07/02/16

14:14 Angoulême 2016
Tradition de fin janvier début février oblige, voici le post spécial post-Angoulême. Encore beaucoup de monde cette année, peut-être un peu moins le samedi (et c'est pas plus mal). A noter une expo Last Man plutôt sympa, ça change des diverses polémiques d'avant festival. Et puis bon, puisqu'Angoulême c'est surtout une énorme librairie avec des tonnes d'auteurs en dédicaces, c'est le moment de faire un bilan.

Vendredi, journée perturbée par un stationnement hors de mon parking habituel (10h40, c'était déjà trop tard). Cependant journée qui a très bien commencée par une autrice déjà vue plusieurs fois (dont deux en 2012). En tout cas, si vous, vous aviez oublié, sachez qu'elle s'en souvenait. Et donc, histoire d'innover, mon portrait sur sa dernière parution Ma vie est un best seller retraçant la vie de l'autrice de Bonjour Paresse avant, pendant et surtout après parution. Un thème qui fait écho à Buzz-moi déjà signé Aurelia Aurita et retraçant le tourbillon médiatique de l'après Fraise et chocolat.


Ma vie est un best-seller - Aurélia Aurita et Corinne Maier Dédicace d'Aurélia Aurita


On continue avec un autre auteur que j'apprécie en dédicace puisque déjà vu en 2009 et 2012, Guillaume Long, pour le tome 2 (le tome 3 est déjà paru) d'A boire et à manger. Normalement vous connaissez déjà tous l'excellent blog dont le livre est issu, donc je ne vais pas m'attarder dessus, mais plutôt vous parler d'un bon plan fromage, dans la ville de Poligny où on trouve du Comté à la vente en vrac. Bon appétit !


A boire et à manger - Guillaume Long Dédicace de Guillaume Long


Vient ensuite le grand auteur de cette année, celui dont j'ai le plus sollicité le crayon et le pinceau (et à raison, vous le constaterez), le formidable Nicolas Debon, spécialisé dans les contenus historiques. On commence avec L'invention du vide retraçant les progrès et conquêtes de l'alpinisme vers 1880.


L'invention du vide - Nicolas Debon Dédicace de Nicolas Debon


On continue avec... Nicolas Debon. Cette fois-ci, Le tour des géants qui retrace l'incroyable Tour de France de 1910.


Le tour des géants - Nicolas Debon Dédicace de Nicolas Debon


Histoire de rester en terrain connu, une autre autrice que j'ai déjà vue plusieurs fois : 2010, 2012, 2014 et 2015. Inutile de vous présenter le blog dont est tiré le livre, ainsi qu'une série animée (a priori il devrait y avoir une saison 2).


Tu mourras moins bête - Marion Montaigne Dédicace de Marion Montaigne


Finissons cette journée du vendredi avec Lydie, une bande dessinée sensible sur la solidarité d'un quartier où une femme un peu simple d'esprit perd sa nouvelle-née.


Lydie - Jordi Lafebre et Zidrou Dédicace de Jordi Lafebre


Samedi, je récupère ma place au parking habituel tout en emmenant un couple d'amis. J'ai raté la veille la séance de dédicace surprise de Relom pour Traquemage, du coup je suis chaud patate pour le revoir par surprise (en vain). Je commence la journée par un autre auteur que j'apprécie tout particulièrement et qui affichait complet la veille : Michel Rabagliati, déjà rencontré en 2011 et 2012. Sa série Paul, dont le succès mérité s’accroît d'année en année, a vu un tome récemment adapté au cinéma, Paul a Québec malheureusement non distribué en France. Je l'ai vu, c'est une très bonne adaptation, qui prend bien ce qu'il faut aux tripes.


Paul en appartement - Michel Rabagliati Dédicace de Michel Rabagliati


Retour ensuite une dernière fois pour voir Nicolas Debon, cette fois pour L'essai. L'auteur (pas du tout ardennais) cherchait à raconter une histoire où l'homme aurait vécu en harmonie avec la nature. Au fil de ses recherches, il est tombé sur cette colonie anarchiste qui a l'avantage d'avoir eu des photos et publié des écrits, donc d'avoir laissé des traces.


L'essai - Nicolas Debon Dédicace de Nicolas Debon


En ce moment, supporter Sochaux est difficile. Du coup, pour voir un lion rugir, je me suis dit qu'aller dédicacer Love : le lion était une bonne idée, surtout quand on connait la beauté des dessins de Federico Bertolucci, dont c'était le premier Angoulême. Fait amusant, après avoir obtenue la dédicace de ce dernier, je passe voir si Relom est en dédicace surprise. Perdu, mais je constate alors que le scénariste de Love, Frédéric Brrémaud, est en dédicace ! Du coup, hop, d'une pierre deux coups.


Love : le lion - Federico Bertolucci et Frédéric Brrémaud Dédicace de Federico Bertolucci Dédicace de Frédéric Brrémaud


Changement de lieu et direction Le nouveau monde, où je trouve un exemplaire de Bons baisers d'Iran, livre aussi instructif que drôle, prêt à être dédicacé par Lénaïc Vilain. Encore un fait amusant, je découvre que l'auteur d'Une Métamorphose iranienne est présent en dédicace, mais j'ai oublié son livre ! Ca sera pour le lendemain (ou pas). En tout cas, un Nouveau monde très Iran pour moi.


Bons Baisers d'Iran - Lénaïc Vilain Dédicace de Lénaïc Vilain


Retour au Monde des bulles et à un auteur déjà vu en 2014 et 2015 : Jérémie Moreau. Cette fois pour Tempête au haras, adaptation d'un roman jeunesse.


Tempête au haras - Jérémie Moreau Dédicace de Jérémie Moreau


Pour finir cette journée, encore un de mes auteurs favoris en la personne de Florent Chavouet, déjà vu en 2011 et 2012. Cette fois-ci, pas de récit de voyage, pas de roman policier au Japon, mais une visite du Louvre : L'île Louvre. La dédicace fut très courte car il était attendu pour aller donner un prix lors de la cérémonie. Il a eu toutefois le temps de me confirmer que son prochain livre ne serait pas une visite au Musée Ghibli (dommage), mais un carnet de voyage, probablement dans un pays d'Asie (Taïwan ?).


L’île Louvre - Florent Chavouet Dédicace de Florent Chavouet


Dimanche, une migraine me cloue au lit et m'oblige à partir plus tard. Je passerai la journée un peu dans le pâté. Journée qui commence par une déception : Mana Neyestani, auteur d'Une Métamorphose iranienne est déjà reparti. Il sera là l'année prochaine. Ce n'est donc que partie remise. C'est donc Joann Sfar qui signera la première dédicace de la journée, sur Le Chat du Rabbin, qui fut adapté au cinéma. A noter que le chat dispose de son site web. Et que la dédicace fut effectuée sur une intégrale des 5 premiers tomes (le sixième tome étant sorti ensuite, avant un tome 7) offerte par ma marraine que je remercie une nouvelle fois ici.


