (dont un Hmong) et leurs descendances. J'avoue, le livre nécessite une seconde lecture car il n'est pas toujours aisé de se situer dans cette multitude de protagonistes. Mais rien d'insurmontable non plus. Ca faisait plusieurs années que Vanyda souhaitait raconter "son" Laos et l'aide de Jean-Luc Cornette lui a été précieuse pour mener à bien ce projet très personnel.
L'anecdote : Vanyda s'est dessinée dans l'album, ainsi que sa famille. Sa grand-mère qui figure sur ma dédicace a été quelque peu embellie d'après elle. Lors de ce festival d'Angoulême, elle a participé à une rencontre en compagnie de Lolita Séchan.


Un million d'éléphants - Vanyda et Jean-Luc Cornette Dédicace de Vanyda


Fin de la journée et dédicace un peu inespérée : je repère une file d'attente presque vide pour un livre qui était depuis longtemps sur mes radars. Je prends donc le livre avant de découvrir... qu'il y avait eu un tirage au sort. Les personnes à côté de moi m'ont encouragé à persévérer et effectivement, ce fut payant. Un grand merci à l'auteur.
Le livre : Là où vont les fourmis est un magnifique conte à lire à peu près à tout âge. Difficile d'en dire plus sans spoiler, sachez seulement qu'on baigne dans une ambiance Mille et une nuit moderne et que les dessins sont absolument splendides.
L'anecdote : Michel Plessix travaille actuellement à l'adaptation d'un roman se déroulant dans un des pôles. Beaucoup de blanc et de bleu sont à prévoir côté chromatique.


Là où vont les fourmis - Michel Plessix et Frank Le Gall Dédicace de Michel Plessix


Le dimanche, c'est le jour où il faut bien se résoudre à ne pas acheter tout ce qu'on voudrait même si les dédicaces sont possibles et à aller voir les différentes expositions.


Et pour commencer, un scénariste déjà vu en 2012, Antonio Altarriba.
Le livre : L'aile brisée fait écho à L'art de voler. Ce dernier retraçait la vie du père de l'auteur tandis que L'aile brisée s'attarde sur la vie de sa mère. En effet, le traitement reçu par cette dernière dans L'art de voler ne lui rendait pas vraiment justice et l'auteur a voulu rectifier le tir. Ce qui lui a permis de découvrir des choses insoupçonnées sur sa mère. Kim est aux dessins, tout comme sur L'art de voler.
L'anecdote : Antonio Altarriba me l'a confirmé : il n'y aura pas d'autres albums sur des membres de sa famille.


L'aile brisée - Kim et Antonio Altarriba Dédicace d'Antonio Altarriba


Je suis un auteur déjà rencontré en 2009, 2011, 2012 et 2015. Je suis, je suis... Boulet. Oui, c'était facile.
Le livre : Notes retrace au format papier le blog de Boulet. Et une fois que l'on a dit ça, on a tout dit.
L'anecdote : Boulet n'est pas que dessinateur. Il est également co-directeur d'une collection dédiée aux sciences nommée Octopus. Sur cette dédicace, sa vraie réaction face à ce tweet :



Notes - Boulet Dédicace de Boulet


Alors que la file d'attente était très importante le samedi et le vendredi, elle est déserte le samedi, autant en profiter !
Le livre : Le port des marins perdus est une sorte d'opéra en 4 actes, ode aux voyages et aux marins du début du 19ème siècle. Il règne dans ce livre le souffle épique, le chant anglais et la brise marine ainsi qu'un brin de fantastique et de Stevenson.
L'anecdote : Teresa Radice et Stefano Turconi sont un couple de dessinateurs italiens. Ils connaissent Zerocalcare qui est une star en Italie (et qui dédicace jusqu'à pas d'heures). La traduction est assurée par Frédéric Brrémaud, déjà vu en 2016.


Le port des marins perdus - Teresa Radice et Stefano Turconi Dédicace de Teresa Radice et Stefano Turconi


Terminons les dédicaces avec Petit dont le départ du scénariste s'est effectué sous mes yeux.
Le livre : Petit est certes petit... pour des Ogres Dieux (donc géants). A travers toute la lignée des Ogres Dieux que l'on va découvrir au fur et à mesure de l'album, on va prendre connaissance d'un univers où les humains sont mis en esclavage et où Petit deviendra grand (ou pas).
L'anecdote : la série des Ogres Dieux ne va pas s'arrêter au deuxième tome paru (Demi-Sang).