Le Chat du Rabbin - Joann Sfar Dédicace de Joann Sfar


Une nouveauté ensuite avec un des deux premiers tomes d'une nouvelle collection mêlant sociologie et bande dessinée nommée Sociorama. L'auteur raconte une fiction ayant place dans un univers précis et des sociologues ayant étudié cet univers rectifient si besoin. C'est Lisa Mandel, qui n'est absolument pas Franc-comtoise malgré ce que cette image laissait supposer, qui ouvre le bal avec La Fabrique pornographique.


La Fabrique pornographique - Lisa Mandel Dédicace de Lisa Mandel


Terminons cette édition du festival avec une série déjà vue l'année dernière : Les vieux fourneaux. Cette fois-ci, pas de scénariste mais pas non plus de tampon pour une dédicace obtenue sur le fil (l'auteur après moi ne faisant plus de dessins).


Les vieux fourneaux - Cauuet et Wilfrid Lupano Dédicace de Cauuet


Evidemment, tous les livres mentionnés ici sont de chaudes recommandations de lecture (même ceux que je n'ai pas encore lu ont été primé ou ont reçu suffisamment de critiques positives pour être considérés comme des valeurs sûres). Je ne patiente pas quelques heures juste pour le plaisir, mais parce que ces livres m'ont plu assez pour souhaiter échanger (voire ré-échanger) avec l'auteur.


Pour clore ce post, un petit mot sur les récompensés de cette année : je trouve que le Fauve d'or attribué à Ici de Richard McGuire est parfaitement mérité, tant cette bande dessinée sort des sentiers battus et apporte quelque chose de nouveau au medium. De même, je trouve que le Prix du public attribué à Cher pays de notre enfance de Etienne Davodeau et Benoît Collombat est un excellent choix. Par contre, je suis nettement plus réservé sur le Fauve Polar attribué à Tungstène de Marcello Quintanilha : il ne m'a pas laissé un souvenir impérissable après lecture. Bien moins que certains polars de la collection Rivages/Casterman/Noir. Enfin, je suis particulièrement heureux du Prix Jeunesse attribué à l'une des bandes dessinée les plus drôles de ces deux dernières années : Le Grand Méchant Renard de Benjamin Renner (j'en avais déjà parlé ici). A l'année prochaine pour de nouvelles aventures !


2 réactions

04/01/16

22:38 Bonne année 2016 !
2016 ça rime avec plein de trucs, mais perso j'espère que ça va bien rimer avec 2013.
Pourquoi ?
Parce que 2013 fut la dernière année tranquille : en 2014, j'ai perdu un ami et un membre de ma famille. En 2015, il y a eu les attentats. Alors bien sûr, tout ne fut pas à jeter, 2014 ayant vu la naissance de ma filleule, mais quand même...
Bref, bonne année à vous !

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14/11/15

20:34 Le jour où mon innocence est morte

J'ai de la chance. Je suis né dans un pays en paix. Je n'ai pas connu la guerre. Je n'ai pas connu l'armée, je fais partie de la classe exemptée du service militaire et de la journée d'Appel de Préparation à la Défense.
Je n'ai pas connu la guerre d'Algérie et les attentats liés.
Alors certes, j'ai vécu les horreurs à distance, dans ces pays où je n'ai pas mis les pieds, au travers de l'écran de télévision.
Je me souviens de l'attentat dans le métro parisien milieu des années 90. Mais il s'agissait de faits isolés.


Hier soir, c'était un groupe de gens armés qui avaient planifiés plusieurs attentats synchronisés. Bien sûr, après janvier, tout le monde savait que c'était désormais possible qu'en France, des gens se fassent tuer à l'arme de guerre. Mais il ne s'agissait pas vraiment de quidam moyen, l'attentat avait un but, correspondait avec une certaine logique.
Hier soir, c'est le civil moyen qui a été visé, c'est le carnage qui était recherché, c'était faire du chiffre pour faire du chiffre, peu importe qui. Hier soir, c'était incompréhensible et gratuit. Et pourtant, hier soir, c'était cher payé.


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25/10/15

22:13 Bons baisers de Porticcio (ça rime presque)

Bienvenue dans ce post mensuel revenant sur les vacances estivales de fin août/début septembre en Corse. Comme mon lectorat est constitué de gens attentifs, il savait rien qu'en lisant le titre que ce post allait parler de la Corse. Par contre il n'est pas forcément coutumier avec le parler corse (tout comme moi). Sachez donc qu'en Corse, Ajaccio, Porticcio et Bonifacio se prononcent respectivement [Ajaksio], [Portitche] et [Bonifassio] (j'ai pas fait de linguistique, c'est entre crochets pour faire beau, c'est pas de la vraie phonétique). Cette introduction étant faite, passons au séjour en lui-même.


Corse

Je vous passe les détails du vol pour arriver directement chez le loueur de véhicules sur le tarmac de l'aéroport. Nous avions réservé une Fiat 500, nous nous sommes retrouvés avec un Dacia Duster. Pas la même catégorie, et au final c'était pas plus mal : certes la Fiat 500 était plus petite ce qui est indéniablement un avantage sur les routes Corse, mais le Duster a un petit côté 4x4 qui est également fort avantageux sur les mêmes routes. Et comme le surclassement était gratuit, que demander de plus. Le reste de la journée ayant servi à faire les courses pour le gite, passons directement au jour suivant.


Dimanche 30 : puisque nous étions à Porticcio, le plus logique semblait de découvrir la plage de Porticcio. Bon, c'est pas la plage la plus intéressante, d'ailleurs nous n'y sommes pratiquement pas retournés. Le plus intéressant était le ballet des Canadairs dépêchés pour éteindre un incendie dans les montagnes.


Lundi 31 : grâce à un collègue Corse d'origine et excessivement gentil et sympathique, nous avions eu quelques adresses intéressantes. Notamment celle de la plage d'Isolella. Une bien belle plage avec une mer si chaude qu'on entre dedans sans se mouiller la nuque, de l'eau si claire qu'on peut voir les poissons... Bref, une plage fort agréable que l'on a pris plaisir à fréquenter durant ce séjour. Le soir, découverte de la piscine du gite avec sa vue magnifique et sa déception : l'eau y est plus froide qu'à la mer.


Plage Isolella sud - côté roche

Vue depuis la piscine du gite

Mardi 1er : après avoir testé la plage sud de l'Isolella, direction la plage nord. Le banc de sable y est plus réduit et l'ombre des bâtiments vient vite réduire l'ensoleillement. Petite déception donc, vite atténuée par une petite ballade en voiture sur des routes sinueuses vers une tour génoise inaccessible et surtout par un repas le soir Chez Alain, spécialiste de la moule (espagnole en cette saison) : plus de 24 recettes (dont au moins deux très bonnes), mon t-shirt se souvient encore de l'une d'elle. Pour clore le tout, un superbe coucher de soleil sur les Iles Sanguinaires.


A la recherche de la tour génoise

Coucher de soleil sur les Iles Sanguinaires

Mercredi 2 : quand un endroit plaît, on y retourne. Plage sud de l'Isolella, donc.


Isolella

Jeudi 3 : cap sur Ajaccio et plus précisément sur les Iles Sanguinaires. En fait, nous étions à pieds et après avoir vu la tour génoise le but premier de la journée a débuté : une randonnée jusque la plage la plus proche. Fun fact, j'ai croisé lors de la randonnée un autre collègue venu passer également ses vacances ici, sans que l'on ne se soit concertés. L'arrivée à la plage fut un soulagement, le trajet du retour long et les toilettes hélas fermées.


Vendredi 4 : ce fut la fin d'un mythe : non il ne fait pas toujours beau en Corse. Des fois, il pleut. L'occasion idéale pour se rendre à l'office du tourisme afin de préparer une excursion maritime. Et le soir de découvrir l'excellente programmation nocturne de France 4 : L'attaque des titans, Psycho-pass et le concert live.


Samedi 5 : déjà une semaine ! C'est donc le moment de changer de localiser dans la bâtisse qui sert de gite : adieu le F2, bienvenue le studio. Et fait imprévu, adieu également le WiFi. Histoire de se consoler, retour à la plage d'Isolella sud.


Dimanche 6 : exit la plage, direction la randonnée : d'abord la cascade du voile de la mariée avant d'aller se perdre en allant et en revenant de la cascade des Anglais. Toutes ces émotions donnant faim, ce fut l'occasion de tester au retour le restau le plus proche du gite : Le Piano chez Toinou. En plus, il est fort bon !


Cascade du Voile de la mariée

Sommets vers la Cascade des anglais

Ruine vers la Cascade des anglais

Lundi 7 : lever très tôt pour changer : le bateau partant à 8h30, il ne fallait pas être en retard. Le but de la journée ? Voir la réserve naturelle de Scandola via les Iles Sanguinaires, Cargèse et les calanques de Piana. C'était absolument magnifique, ces quelques photos devraient vous le prouver. La réserve est en fait le résultat d'un ancien volcan effondré en mer, d'où la présence de roches volcaniques différentes ayant différentes couleurs. Le midi, repas à Girolata (prononcez [Girolate]), petit village accessible uniquement par bateau (ou presque), 5 restaurants et 15 vrais habitants à l'année (environ). Le retour le soir étant à 18h30, nous avons eu loisir d'apprendre pourquoi les blondes ont les yeux bleus, pourquoi certaines blondes ont les yeux verts et pourquoi Napoléon a eu beaucoup de mal à quitter Ajaccio (réponses sur demande en commentaires).


Scandola

Scandola Scandola Scandola


Scandola

Scandola

Scandola

Scandola

Girolata

Mardi 8 : encore la plage d'Isolella sud : on ne s'en lasserait pas s'il n'y avait des petits poissons qui viennent tenter de vous grignoter dès que vous faites la planche... Le soir, repas A Casetta. Magnifique, copieux, bon... Imaginez un producteur qui transforme lui-même ses bêtes, imaginez un repas avec de la charcuterie d'exception (le gras du lonzu était juste exceptionnel), suivi d'une soupe corse, puis de morceaux d'agneaux et porcelets avant le fromage et le dessert... et la liqueur (myrte ou verveine) pour faire passer le tout. Un régal, mais mon collègue m'avait prévenu : il vaut mieux avoir faim !


Mercredi 9 : pour changer, plage sud de l'Isolella : les poissons carnivores sont toujours là.


Isolella

Jeudi 10 : Bonifacio. Bon, je pourrai m'arrêter là, les initiés savent. Pour les autres, c'est la pointe sud de la Corse. Sosh pense même que c'est la Sardaigne. Une vieille ville fortifiée en hauteur avec un superbe cimetière marin, un port avec des yachts juste en dessous et des falaises creusées par la mer. Magnifique, les photos l'atteste.


Bonifacio

Bonifacio

Bonifacio

Bonifacio

Bonifacio

Vendredi 11 : finissons en beauté avec une nouvelle appréciation de la plage nord de l'Isolella : quelques poissons carnivores et des méduses, mais un coin un peu plus ensoleillé que le banc de sable 10 jours plus tôt.


Isolella

Le Piano chez Toinou

Puis ce fut le retour, rien d'intéressant à raconter. Enfin, petite précision : cet article a été entièrement réalisé sans aucune contrepartie financière, il s'agit intégralement de mes deniers personnels et de mes jugements. On est pas ici dans un blog sponso déguisé de merde. D'ailleurs il n'y a pas de pubs. Ceci est un authentique blog old-school et entend bien le rester.


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13/09/15

21:41 Economix

Economix - Dan Burr (Dessinateur) & Michael Goodwin (Scénario)


C'est dans les conseils de lecture de La revue dessinée (lisez-la, c'est super, à tel point que je suis abonné) que j'ai entendu parler pour la première fois de Economix. Ce fut ma lecture de plage (après l'intégrale tome 2 de Game of Thrones) et c'était tellement intéressant que je ne pouvais pas ne pas en parler ici.


Economix, c'est la vulgarisation en bande dessinée des sciences économiques à travers l'histoire. Et on y parle de Occupy Wall Street à la guerre de sécession américaine, des guerres mondiales aux traités de libre échange, de la révolution française au néo libéralisme, de la surpopulation à la crise climatique (ça rejoint un peu Saison brune). C'est super intéressant, super instructif et malgré tout assez digeste.
Bref, une lecture indispensable pour comprendre le monde actuel.


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05/08/15

23:41 J'ai testé pour vous... Through The Ages (sur Internet)

Through The Ages

Introduction


Tout a commencé par une news annonçant une nouvelle version française de Through the Ages (TTA pour les intimes). Comme c'est un jeu de civilisation et que j'ai beaucoup aimé dans ma jeunesse Civilization (puis Colonization), je me suis dit que ça pourrait être plutôt sympa de se pencher sur ce jeu. Parce que j'aime bien quand les ressources basiques produisent des choses de plus en plus complexes, j'aime bien voir de façon macroscopique l'évolution de l'humanité, ça me semblait être une bonne idée. Et comme en plus il y avait moyen de jouer en ligne, je ne me suis pas privé.



Présentation visuelle du jeu


Je n'irai pas par quatre chemins, TTA est moche. Mais vraiment. Une image valant 1000 mots, faites-vous votre opinion sur une carte.


Carte Merveille de Through The Ages

Je vous avais prévenu. Le problème, c'est que TTA est exclusivement un jeu de cartes. Pas de plateau représentant notre bonne vieille terre ou un plateau modulaire (ou non) montrant différent types de terrain pour avoir une vision spatiale du jeu. Non. Par contre, chaque joueur à un petit plateau (moche) devant lui avec des pions (moches, entendez par là qu'on est loin de ceux de Caverna). Donc en vision d'ensemble, le jeu se présente comme ceci :


Partie de Through The Ages

Ou si vous préférez une vision plus précise du plateau d'un joueur, ici :


Plateau d'un joueur de Through The Ages

Pas de miracles donc pour la version en ligne, elle aussi très moche (photo provenant de ce site) :


Version en ligne de Through The Ages


Présentation sommaire du jeu


La règle traduite sans fioriture dépassant les 20 pages, vous vous doutez qu'on est dans un jeu costaud, donc je vais la faire très simple.