Petit - Hubert et Bertrand Gatignol Dédicace de Bertrand Gatignol


Angoulême, c'est aussi l'occasion d'acheter des Kit Kat exotiques au stand "manga".


Les vieux fourneaux - Cauuet et Wilfrid Lupano


Enfin, Angoulême c'est aussi des expositions. Si je n'ai pas pris d'images de l'Exposition Hermann (c'était interdit), j'en ai pris de l'exposition Loo Hui Phang.


Les vieux fourneaux - Cauuet et Wilfrid Lupano Dédicace de Cauuet


J'en ai également pris de l'exposition Kamimura. Ce qui m'a donné envie de découvrir son oeuvre et coup de chance, la bibliothèque de Bordeaux disposait de Le club des divorcés et Lady Snowblood
(que je recommande vivement) et qui a servi d'inspiration à Quentin Tarantino pour son Kill Bill.


Les vieux fourneaux - Cauuet et Wilfrid Lupano Dédicace de Cauuet Les vieux fourneaux - Cauuet et Wilfrid Lupano Dédicace de Cauuet Les vieux fourneaux - Cauuet et Wilfrid Lupano Dédicace de Cauuet Les vieux fourneaux - Cauuet et Wilfrid Lupano Dédicace de Cauuet


Evidemment, tous les livres mentionnés ici sont de chaudes recommandations de lecture (même ceux que je n'ai pas encore lu ont été primé ou ont reçu suffisamment de critiques positives pour être considérés comme des valeurs sûres). Je ne patiente pas quelques heures juste pour le plaisir, mais parce que ces livres m'ont plu assez pour souhaiter échanger (voire ré-échanger) avec l'auteur.


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01/02/17

00:13 Un peu de lecture SF ? Un peu de lecture SF !

4 livres de SF lus ces derniers mois, tous adorés et donc fortement conseillés.


Je suis vivant et vous êtes morts - Emmanuel Carrère


4ème de couverture : Tout commence avec le souvenir d'un cordon de lampe qui n'existe pas. La plupart des gens se disent "c'est bizarre" et passent outre. Pas Philip K. Dick. Pour lui, c'est le début d'un doute incessant : sommes-nous vraiment réels ? Vivants ou bien morts ? L'existence de l'écrivain sera guidée par ces retournements, tour à tour époux modèle, grand psychotique, fervent catholique, junkie...
Emmanuel Carrère est né en 1957 à Paris. Prix Renaudot 2011 pour Limonov, il est également l'auteur de La Moustache, La Classe de neige (prix Femina 1995), L'Adversaire, Un roman russe, D'autres vies que la mienne et Le Royaume.


Mon avis : comme vous devez sûrement déjà le savoir, je suis un grand fan de P.K. Dick. Un livre retraçant sa vie en y mêlant son oeuvre et écrit de façon dickienne, je ne pouvais que m'y intéresser. Et je n'ai pas été déçu. Alors certes, il vaut mieux connaitre un peu l'oeuvre et l'auteur pour savourer pleinement ce roman mais ne serait-ce pas un excellent prétexte pour s'y intéresser dans le cas où vous ne le connaitriez pas ?



Des larmes sous la pluie - Rosa Montero


4ème de couverture : En 2119, dans les Etats-Unis de la Terre, les répliquants s'entretuent dans des crises de folie meurtrière, tandis qu'une force anonyme tente de prendre le contrôle des archives centrales pour manipuler l'humanité. Bruna Husky, une répliquante, mène l'enquête à la fois sur ces meurtres et sur elle-même, avec l'aide de marginaux et d'aliens.


Mon avis : répliquant ce terme ne vous est pas inconnu si vous avez lu Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? (aussi dénommé en France depuis 1982 par Blade runner). Et là, vous vous dites : quoi, une sorte de suite d'un des chefs d'oeuvre de Dick écrit par un autre auteur ? Ca sent la magouille commerciale. Vous avez tort, pour deux raisons : tout d'abord, ce n'est pas une suite. C'est un univers assez proche mais différent. Les clins d’œil sont nombreux et ferons sourire à la lecture. Ensuite, c'est un excellent roman, qui reprend les codes de l'univers mais qui amène d'autres thématiques. J'étais peu convaincu, j'ai fini le livre enchanté.