Pour activer une carte, il faut un pion jaune dessus. Ce pion jaune se gagne en dépensant de la nourriture. L'ensemble des pions jaunes actifs consomment de la nourriture également à chaque tour. Et le nombre de pions jaunes est limité par les visages heureux (disponibles sur certaines cartes) : trop de pions jaunes pas heureux et la révolution guette.


Pour avoir des ressources, il faut des pions jaunes sur les cartes produisant des ressources. Jusqu'ici, pas de piège. Mais si vous utilisez trop de pions jaunes pour produire les pions bleus, la corruption guette. Et là, pareil que la révolution, c'est pas cool.


Pour avoir une carte, il faut payer son coût en science. Science qui se gagne... en activant une carte avec un pion jaune. Comme certaines cartes permettent d'améliorer les cartes de ressources (limitant le risque de corruption), voilà le dilemme : il faut que j'augmente ma population pour avoir assez de ressources pour avoir un nouveau pion jaune pour pouvoir avoir plus de science afin de pouvoir rendre activable ma carte, mais du coup ça me fait consommer des ressources que je n'aurai pas pour pouvoir activer la dite carte... Ah, et évidemment, le nombre de coups jouables par tour est lui aussi... sur une carte. Qui a un coût en science.


Enfin, par dessus tout ce casse-tête précaire, vient le militaire. Le militaire, c'est un truc qui fait que si t'es pas le plus fort, tu te fais attaquer et quand tu te fais attaquer, tu peux perdre des pions jaunes, des pions bleus, des points de victoire... Bref, le truc pas cool. Sauf que le militaire, c'est comme le reste : ça demande des pions jaunes pour être activés, de la science pour être découvert/amélioré, des ressources pour être activé.


Du coup, même si ça fait grave envie, la courbe d'apprentissage est très élevée. La moindre erreur se paye très cher. Un peu comme Agricola, c'est un jeu qui ne pardonne pas. Et les dosages sont complexes à trouver, on passe vite du "pas assez" au "trop". Voire réciproquement.



Bilan après une dizaine de parties en ligne


Bon, autant couper court à tout suspense : j'ai perdu quasiment toutes mes parties. Et pas qu'un peu, comme ces quelques tweets l'attestent :









La courbe d'apprentissage est tellement importante qu'une dizaine de parties sont nécessaires pour à peine comprendre le jeu. La plupart du temps, sur BGA (oui, je joue à TTA sur BGA, so what), les joueurs les plus expérimentés sont cordiaux et donnent quelques conseils aux débutants. Mais il reste que le jeu est en soi un jeu d'opportunistes. Si à trois joueurs le plus fort déclare la guerre au plus faible, celui entre les deux n'hésitera pas à son tour à taper également sur le plus faible. Et là, c'est radical, la partie est perdue et l'humiliation peut durer longtemps. J'ai également vu un abruti avec plus de 500 parties au compteur s'acharner sur un débutant alors qu'il y avait un autre joueur à côté.


Du coup, il faut jouer avec des joueurs de son niveau. Et c'est là qu'intervient la durée d'une partie : 1h30 à 3 online. Donc avec tout automatisé (affectation des nouvelles cartes, des ressources...). Ce qui veut dire qu'une partie "réelle" doit bien durer 4h. Allez trouver des gens motivés pour apprendre pendant 40h un jeu avant de pouvoir vraiment en profiter ?



Conclusion


TTA est un bon jeu. Si. Même s'il est moche, s'il se rapproche d'un tableur Excel, ses rouages internes sont fins, sa mécanique est bien huilée, on a toujours envie d'en refaire une partie. Oui, mais... avec qui ?!


Les images proviennent de Boardgame geek, c'est pourquoi elles sont en anglais.


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30/07/15

13:45 La 5ème république pour les nuls
Suite à la décision du Conseil Constitutionnel et l'analyse de Rubin, on peut effectivement se demander si la 5ème république a une constitution.
Reprenons donc les rouages essentiels de cette 5ème république, ce qui est initialement prévu et ce qu'il en est advenu. Toutes les citations sont issues de Wikipedia Un petit schéma explicatif pour rappel :

Institutions-cinquieme-republique

Président de la république :
Initialement :

L'article 5 de la Constitution fait du président le garant des institutions et de la Constitution, « de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités ». Pour les constituants, le président n'a pas vocation à intervenir dans la gestion quotidienne des affaires. Le chef du gouvernement est, dans les textes, le Premier ministre qui « détermine et conduit la politique de la nation » (article 20). Le chef de l'État est un arbitre entre les différents pouvoirs (article 5) et qui, bien qu'ayant un faible pouvoir autonome, a pour principale prérogative celle de demander à une autre autorité d'agir. « Cela ne l'empêche pas de donner les grandes orientations du pays, de demander au gouvernement de les suivre et de les traduire dans des textes si nécessaire ». Il assure d'une manière souple la séparation des pouvoirs. Il incarne la France au niveau international et est un recours en cas de situation grave.


Actuellement :
Le rôle est fait pour s'adapter à chacun. La plupart du temps (seul Nicolas Sarkozy ayant été plus loin), le Président n'a qu'une fonction de VRP, de représentant. Une sorte de marchand de tapis (souvent militaire) qui en plus serait le visage humain de la France, tel Mark Zuckerberg représentant Facebook (et donc le Minitel 2.0). Nicolas Sarkozy, lui, a décidé de faire un tout-en-un en ayant un Premier Ministre (voir ci-après) fantoche, un peu à l'instar de Tatayet (vidéo ci-dessous pour les plus jeunes).


Premier Ministre :
Initialement :

Le Premier ministre dirige l’action du gouvernement. Il est responsable de la Défense nationale. Il assure l’exécution des lois. Il exerce le pouvoir réglementaire et nomme aux emplois civils et militaires. Mais n'oublions pas l'article 49-3 de la Constitution : Le Premier ministre peut, après délibération du conseil des ministres, engager la responsabilité du Gouvernement devant l'Assemblée nationale sur le vote d'un projet de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale. Dans ce cas, ce projet est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure, déposée dans les vingt-quatre heures qui suivent, est votée dans les conditions prévues à l'alinéa précédent. Le Premier ministre peut, en outre, recourir à cette procédure pour un autre projet ou une proposition de loi par session.


Actuellement :
Donc nous avons un garant de l'exécutif qui peut faire passer des lois en force. Avec 2 des trois pouvoirs dans sa main, le Premier Ministre est un peu le dictateur intérieur français, le Président faisant office de représentant à l'extérieur. Avec de telles responsabilités, il est heureux que le Premier Ministre puisse avoir des loisirs.


Parlement :
Initialement :

Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, composée de 577 députés, et du Sénat, composé de 348 sénateurs.
Plus en détail pour l'Assemblée Nationale : Son rôle principal est de débattre, d’amender et de voter les lois. De plus, cette institution a, contrairement au Sénat, le pouvoir de renverser le gouvernement, ce qui implique que celui-ci ne devrait pas être en désaccord avec elle.
Plus en détail pour le Sénat : Le Sénat constitue la chambre haute du Parlement français selon le système du bicamérisme. Il détient le pouvoir législatif avec l'Assemblée nationale. En vertu de l'article 24 de la Constitution de la Ve République, il est le représentant des collectivités territoriales et, avec l'Assemblée nationale, des Français établis hors de France. Lors du vote d'une loi, en cas de positions divergentes du Sénat et de l'Assemblée nationale, le Premier ministre peut donner le dernier mot à l'Assemblée. Cette dernière ne peut donc légiférer qu'avec l'accord du Sénat ou du Premier ministre, mais jamais seule.


Actuellement :
Les députés : avec un fort absentéisme (moyenne de 27 semaines (sur 52) où le député a été relevé présent en commission ou a pris la parole (même brièvement) en hémicycle), un salaire plus que décent pour finalement effectuer des copier-coller d'amendements de projets de loi venus des lobbys, le député ressemble finalement à un étudiant en Fac payé une fortune.
Les sénateurs : c'est ici que l'on retrouve les hommes (25% de femmes) politiques à la retraite (moyenne d'age 61 ans et 9 mois en 2014, l'âge moyen de départ à la retraite est entre 60 et 62 ans depuis le 01/07/2011). Ah, et parce qu'une retraite, faut bien la financer, ils sont plus de 75% à cumuler avec un autre mandat.
Mais rassurez-vous, ces gens travaillent : il y a même une inflation législative. Bon, après, effectivement, c'est surtout lié au principe 1 fait divers = 1 loi popularisé par Nicolas Sarkozy.


Conseil constitutionnel :
Initialement :

Le Conseil constitutionnel veille à la régularité des élections nationales et référendums. Il se prononce sur la conformité à la Constitution des lois et de certains règlements dont il est saisi. Il intervient également dans certaines circonstances de la vie parlementaire et publique. Ses décisions s'imposent « aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles ». Le Conseil constitutionnel français a donc une grande autorité sur l'ensemble des institutions françaises, mais cette autorité est limitée au champ du contrôle de constitutionnalité.


Actuellement :
Il suffit de regarder la liste de ses membres pour constater qu'il s'agit d'un placard à anciens Présidents. Ou hommes politiques au-delà de la retraite : 72 ans en moyenne. L'illustration parfaite de la gérontocratie française. Alors forcément, Internet et eux... Résultat, quand en plus les vieux ont peur, ben ils font n'importe quoi, comme déclarer conforme à la constitution la loi renseignement.
Le meilleur résumé était sur Twitter :



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05/05/15

23:50 Mon internet est mort
Hé ben voilà. Il aura suffit de deux crétins radicalisés en prison et d'un massacre de dessinateurs prônant la liberté d'expression pour que mon internet soit achevé. La France, pays des droits de l'homme, des Lumières vient de prouver son obscurantisme rejoignant des pays hautement civilisés tels que Kazahkstan, Malaisie, Russie, Sri Lanka... (et encore, ce lien est d'AVANT le projet de loi renseignement qui vient d'être voté).

C'est un peu ironique quand même de voir la liberté d'expression que tous ces chefs d'état défendaient mi janvier enterrée à peine 4 mois plus tard. Notez que dans le cortège de janvier déjà certains se tamponnaient de la liberté d'expression (vous aviez bien entendu déjà entendu parler du blogueur saoudien condamné à 1000 coups de fouet (oui, l'Arabie Saoudite était bien présente à Paris)). Je sais pas vous, mais perso, j'ai pas défilé pour ça.

Alors qu'est-ce que ça va changer ? Une explication en patates permet de mieux comprendre les enjeux pour les néophytes.
Et de comprendre que si la loi est pensée pour cibler les terroristes (qui ne se radicalisent pas sur internet, n'en déplaise à ma tante) et éviter qu'ils ne passent à l'acte (chose qu'ils ne font pas via internet, cf. les préparatifs des crétins de janvier), il y a suffisamment de zones floues pour que n'importe qui soit espionné pour n'importe quoi. Et donc étant complètement inefficace pour empêcher un nouvel attentat. Quand même des anciens juges anti-terroristes s'inquiètent, je ne sais pas ce qu'il vous faut.
Bien entendu, vous n'avez rien à vous reprocher, vous n'êtes pas terroristes. Mais maintenant que tout est légalisé, quand des lobbys vont venir vous empêcher de mater peinard votre épisode de Game of Throne, quand vous allez découvrir que vos opinions politiques vous placent du mauvais côté de la ligne pour le pouvoir en place (ce qui arrivera forcément, vu que la France subit une alternance gauche/droite depuis des lustres) et qu'Internet n'oublie jamais, vous vous souviendrez que vous n'aviez rien à vous reprocher.

Moi en attendant, je pleure en regardant ça.
Le lendemain du 07/01, c'est le 05/05.

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03/04/15

14:29 La théorie de la tartine

La théorie de la tartine - Titiou Lecoq

La théorie de la tartine est le dernier roman de Titiou Lecoq. Il raconte, sur pratiquement 10 ans (mais ça aurait presque pu commencer avant 2006) l'évolution d'internet à travers ses 3 mamelles (mais si) : l'info, le sexe, l'underground. Trois univers qui vont se recouper à travers trois personnages, chacun représentatif plus ou moins volontaire d'un univers.

Et en toile (ah ah) de fond, l'évolution d'internet. Ou comment le fric peut tout pervertir (si vous avez un doute, lisez ceci). Comment la meilleure invention humaine s'est retrouvée en 10 ans pervertie par le marketing et autres conneries menant au "big data", le graal des gens qui voient les êtres humains comme des données et non des individus.

La théorie de la tartine, c'est donc le titre évocateur de l'évolution d'internet. Mais je ne peux me résoudre à penser que s'il y a tartine dans le titre, c'est parce que ce livre se dévore. Il ne m'a fallu que 2 jours pour engloutir les plus de 400 pages du roman. Alors que mes lectures sont bien plus succinctes en volume habituellement.

En bref: lisez-le.


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15/03/15

16:26 Top 2 des séries TV de comédie que vous ne connaissez probablement pas, vous allez être surpris (oui, moi aussi je fais du clickbait si je veux)


  1. Episodes

  2. Résumé : deux scénaristes anglais reçoivent une proposition d'Hollywood pour adapter leur série. Mais rien ne se passe vraiment comme prévu.

    Pourquoi c'est bien ? Parce que c'est une comédie anglo-américaine intelligente (sans rires enregistrés), avec beaucoup d'auto dérision (cF. Matt LeBlanc, alias Joey dans Friends).

    Mais pourquoi j'en ai jamais entendu parler ? Parce qu'en France, seule OCS City le proposait à son catalogue. Et que niveau fansub, il n'y a pas de VF.

    La petite info : la 4ème saison vient de s'achever.

    Un trailer ?





  3. Danger 5

  4. Résumé : un groupe de cinq super alliés doivent tuer Hitler et ses sbires dans des années 60 uchroniques.

    Pourquoi c'est bien ? Parce que c'est absolument n'importe quoi (regardez le trailer) mais que ce n'est pas incohérent. On voit les ficelles des maquettes, ça se regarde comme une série Z, mais qui s'assume totalement.

    Mais pourquoi j'en ai jamais entendu parler ? Parce qu'en France, seule France 4 propose depuis peu de visionner la websérie (5 mini épisodes de 5 minutes). Pareil, côté fansub, il n'y a pas grand chose...