Le poids du coeur - Rosa Montero


4ème de couverture : Bruna Husky, la rep de combat des Larmes sous la pluie, n’a pas le moral. Les humains l’énervent, avec leur vie à rallonge, alors que chaque seconde la rapproche de l’heure de sa mort. Au cours d’un voyage dans le District Zéro, à la suite d’une altercation, elle recueille un peu malgré elle une fillette à moitié sauvage, obstinée et difficile, Gabi. Très vite, sur la foi d’un mot mystérieux, elle se retrouve embarquée dans une sombre affaire de poubelles atomiques aux confins du monde connu, dans une zone où règne une guerre permanente. L’enquête la mène sur la planète de Labari, dominée par la religion et le mépris pour les femmes. Elle est accompagnée dans son aventure par un “tripoteur” séduisant autant qu’inquiétant et d’une jeune réplicante née de la même matrice industrielle qu’elle, Clara Husky, son portrait craché. Cet alter ego plus jeune va la pousser à s’interroger sur son humanité et son destin. Entourée par ses vieux amis, Yiannis l’archiviste, qui change d’humeur toutes les cinq secondes à cause de sa pompe à endorphines, Bartolo le boubi collant et goulu ; jouant les intermittences du coeur avec l’inspecteur Lizard, toujours là pour lui sauver la vie mais jamais pour lui déclarer sa flamme, Bruna Husky est une survivante qui se débat entre l’indépendance totale et un besoin d’affection désespéré, un animal sauvage prisonnier de sa courte vie. Rosa Montero construit des mondes extraordinaires, étranges et cohérents, avec une maestria de conteuse hors pair. Elle écrit tout à la fois un roman d’aventures politique et écologique, un thriller futuriste, une réflexion sur la création littéraire, une métaphore sur le poids de la vie et l’obscurité de la mort… Et rappelle l’urgence de vivre et d’aimer quel que soit le monde qui nous est dévolu.
Rosa Montero est née à Madrid et a étudié la psychologie et le journalisme. Elle travaille depuis 1976 au journal El País. Elle a remporté différents prix littéraires et publié de nombreux romans, des essais et des biographies. Elle est l’auteur de romans à grand succès traduits dans de nombreuses langues, parmi lesquels La Fille du cannibale (prix Primavera et best-seller en Espagne), Le Roi transparent, Instructions pour sauver le monde et L’Idée ridicule de ne plus jamais te revoir.


Mon avis : en ayant fini le premier tome enchanté, je me suis évidemment précipité sur la suite des aventures de Bruna Husky. Je n'ai pas été déçu. Tout est encore une fois bien ficelé, l'apport d'un élément important du récit correspondant à notre actualité (dont je n'étais toutefois pas au courant) ancre le livre dans un futur plausible (et peu enviable). Du coup j'attends le troisième tome avec impatience.



Prime time - Jay Martel


4ème de couverture : Perry Bunt aurait voulu réussir à Hollywood ; il a même failli le faire, autrefois. Proche de la quarantaine, il enseigne désormais l’art du scénario à de jeunes étudiants spectaculairement agaçants. Mais il y a Amanda. La si ravissante, si inaccessible Amanda Mundo. Un jour, n’y tenant plus, Perry décide de lui rendre une visite surprise à son soi-disant travail. Soudain, il comprend pourquoi sa beauté lui semblait légèrement « inhumaine ». Bienvenue chez Galaxy Entertainment ! Vous ne le saviez évidemment pas, mais la Terre est depuis longtemps le théâtre de l’un des programmes de télé-réalité les plus populaires de la galaxie. Partout dans le cosmos, on se régale des mésaventures des terriens, ces êtres primitifs et arrogants qui, à force de guerres, de pollution et de décisions irrationnelles s’approchent chaque année un peu plus de l’autodestruction. Sauf que les spectateurs commencent à se lasser. L’audience est en berne, ces derniers temps. A tel point que les producteurs ont décidé d’arrêter les frais. Désireux de finir en beauté, ils nous ont concocté un dernier épisode de folie : la fin du monde, rien de moins. Et c’est pour dans trois semaines.
Jay Martel vit à Los Angeles. Il est scénariste, dramaturge et journaliste. Prime Time est son premier roman.


Mon avis : de la SF drôle, intelligente, grinçante et captivante. Tout ça dans un livre d'un peu moins de 500 pages. Un régal.