    La petite info : la 2ème saison vient de s'achever.

    Un trailer ?




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26/02/15

20:31 Angoulême 2015
C'est une cuvée fort particulière que cet Angoulême 2015. D'abord, il y a eu les attentats du 11 janvier. Puis la grogne légitime des auteurs devant la réforme de leur régime social (plus d'info dans la vidéo tout en bas de ce post). Du coup, cette édition semblait partir sur une teinte plus sombre qu'à l'accoutumée. Étonnamment, il n'en fut rien. Les gens croisés étaient souriants, les fouilles strictes du vendredi étaient bien plus laxistes le dimanche (les vigiles comprenant bien qu'il n'y aura pas d'attentats). Bref, une ambiance bon enfant (mais toujours bien trop de monde le samedi) pour un festival réussi.

Une édition bien particulière - Votez Charlie !

Maintenant que le décor est posé, voyons le bilan dédicaces.


On commence par un gros coup de cœur pour le livre que je venais de lire. Un renard pleutre, un chien je m'en foutiste, une poule volontaire, un cochon cultivateur... dans une ambiance très Tex Avery (la preuve avec ce turbomedia), j'ai adoré. Du coup je voulais absolument voir Benjamin Renner, qui n'était présent que le vendredi matin pour la dédicace de Le grand méchant renard.


Le grand méchant renard - Benjamin Renner Dédicace de Benjamin Reiner


Puisque l'auteur est sympathique, puisqu'il n'était présent que le vendredi matin, j'ai refait la queue pour me faire dédicacer Un bébé à livrer, très bon livre du même auteur tiré d'un blog hélas vendu trop cher. Hélas, parce que c'est très drôle et que ça aurait mérité de rentrer dans bien plus de chaumières. En bonus, une histoire publié par l'auteur sur un blog : Le Canard, le Cochon, le Lapin et le Père Noël.


 Un bébé à livrer - Benjamin Reiner/Reineke Dédicace de Benjamin Reiner/Reineke


Changement total de registre pour une histoire d'adultères avec dessins explicites. L'auteur m'a demandé s'il pouvait se lâcher sur la dédicace, j'ai dit oui. Je ne m'attendais pas forcément à ça ! A noter une nouvelle collaboration entre le dessinateur et la scénariste pour un album sur les courtisanes à venir, chez le même éditeur.


In bed - Kalonji Dédicace de Kalonji


On poursuit avec une dédicace d'un des trois tomes de la vie de Martha Jane Cannary, plus connue sous le nom de Calamity Jane. Mon prénom apparaît deux fois sur la dédicace, mais c'était la dernière de l'auteur pour ce festival, ceci explique celà. Ou alors c'est une méthode pour lutter contre les contrefaçons, un peu comme sur les billets de banque. A vous de juger.


Martha Jane Cannary - Matthieu Blanchin Dédicace de Matthieu Blanchin


J'ai longtemps cherché à obtenir une dédicace de Maliki. Mais c'était impossible, ou du moins le tirage au sort ne m'avait pas été favorable. A la sortie d'un album plus sombre (Hello Fucktopia) et d'une séance de dédicaces dans une librairie plutôt que sur un stand officiel, mon vœu fut exaucé. Curieusement, il s'agit d'un one shot, alors que je visualisais sans problème une suite.


Hello Fucktopia - Souillon Dédicace de Souillon


Finissons cette journée du vendredi avec un énorme carton : Les vieux fourneaux. C'est tellement le cas que les files n'ont pas désemplies, alors que le dessinateur utilise 3 gros tampons avec sur chacun un personnage déjà dessiné afin de gagner du temps (il rajoute quelques éléments de décors lors de la dédicace). Les dialogue de Wilfrid Lupano sont ciselés tels du Audiard. Bon à savoir, il y a d'autres tomes de prévus (au moins 3 supplémentaires).


Les vieux fourneaux - Cauuet et Wilfrid Lupano Dédicace de Cauuet Dédicace de Wilfrid Lupano


Samedi, encore et toujours trop de public. Je commence par un titre un peu étrange : Ce n'est pas toi que j'attendais. Ce livre raconte la vie d'un père de famille qui découvre que son enfant est atteinte de trisomie 21. Sa grande force est la sincérité du témoignage. Sachez que l'auteur travaille actuellement sur un autre livre qui sortira normalement chez le même éditeur.


Ce n'est pas toi que j'attendais - Fabien Toulmé Dédicace de Fabien Toulmé


Ensuite, après la manifestation des auteurs, le moment BFMTV (cf. la vidéo tout en bas) pendant l'attente de la dédicace de Marion Montaigne pour un nouveau tome du toujours excellent Tu mourras moins bête. Je vous laisse parcourir les archives du blog pour trouver les précédentes dédicaces de Marion Montaigne (bon ok, il y a en ici et ici).


Tu mourras moins bête - Marion Montaigne Dédicace de Marion Montaigne


Inaccessible le vendredi (pour cause de gestion des tickets quelque peu étonnante chez Glénat), Julie Maroh était accessible pour moi ce samedi. L'occasion de lui dire que la BD Le bleu est une couleur chaude m'avait bien plus touché que le film La vie d'Adèle. Petite déception puisqu'elle semblait réserver la peinture pour les dédicaces de son dernier livre uniquement.


Le bleu est une couleur chaude - Julie Maroh Dédicace de Julie Maroh


Pour finir la journée en beauté, la dédicace de Come prima par Alfred, fauve d'or de la meilleure bande dessinée 2014. Oui. Alfred avait envie de dessiner de la boxe, je n'allais pas le contredire et le résultat m'a donné raison.


Come prima - Alfred Dédicace d'Alfred


Dimanche, je commence par Max Winson de Jérémie Moreau. J'avais beaucoup aimé la dédicace reçue l'année dernière, le livre faisait partie de la sélection officielle... Autant de raison pour se laisser tenter. Le livre avalé, je vous conseille d'en faire de même : cette histoire de tennisman inspiré de la jeunesse d'Agassi qui doit apprendre à perdre est juste surprenante, une forme de roman d'apprentissage inversé.


Max Winson - Jérémie Moreau Dédicace de Jérémie Moreau


Changement de registre avec Retour à "0" car si l'on reste bien dans la littérature, on passe côté SF cette fois-ci, avec l'adaptation du premier roman du maître français du genre, Stefan Wul. Volontairement ultra premier degré avec des retournements de situation visibles à des kilomètres, la lecture n'en est pas moins plaisante pour peu que l'on sache à quoi on a affaire.


Retour à 0 - Laurent Bourlaud Dédicace de Laurent Bourlaud


Un livre sur les aventures extraordinaires du quotidien on ne peut plus banal, c'est un peu ça Exauce-nous. Et c'est vachement bien, parce qu'une once de fantastique prend bien dans ce scénario qui fait la part belle au quotidien. Un livre très humain, finalement.


Exauce-nous - Frédéric Bihel et Makyo Dédicace de Frédéric Bihel


Comment ne pas clore un festival d'Angoulême sans une dédicace de Boulet ? (cf. ici, ici ou encore ) Cette fois, je lui ai demandé un "souvenir lié au jeu vidéo". Le résultat, dont il parlait dans une de ses Notes, le voici. Oui, c'est Boulder Dash.


Notes - Boulet Dédicace de Boulet


Histoire de vous donner une idée de ce que ces 3 jours ont pu représenter pour mon sac, voici la pile des livres qui ont été à un moment ou à un autre dans mon sac à dos.


Livre dans mon sac à un moment ou à un autre

Evidemment, tous les livres mentionnés ici sont de chaudes recommandations de lecture (même ceux que je n'ai pas encore lu ont été primé ou ont reçu suffisamment de critiques positives pour être considérés comme des valeurs sûres). Je ne patiente pas quelques heures juste pour le plaisir, mais parce que ces livres m'ont plu assez pour souhaiter échanger (voire ré-échanger) avec l'auteur.




Pour finir : sur cette vidéo qui a été tournée pendant le tweet ci-dessous, on peut me voir 2 fois furtivement. Sauras-tu me retrouver (en train de jouer à Deus sur mon tel portable), ami lecteur ? (répondez en commentaire)





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13/02/15

20:53 Bilan 2014 et début 2015... pour le 1500ème
Le temps passe, le temps passe. Voici donc la 1500ème entrée du blog.
L'occasion idéale pour faire un bilan 2014 et début 2015, puisque 2015 < -> 1500ème post. Par contre ne comptez pas sur moi pour faire 100 posts cette année.

Le bilan de fin d'année est une longue tradition de ce blog.
Mais peu de bilan sont aussi chargés. Parce que pendant longtemps, le bilan annuel se résumait à "mon célibat me pèse mais sinon ma vie est cool". Celui de 2014, c'est un peu le grand chambardement :

  • décès de deux personnes qui me sont chères
  • naissance de ma nièce
  • déménagement (9 ans que ça ne m'était pas arrivé) avec mise en couple (grande première)


Concernant la nouvelle maison, on peut dire qu'on cumule (mais que ça progresse tout doucement) :

  • dégât des eaux juste avant notre arrivée
  • chaudière en panne à notre arrivée
  • internet coupé (carrément le fil de la prise téléphonique)
  • maison sale et mal entretenue (notamment une pièce, mais également les joints, le verrou de la porte...)
  • dégât des eaux après notre arrivée


Dans ce début d'année 2015, il y a eu évidemment la tuerie à Charlie Hebdo. Qui est arrivée pile le jour après avoir eu le prêt d'un boitier TNT par un collègue (et donc avoir la TV). Du coup comme toute la France, j'ai pu suivre BFM en continu. Il m'a fallu plusieurs jours pour évacuer l'horreur. Et histoire de bien me mettre la pression, en plus de ce drame, il a fallu que je gère une tentative de débauchage dans une autre société (ce qui n'est pas plus mal au final). Bref, ce fut assez stressant.
Et puis le début d'année, c'est aussi Angoulême. Mais ça, c'est un autre post...


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28/01/15

15:44 La vie sans Internet
Suite à mon déménagement, me voici dans une maison sans internet. Oh, ne croyez pas que mon FAI (Free) en soit la cause. Au contraire, ils auraient plutôt tendance à me harceler pour venir me voir et m'aider à résoudre mon problème.
Non, en fait, la faute en incombe (après quelques déductions) au FAI du locataire précédent (Numéricable) qui n'a rien trouvé de mieux à faire que de couper le fil reliant la prise au boitier France Télécom, retirer le fil du trou et utiliser le trou pour leur câble. Du coup, plus de téléphone. Donc France Télécom doit venir mettre le câble, mais il faut un trou au préalable, à faire par le propriétaire. Ca fait plus d'un mois et demie que ça dure, on ne m'oublie pas.

Ceci dit, c'est le moment de faire tout ce qu'on n'a pas le temps de faire autrement : regarder les films pas encore vu (ou revu), lire les BDs en attente... et bricoler. Si, si, vous avez bien lu. Bon, le premier des bricolages ne fait pas non plus trop peur : branchement de douilles et ampoules aux dominos qui pendaient au plafond. Ca va.

Par contre, le second a été un peu plus long, il m'a fallu 2 après-midis. Vous vous souvenez de Caverna ?
Je vous disais qu'il existe des propositions de rangement à base de boite à vis.
Car c'est vrai que ça, c'est pas top tous ces sachets :

Plein de petites sachets


Hé bien figurez-vous que certains petits malins ont trouvé comment réaliser des rangements sur mesure et les ont partagé (leurs mesures).

Du coup, je me suis amusé à faire ceci (notez le fond de chaque compartiment indiquant ce qui doit y être stocké) :

Des rangements



Et là, ça a tout de suite une autre gueule, avec tout de rangé :

Tous les objets de Caverna rangés dans leurs compartiments respectifs



Il m'aura fallu des épingles (de 2 tailles différentes), de la colle vinylique, du carton mousse (3mm et 5mm), une règle de 30cm et un cutter. Au final, c'est pas super économique, mais ça apporte pas mal de satisfaction personnelle et surtout, un grand confort de jeu.


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05/01/15

12:51 Senseobilité
Cafetière Senseo

Il y a souvent plusieurs façons de voir les choses. Au moins deux.
On pourrait par exemple considérer que la machine à café Senseo bleue qui m'accompagnait chaque matin était en fin de vie, cassée et de par l'absence d'un ressort utilisait beaucoup trop d'eau. C'est même pire : le réservoir fuyait. Du coup, il est logique qu'entre deux cafetières, on ne conserve que celle qui fonctionne sans encombre.
On pourrait aussi considérer que cette même cafetière est un cadeau d'au revoir de Michel23, que m'en servir chaque jour me permettait d'avoir une pensée pour lui qui a vécu si près de chez moi si peu de temps, finalement.

Las, les états d'âme n'ont pas souvent lieu d'être dans un emménagement. La cafetière bleue a fini sa vie dans une poubelle. Et moi, désormais, à chaque fois que je me sers du café, j'ai une pensée pour la cafetière bleue...

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11/12/14

22:00 Plouf !
Ca commence par une envie diffuse, une recherche un peu imprécise, quand on a le temps. Un peu comme lorsqu'on erre dans un marché en jetant un œil à droite et à gauche en marchant, en se disant que peut-être on va tomber sur une perle rare.
Puis l'envie devient pressante, puis besoin. Impossible de faire autrement. Alors on y va, on prend son billet à la piscine et on se change. On monte les marches. Et là, petit à petit, en faisant des cartons, en emballant pour mieux pouvoir déballer plus tard, on gravit et on se rapproche du moment où il faut se jeter à l'eau.
On en a pas encore conscience, mais on est déjà dans le tunnel. L'eau glisse et nous fait glisser. Réparer la voiture. Faire des cartons. Les transporter. Autant de virages à négocier, avec cette prise de vitesse dans le toboggan. L'impression de ne rien contrôler, d'être bloqué et de devoir avancer, inexorablement. Gérer les soucis au boulot. Effectuer les déménagements annexes au sien. Surmonter la déception de l'état des lieux d'entrée et faire en sorte de rendre la maison la mieux possible.
La dernière fois que j'ai ressenti cette sensation, c'était déjà pour un déménagement. Mais ça avait duré moins longtemps. Parce que là, ça fait bientôt un mois que la glissade se poursuit.
Bientôt, le contact avec l'eau. Est-ce qu'elle sera chaude ? Est-ce qu'elle sera froide ? Est-ce que je vais m'y glisser comme dans un cocon chaud ? Est-ce qu'au contraire ça sera trop vite et brutal ? Je n'ai pas encore le temps d'y songer. J'ai encore un dernier gros virage à négocier.