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17/01/17

19:26 Escapade biarrote (je fais ma blogueuse mode si je veux)
C'est à la faveur d'un cadeau de Noël sous forme de Wonderbox (oui, j'ai beau essayer de faire la blogueuse mode, je suis loin d'être sponsorisée, hi hi) que Chérie et moi avons été à Biarritz.
Nous étions hébergés dans un charmant hôtel typique dont l'emplacement et le charme désuet furent un vrai coup de coeur, hi hi.
Arrivés dès le début de l'après-midi, après avoir pris possession de nos quartiers, nous avons opté pour une promenade permettant de découvrir le charme de cette ville de bord d'océan. Nous avons parcouru le fameux Chemin de la côte des Basques, qui longe une côte où la vue sur l'océan agité est imprenable, vers le célèbre Rocher de la Vierge.

Océan agité Le Rocher de la Vierge

Le chemin est parsemé de balises QR Code permettant au choix d'éveiller sa culture à l'histoire de la ville ou d'effectuer les exercices physique du parcours de santé. En parlant de santé, certains n'hésitaient même pas à se baigner !


De courageux baigneurs

Comme vous pouvez le constater sur les photos, Chérie et moi avons bénéficié d'un temps splendide où le soleil et les nuages jouaient à qui mieux mieux à cache-cache.


Cache-cache entre le soleil et les nuages Cache-cache entre le soleil et les nuages

Hélas lassé, le soleil s'en est allé et seuls restèrent les nuages qui ne purent contenir leur déception.
C'est donc sous les pleurs nuageux que nous avons découvert notre première pépite gastronomique de la journée en nous rendant au Chocolatier Miremont. Dans un cadre paisible et devant des vitrines alléchantes, Chérie a opté pour un chocolat chaud tandis que mon choix se portait avec délice et gourmandise sur un thé vert à la menthe et une tartelette aux pêches incroyablement fruitée. C'était excellent et je ne peux que vous conseiller d'y aller si vous passez par Biarritz !



Après une petite sieste à l'hôtel, il était temps d'aller manger au Txango. Chérie a commandé en entrée un encornet farci au bœuf avec épices et condiments Thaï, purée de céleri puis en plat principal des chipirons grillés avec espuma de crème fumée "carbonara", risotto vénéré et brisures de lard séché. Ne voulant être en reste, j'ai pris une bruschetta de jambon "pata negra" puis en plat un magret de canard au miel et soja avec jus réduit et cocotte de légumes de saison. Ce fut absolument suc-cu-lent. Nous avons pris ensuite en dessert des nems de chocolat au pralin avec sa sauce au chocolat blanc et un biscuit dacquois pistache, mascarpone vanillée et purée de framboise. Vous connaissez assez Chérie et moi-même pour devinez qui a mangé quoi, hi hi.
Le repas était absolument di-vin. Je vous recommande vivement ce restaurant si vous allez à Biarritz !



Le nom du restaurant m'a fait penser irrésistiblement à la chanson suivante et donc c'est un mix des années 80 qui nous a bercé dans une nostalgie réparatrice une fois rentrés à l'hôtel.



Le lendemain, le soleil n'a pas daigné se montrer et c'est sous des trombes d'eau que nous avons arpenté le Chemin de la côte des Basques. Nous avons trouvé refuge sous le porche de l'église Sainte-Eugénie de la Paroisse Notre-Dame du Rocher où un jeune prêtre n'a pas manqué de nous serrer la main. Il ne doit pas souvent voir des stars de l'internet, hi hi.
Puis nous nous sommes rendus à l'Entre-deux, notre restaurant sélectionné pour le repas du midi. Autant vous le dire tout de suite : ce restaurant est ab-so-lu-ment à faire si vous vous rendez à Biarritz !
Chérie a cette fois-ci voulu goûter un foie gras façon pot au feu avec son bouillon tandis que me décidais pour de la truite marinée avec ses lentilles. En plat principal, nous avons pris un filet de merlu aux pieds de porc et un magret aux légumes d'Hiver (oui, je suis incorrigible sur le magret, hi hi). Enfin, je vais laisser parler les photos pour le dessert. C'était aussi beau que bon. Non, vraiment, ce restaurant est un IN-CON-TOUR-NA-BLE !


Desserts de l'Entre-deux Dessert de Chérie Mon dessert

Hélas, devant le temps qui persistait et l'avancée du week-end, nous sommes rentrés dans la foulée.



Cet article vous a plu ? Dis-le autour de vous, hi hi !


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09/01/17

09:02 Bonne année 2017 !
Je vous laisse le soin de trouver les rimes qui vont bien, elles ne manquent pas...
(et puis une bonne santé, c'est important la santé)

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29/12/16

13:54 C'est de saison


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