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18/11/14

12:08 Souvenirs de vacances
Perros Guirec

C'est en sortant un peu le nez de mes cartons que je me rends compte que je n'ai point parlé de mes vacances. Pourtant, elles furent riches et nombreuses. A tel point que mes collègues de travail chercheraient à rejoindre ma boite pour bénéficier du nombre considérable de congés dont je dispose. La vérité est que j'ai tout crâmé mais bon...

L'été a donc débuté avec le déménagement (c'est très tendance cette année) de Titna. Puis il y a eu... la Bretagne. Nord. La baie de Landrellec pour être précis. Un temps splendide, des promenades, un super petit mignon gite, une excellente crêperie, quelques fruits de mer, du granit rose et du soleil. Une bonne semaine de détente.

Ensuite, retour à Valenciennes pour voir ma nièce toute nouvelle.

Fin octobre, autre ambiance pour un trajet tout aussi long que la Bretagne : la découverte de la Franche-Comté (j'avoue, je connais un peu) par le Haut Doubs et le Jura. Au menu : nuit à la saline royale, visite du Lac Saint Point sous la neige, une chambre d'hôtes juste parfaite, une visite de fromages, mais aussi un château, des cascades, un très bon restaurant niché dans un des plus beaux villages de France, et évidemment le Doubs, ses sources et son saut !
Mais c'était aussi l'occasion d'aller me recueillir auprès de mes disparus de ce début d'année. Evidemment, je n'ai pas réussi à trouvé, malgré plusieurs tours dans le columbarium, l'urne du premier. J'ai néanmoins trouvé un Jardin du souvenir avec une plaque funéraire Johnny Hallyday du plus bel effet (sic). Je crois que cette visite a apaisé mon sentiment de ratage puisque j'ai ensuite rêvé qu'il me remerciait. La tombe de la seconde fut plus simple à trouver.
Heureusement, la majeure partie de ma famille a été vue en chair et en os surtout lors des 18 (!) ans de ma petite cousine. Qui a donc pratiquement moitié moins de mon âge. Bordel que le temps passe vite. D'ailleurs, tellement que si je ne fais pas mes cartons, je ne serai jamais prêt à temps !

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04/11/14

20:10 Coincidence ? Vous avez dit coincidence ? Quel hasard...
Hier a donc eu lieu ma première visite d'appartement. Enfin, des gens sont venus visiter mon appart pour être précis. Au delà du truc qui pour vous n'a aucun intérêt (mais pour moi ça veut dire beaucoup, ça veut dire qu'il va être libre...), un fait fort amusant était à relater.
Figurez-vous qu'un des deux visiteurs du futur du jour est actuellement... locataire de l'ancienne maison de mon cousin. Si. Etonnant, non ?

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18/10/14

13:16 Le changement, c'est maintenant

Chez moi vu de l'extérieur


Si vous êtes un (très) vieux lecteur de ce blog, vous vous souvenez sûrement de ce post vous demandant de m'aider à trouver un logement. C'était il y a bien longtemps (tellement que les croix vertes n'existent plus, grosses pensées pour vous deux, la zone rouge est devenue moins sujette aux bouchons). J'ai fini par trouver mon bonheur que j'ai aménagé. Et les années ont passé.
Jusqu'à ce matin, où j'ai posé mon préavis. Je déménage, certes pas bien loin (10 minutes à pieds selon Google Maps), mais c'est quand même 9 ans dans cet appartement qui vont s'arrêter. 9 ans, c'est presque un quart de ma vie. En considérant que la moitié de ma vie je l'ai vécu chez mes parents (donc n'ayant pas trop trop choisi mon lieu de vie, mais c'était quand même super ne t'inquiète pas maman), j'aurai passé dans cet appartement autant de temps que dans tous les autres lieux où j'ai vécu réunis. Et comme je n'ai eu aucun souci dans mon petit chez moi (juste quelques souris), qu'il me plait toujours autant, c'est difficile de tourner la page.
Mais c'est un mal nécessaire pour débuter une nouvelle aventure, never seen before, la vie en couple, dans une maison qui plus est. Sera-t-elle aussi belle que celle qui vient de s'écouler sous tes yeux ébahis, lecteur ? Vous le saurez dans les prochains épisodes de ce blog (je vais postuler pour être scénariste chez Plus belle la vie avec des suspenses pareils).


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11/09/14

19:18 11 septembre personnel
11 septembre
C'était en 2001 et le monde a changé.

C'est en 2014 et mon monde a changé.
Tout d'abord, ma nièce Léa est née ce matin. Je suis vraiment tonton maintenant.
Ensuite, le coloc de ma compagne a trouvé un nouvel appartement. La vie à deux se précise.
De plus, un coup de fil a laissé envisager un léger changement professionnel (rien de grave).
Enfin, j'ai publié ma première application sur Android. Pour la trouver, il faudra chercher mon nom de famille (dans quelques heures hein).

C'est tout, mais c'est déjà beaucoup.

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22/08/14

13:39 Le jour où j'ai vaincu la pandémie
Oui, je sais, l'actu c'est Ebola. Mais pour un joueur, pandémie évoque plutôt un challenge intellectuel. Surtout qu'il est parfaitement possible de jouer seul à ce jeu collaboratif, pour peu qu'on soit un peu plusieurs dans sa tête.
Ce qui semble être mon cas. Du coup, depuis quelques temps je m'attaque à un des plus gros challenge de Pandémie : la victoire avec 7 cartes épidémie. Toute personne ayant déjà joué au jeu sait que gagner contre 5 cartes épidémie est déjà assez difficile. L'auteur a même qualifié ce challenge de 7 cartes de légendaire.
Finalement, j'ai réussi, comme l'atteste la capture d'écran de Windemic (conversion du jeu sous Windows) suivante :
Windemic - 7 epidemic cards

La chose la plus surprenante, c'est que cette victoire a eu lieu avec un rôle que je trouve plutôt faible : "Contengency Planner". En fait, ce rôel m'a probablement offert la victoire en me permettant d'avoir 2 nuits tranquilles et 2 interdictions de vols commerciaux. Ce rôle prend de l'importance au fil de la partie. Notez que les autres rôles sont plutôt orientés réduction des apparitions des maladies. Et que le tirage au sort m'a été clément puisque j'ai pu éradiquer les maladie jaune et rouge.
Bref, une bonne chose de faite avant de partir en vacances !



Edit: et dans la même journée, le challenge "Panique mondiale" de réussi (avec 5 cartes épidémie). What a day !


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Oui, ils sont forts ces artistes !
09/02/2016 @ 00:05

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